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Arrivée à Vérone

 
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Celio Caserta

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MessagePosté le: Jeu 26 Juin 2008 - 08:38    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Depuis le jour de ce triple meurtre qui avait vu périr trois nobles vénitiens, tous les esclaves de la maison de plaisir vivaient dans l'angoisse du lendemain. Personne n'avait pris la peine de les informer de ce qui aller advenir d'eux. Dit-on à un objet ce que l'on projette pour lui ? Non. Et ils étaient des objets. Certes ils avaient plus de valeurs qu'un bibelot mais ils n'avaient pas plus le droit à la parole que lui. Celio n'avait même pas cherché à poser une seule question.Voilà sept ans qu'il été là, sept longue année qui avaient fini par avoir raison de sa fierté, de sa rage. Oh bien sûr, il s'était débattu, avait cherché à fuir et même à attenter à ses jours, mais les punitions des gardiens de lieu de luxure avaient réussi à le mâter, à briser sa moindre résistance. C'est pourquoi lorsqu'en pleine nuit, on vint le tirer de son sommeil, il ne chercha pas à comprendre et obéit sans un mot. Le jeune homme enfila sa tunique et un pantalon de toile fine sans la moindre objection, pas un cri de révolte non plus lorsqu'on le fit monter dans une charrette et qu'on lui entrava les mains et les chevilles. Pas un des dix esclaves subissant le même traitement ne dit mot non plus, de toute façon ils n'avaient pas besoin d'explications c'était clair. Leur maître se débarrassait d'eux. La seule inconnue était de savoir si ils avaient un nouveau maître ou bien seraient-ils mis en vente chez un marchand.

Pas un seul son ne sortit des lèvres des esclaves durant le trajet malgré la morsure du vent. Les étoffes dont ils étaient vêtu dans la maison close n'étaient pas fait pour protéger mais pour mettre en valeur les jolis objets qu'ils étaient. Inconsciemment, ils se serrèrent un peu plus les uns contre les autres, cherchant à se réchauffer mutuellement. Lorsque l'aube pointa, plusieurs d'entre eux avaient fini par s'assoupir. Celio jeta un coup d'œil sur le chargement. Six garçons, quatre filles. Deux de celles-ci étaient originaires de la même région que lui, elles étaient plus jeune cependant quinze ou seize ans, guère plus. Vendues comme lui par des parents ne pouvant les nourrir. Dans la charrette, ils étaient tous italiens, sauf un garçon le plus âgé qui dans ces traits portait l'Asie. De ce que Celio avait compris il était arrivé dans ce lieu de perdition vers dix sept ans, il en avait vingt cinq aujourd'hui.

Un trou dans la route manqua de faire verser la charrette réveillant pour le coup tous les esclaves. un cri de douleur s'échappa des lèvres d'un blond qui venait de se faire écraser par deux autres esclaves. Un des conducteur se retourna et son fouet claqua, frappant avec une précision étonnante l'épaule du fautif. Celio regarda le spectacle indifférent. Non pas qu'il n'est pas de cœur mais il préférait que cela tombe sur un autre que sur lui. Cette vie de misère les avait tous réduit à un égoïsme profond, les faisant redevenir à un stade animal Aucune solidarité entre eux, juste un instinct de survie les poussant à s'en prendre aux plus faibles pour ne pas périr.

Après le froid de la nuit vint la chaleur, dont les esclaves eurent autant à souffrir. C'est seulement à la nuit tombée que leur convoi s'arrêta dans une petite auberge. Là on leur servit une maigre pitance, juste de quoi éviter qu'ils ne s'affaiblissent de trop, puis on les enchaîna comme les chevaux dans l'écurie pour éviter toute fuite. Précaution superflue, aucun n'avait plus la volonté de fuir, même si ils leur venait cette idée saugrenue où iraient-ils ? Pour la plupart cela faisait trop d'année qu'ils étaient esclaves pour avoir encore des repères leur permettant de survivre dans cette société. Il leur falut trois jours encore pour atteindre Vérone, trois jours de souffrances sur ses routes cabossées, assis à même le sol d'une charrette vétuste et en permanences entravés.

Lorsqu'ils entrèrent dans la cité, Celio releva la tête pour voir cette ville dont il avait entendu mainte fois parler. Les rumeurs de la guerre intestine qui la déchirait étaient parvenu jusqu'à la cité des Doges. Pourtant au premier coup d'œil tout semblait calme et serein. L'arrêt de la charrette sortit le jeune homme de sa contemplation. Il fut tiré de là sans ménagement avec deux autres garçons et une fille et puis sans attendre le véhicule repartit, mais ça Celio ne s'en préoccupait plus. On le poussa avec ses trois compagnons de misère à l'intérieur. Là, ils subirent tous un examen minutieux pour s'assurer qu'ils étaient sains et pour la fille qu'elle n'avait pas été engrossé, puis on les amena vers une pièce plutôt vaste où s'entassait d'autres esclaves. Ainsi donc, ils étaient chez un marchand................. Celio fut poussé sur le côté droit et on vint lui passer un anneau de métal autour du cou. Après objet,le voilà chien. Le jeune homme malgré les années d'esclavage ne pu s'empêcher de frissonner lorsque il entendit la chaîne se refermer sur une barre fixé au mur. A moins de vouloir s'étrangler, il ne pouvait fuir, mais elle était accrochée assez haute pour qu'il puisse se lever.

Le jeune homme tourna son regard brun ambré vers la grande entrée qui se trouvait face à lui. C'est de là que viendrait son seul espoir de quitter ce lieu misérable.
  
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MessagePosté le: Jeu 26 Juin 2008 - 08:38    Sujet du message: Publicité

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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 11:39    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Lucci entra dans la grande salle où se déroulait le marché aux esclaves du jour.  Il pleuvait dehors, donc les marchands avaient décidé de vendre leurs "produits" à l'intérieur, pour ne pas que les esclaves soient trempés -ce qui ne les dérangeait pas en temps normal, mais pouvait fausser le jugement des acheteurs.  Il regarda un peu autour de lui, et son regard fut attiré par l'un des esclaves, attaché du côté droit de la salle.  Il le détailla rapidement: yeux bruns, cheveux bruns, une bonne musculature quoiqu'un peu mince.  Néanmoins, ce qui attira son attention fut le regard de l'esclave.  Ce dernier n'avait pas l'air abattu ou idiot qu'arboraient en général ses semblables.

Lucci s'approcha, et l'esclave leva les yeux vers lui.  S'il était étonné, il n'en laissa rien paraître.  En effet, comme toujours lorsqu'il sortait en ville pour autre chose qu'un dîner "officiel", Lucci était habillé de manière simple, une tunique blanche serrée à la taille par une ceinture de cuir et un pantalon marine.  Il ne ressemblait pas vraiment à l'idée qu'on se faisait d'un noble.  L'esclave était à genoux, habillé de vêtements légers qui dévoilaient la plus grande partie de son corps.

Un marchand adipeux s'approcha de Lucci, avec un grand sourire coincé, par on ne sait quel miracle, entre ses deux grosses bajoues et son triple menton.

"Bonjour bonjour, mon jeune monsieur, vous recherchez quelque chose?"

Lucci masqua du mieux qu'il put le dégoût que lui inspirait ce personnage, parvenant même à lui sourire en retour.

"Oui, cet esclave m'intéresse...  Quel est son nom?"

"Il s'appelle Celio, mon jeune monsieur...  Il est excellent pour tout ce qui s'agit de sport de chambre, et peut aussi être très bon pour les gros travaux, mais il est idiot, si je peux me permettre une remarque..."

Lucci fronça les sourcils.  Les manières de ce marchand étaient tout à fait détestables.  Il répondit d'un ton cinglant:

"Non, vous ne pouvez pas vous permettre.  Merci."

Le marchand recula comme si on l'avait frappé.  Sans s'en inquiéter outre mesure, Lucci s'accroupit pour être au niveau de l'esclave et le regarda plus attentivement.  Il pouvait être beau, à sa manière, même s'il avait très certainement besoin d'un bain.

"Tu t'appelles Celio, c'est bien ça?"

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 17:58    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Plusieurs jours s'étaient passés depuis l'arrivée de Celio dans ce marché, sans pour autant que le jeune homme n'attire l'attention d'un maître. Il n'avait pas la beauté de certains esclaves masculins, le jeune homme avait remarqué que certaines choses retenaient l'attention des acheteurs : la blondeur, des yeux clairs, une certaines jeunesse quelle soit réelle ou simplement de traits et il n'en possédaient aucune. Il ne possédait comme atout que ceux que les gens ne pouvaient voir et dans ce lieu où l'apparence primait il se retrouvait défavorisé. A Venise il était un des plus recherché, non pour son physique mais pour ses services "L'est pas l'plus beau, mais un des plus vaillants" disait son précédent maître. Mais ici il ne pouvait faire montre de ces "talents" et il se retrouvait relégué au rang de celui que l'on survole sans jamais s'arrêter. Son nouveau maître d'ailleurs commençait à s'impatienter, il savait qu'un esclave que l'on garde trop longtemps devient de moins en moins vendable et il risquait de se le retrouver sur le dos. Prenant le problème à bras le corps, il décida de mettre son esclave en valeur et de promouvoir ce en quoi il excellait.

Celio ne  chercha pas à s'indigner lorsqu'une fois de plus on le déshabilla sans égard pour sa pudeur puis l'attifer d'habits du même genre que ceux qu'ils portaient déjà mais en plus ......frais. L'étoffe était à peine opaque laissant entrevoir sa peau sans jamais la dévoiler et ce de la chemise au pantalon. Une mégère lui arracha à moitié la tête en défaisant le sac de nœuds qu'était devenu sa chevelure. L'esclave ne poussa pas un cri, mais une larme coula sur sa joue, témoin de sa douleur silencieuse. De toute façon il ne disait jamais rien. Cela lui aurait servi à quoi ? Il n'avait pas à parler, il devait juste attendre qu'un acheteur se présente et l'amène.


"Vraiment demeuré"

La réflexion laissa l'esclave indifférent, il avait l'habitude et puis l'avis de cet homme ne comptait pas, ce n'est pas avec lui qu'il passerait sa vie. Ce marchand n'était qu'une transition dans sa vie servile. Cette indifférence, cette indolence irrrita un peu plus l'esclavagiste qui frappa durement Celio à la tête, arrachant un petit cri plaintif à sa marchandise. Satisfait d'avoir au moins réussi à lui tirer un son, l'homme le ramena dans la salle, puisque ce jour là la pluie était de mise. Or de question pour le marchand de perdre un de ses esclaves d'une pneumonie, il perdrait trop d'argent. A genoux sur le sol poussiéreux, Celio ne prêtait guère attention aux entrées et aux sorties, traçant dans la poussière des arabesques pour passer le temps, de temps à autre il passait ses doigts entre son collier de métal et sa peau, cherchant vainement à limiter l'irritation que provoquait le frottement. Le marchand visiblement insatisfait de sa tenue lui donna un coup de bâton, l'esclave redressa son regard brun ambré sur l'homme sans animosité, juste une légère flamme de mépris pour son bourreau. Voulant toutefois éviter de trop le mettre en colère Celio stoppa son activité et laissa ses yeux parcourir la salle sans réellement s'attarder sur une quelconque chose, il passait le temps tout simplement.

C'est peut être pour ça qu'il ne remarqua l'arrivée d'un jeune homme que lorsque celui-ci vint se mettre devant lui. L'esclave laissa son regard remonter des pieds vers la tête de  l'acheteur. Si il fut étonné par la jeunesse apparente de l'homme il n'en montra rien, il n'était pas là pour juger mais pour être jugé. Néanmoins "l'éloge" que débita le marchand sur ses capacités attira un infime sourire sur ses lèvres, sourire qui s'agrandit un peu plus en voyant comment l'acheteur venait de le moucher. D'ailleurs l'esclavagiste ne demanda pas son reste et alla voir ailleurs si ils y étaient, laissant Celio et le jeune homme seuls. L'esclave entre vit sa chance de sortir d'ici et il était décidé à ne pas la laisser passer c'est pourquoi même si il ne voyait pas l'utilité de répondre à sa question il se força à prononcer deux mots.


Oui monsieur.

Celio espérait que le monsieur se transforme en Maître, ainsi il pourrait quitter cet endroit. Pour rester respectueux il fit comme on lui avait appris, il ne fixa pas l'homme dans les yeux et garda sa tête légèrement inclinée. Pas top basse pour ne pas faire trop servile, mais suffisamment pour montrer son respect à l'homme. Malgré son apparence calme, l'esclave était inquiet. Est-ce que l'homme voudrait de lui après ce que lui avait dit le marchand ? Accepterait-il un esclave sortit d'un bordel à son service ? Tant de questions qui tournaient et retournaient dans sa tête. Il finit par légèrement redresser la tête, regardant le visage de l'homme pour chercher des indices.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 18:44    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Avant même qu'il lui demande comment il s'appelait, Lucci vit le sourire apparaître sur le visage de l'esclave. Il semblait avoir apprécié la manière dont Lucci avait fait taire le marchand... Mais lorsqu'il posa sa question, il sentit que la réponse demandait un certain effort à l'esclave, comme s'il ne voulait pas parler, ou bien n'y était plus vraiment habitué... Après tout, c'était compréhensible, Lucci connaissait nombre de personnes pour qui "un esclave qui se tait est un bon esclave". Néanmoins, le présumé Celio lui répondit.

"Oui monsieur."

Cet esclave semblait avoir des manières... Il avait la tête inclinée, témoignant du respect sans toutefois se montrer trop servile. Après un moment, il releva toutefois la tête, certainement pour essayer de lire sur le visage de Lucci ce que ce dernier pensait de lui. Le jeune noble se fit la réflexion que les yeux aux reflets ambrés de l'esclave ressemblaient un peu aux siens, en plus sombre cependant. Et il y avait dedans une lueur qui démentait les dires du vendeur. En effet, Lucci pensait l'esclave être beaucoup plus intelligent que ce qu'il faisait croire aux autres, car plus on parle en étant esclave, plus on s'expose à la colère de ses maîtres. Enfin, dans la plupart des familles... Lucci se tourna pour voir où était le marchand d'esclaves, mais il avait mystérieusement disparut. Le blond dut réprimer un sourire: il ne l'avait probablement pas reconnu... Ca allait être un choc pour lui lorsqu'il allait apprendre son nom.

Mais Lucci revint bien vite à l'esclave, qui le dévisageait presque avec insistance maintenant.


"Eh bien... Celio. Notre cher ami le vendeur (n'importe qui, à moins d'être vraiment idiot, remarquait l'ironie flagrante que contenait sa phrase) a fait une description bien peu élogieuse de toi... Mais toi, qu'en penses-tu?"

Lucci se tut quelques instants, puis reprit, d'une voix plus douce.

"Sais-tu lire, écrire ou calculer? Pratiques-tu un art, ou bien sais-tu jouer de la musique? Moi, je pense que tu es bien plus intelligent que ce que pense notre gros marchand, là-bas...
Et que sais-tu faire d'autre et qui, d'après toi, peut être important?"

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 19:52    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Lorsque le jeune homme tourna la tête vers lui, Celio se mordit l'intérieur de la joue. Il avait laissé sa curiosité l'emporter sur le respect et avait été surpris à dévisager l'acheteur sans retenue. L'esclave ré inclina immédiatement sa nuque priant tous les Dieux que son erreur ne lui faille pas de devoir rester  entre les pattes du marchand. Le jeune homme pourrait même se plaindre de lui et il ne faisait nul doute que l'esclavagiste n'hésiterait pas à le punir sévèrement jugeant sûrement que l'esclave devait être dressé. Or Celio, loin d'être idiot, connaissait parfaitement les techniques utilisées par ce genre d'homme pour briser les esclaves qu'ils considéraient comme rebelles. Ils avaient vu bien des garçons et des filles êtres dressés ainsi par son ancien maître et il ne tenait guère à y goûter.

Néanmoins l'acheteur ne sembla pas s'en formaliser car il continua la conversations demandant même son avis à Celio. Celui-ci surpris resta un moment sans rien dire. On lui avait toujours appris qu'un esclave n'avait pas d'autres opinions que celles de son maître et au fur et à mesure des années, il avait totalement enterré cette faculté propre à tout homme, savoir penser par soi même. Mais si le jeune homme voulait qu'il pense alors il le ferait. Sa voix basse, rendu légèrement rauque par son silence prolongé s'éleva.

Toutes ses paroles ne sont pas fausses, bien que dites de façon fort peu civilisées.

Le marchand l'avait clairement traité de putain, et même si c'était la réalité, il y avait des façons plus agréables de le dire.

J'étais un esclave de plaisir à Venise et j'ai connu dans mon enfance des travaux qui m'ont endurcis.

Il confirmait deux des points des dires de l'esclavagiste, mais il ne dit rien concernant sa réputation d'idiot. Pourquoi nier quelque chose qu'il considérait comme peu important ? Ce marchand le trouve stupide, ça ne le gênait pas, car ce n'était pas avec lui qu'il devrait passer sa vie. L''acheteur enchaîna sur une série de questions qui perturbèrent un peu Celio bien qu'il se force à ne pas le montrer. Tout ce dont lui parlait cet homme était pratiquement inconnu. Ses parents dans la campagne profonde italienne ne s'étaient jamais soucié de lui apprendre la lecture ou l'écriture. Pour le calcul, il ne connaissait pas la forme écrite des chiffres mais savait ce qu'ils représentaient en quantité, il savait même additionner ou soustraire des objets. Cherchant à faire une réponse convenable et claire, il osa lever ses yeux vers l'acheteur.

Je déchiffre les lettres, mais je n'ai jamais appris à les écrire. Pour les chiffres je sais ce qu'ils représentent mais je ne sais guère les utiliser sur le papier.

Celio rebaissa les yeux légèrement honteux de toute ses déficiences. Chez son ancien maître, cela ne lu était guère utile de savoir tout cela. tout ce que l'on attendait de lui c'est qu'il satisfasse les envies des clients de son Maître. Et pour cela les lettres et les chiffres n'étaient d'aucune utilité. Par contre la musique oui, certains hommes aimaient à entendre de jolies mélodies.

Je pratique le luth et j'ai quelques notions de dessins.

Pas de quoi rivaliser avec les grands maîtres de cette époque mais suffisamment pour tracer des croquis agréable au regard. En entendant l'acheteur lui faire un compliment, il baissa les yeux pour que celui-ci ne voit pas la lueur d'espoir qui venait d'éclairer ses prunelles. Celio faillit d'ailleurs en oublier de répondre aux dernières questions du jeune homme.

Je sais délasser des muscles endoloris par une journée de tracas, tenir une conversation.

Tout cela il l'avait appris de son ancien "travail". On lui avait aussi enseigner à satisfaire les envies d'un homme, à savoir deviner ce qui exactement lui ferait plaisir mais ça il ne le précisa pas. L'acheteur avait du le comprendre lorsque Celio lui avait dit son précédent emploi.

Et surtout je sais être fidèle.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 10:02    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Alors le marchand n'avait pas tout à fait tort, bien qu'il aie présenté Celio d'une maniière tout à fait détestable. Ce dernier avait donc été esclave de plaisir à Venise, et avait connu des travaux qui l'avaient endurcis dans son enfance... Il avait sans doute grandi dans une ferme, car il avait le physique typique des italiens, et que la plupart des esclaves venant d'Italie étaient des gosses que leur famille ne pouvait nourrir...

L'esclave leva les yeux sur Lucci pour répondre à la seconde partie de sa question. Il savait lire, mais pas écrire. Comme il connaissait déjà les lettres, cela allait être relativement simple de remédier à cela, plus tard. Il savait aussi compter, mais pas sur papier... Ce serait également facile à changer. En effet, il possédait déjà les bases et c'était elles qui étaient les plus difficiles à apprendre. Le reste devrait aller assez vite. Ensuite, Celio baissa à nouveau les yeux. Etait-il honteux de ne pas savoir tout ce que le noble lui demandait? Ou bien était-ce un autre signe de soumission? Lucci espérait que c'était le premier cas. Il n'avait certainement pas besoin d'un esclave sans opinion, personnalité ou même capacité de réflexion, il y en avait bien assez au palais des Capulet. En effet, il avait plutôt besoin d'un esclave à qui il pourrait faire confiance, et qui pourrait être employé de meilleure manière que pour ranger une pièce ou faire la cuisine.

L'esclave ajouta qu'il savait jouer du luth et qu'il savait dessiner. Le noble sourit: il aimait la musique, bien qu'il ne sache pas lui-même en jouer. Quant au dessin... Cela pouvait toujours être utile. Après, Celio resta silencieux pendant quelques secondes, puis continua à dire ce qu'il savait faire d'autre. Il savait ainsi délasser les muscles... Lucci en était content, mais il s'efforca de ne pas trop le montrer. Il adorait les massages, muscles noués ou non, et pouvait rester assis ou allongé des heures durant alors qu'on le massait, ne voyant pas le temps passer...

Mais ce furent les dernières paroles de l'esclave qui l'intriguèrent le plus. Il savait être fidèle... Cela pourrait lui être très utile, vraiment très utile... En effet, les esclaves fidèles étaient assez rares à Vérone, avec la guerre qui déchirait les deux familles... Les moins moraux acceptaient sans sourciller de l'argent de la part d'autres familles pour espionner ceux qu'ils servaient... La plupart des autres, pour une petite pièce ou une chope de bière un jour où ils ne travaillaient pas, "s'oubliaient" volontairement et disaient à qui les payait ce qui se passait dans la résidence où ils vivaient... Vraiment, un esclave fidèle pouvait être plus qu'utile à Vérone.


"Hm... Eh bien, cela me paraît plus que correct pour un esclave."


Lucci sourit à nouveau, puis se releva, cherchant le marchand des yeux. Il avait un peu pitié de ces gens, enchaînés comme des animaux, mais après tout, c'étai dans l'ordre des choses... Demain devait avoir lieu une ventes aux enchères, mais Lucci voulait avoir l'esclave aujourd'hui même. Un esclave fidèle... il était toujours un peu sceptique, mais pourquoi ce dernier lui mentirait-il? Ce serait absurde, dans sa situation... Il finit par voir le marchand, et lui fit signe de venir.

"Combien pour cet esclave?"

"Ah, mon jeune monsieur, vous vous êtes donc décidé! Il saura vous satisfaire, je vous le promets, avec..."

"Combien?"

"Pardon, pardon... Soixante pièces d'or, et il est à vous immédiatement."


"Cinquante, et une cape pour le protéger de la pluie."

"Enfin monsieur, il vaut beaucoup plus! Je ne permettrai pas de vendre ma marchandise à des prix aussi bas, monsieur..."

"Capulet."

En entendant ce nom, le vendeur pâlit. De toute évidence, il n'avait pas reconnu un membre de l'une des deux familles les plus influentes de la ville. Erreur qui risquait de lui coûter cher, vu son comportement... Enfin, Lucci n'avait mentionné le nom que pour mettre fin à la négociation qui risquait de s'éterniser sinon. Le vendeur se mit à bégayer, confondu.

"B... bien, monsieur. Je ne savais pas que vous faisiez partie de..."

"C'est bon. Allez me chercher une cape, et donnez-moi les clés de ce collier."

"Bien monsieur."

Le vendeur empocha son argent et disparut. Lucci se tourna à nouveau vers l'esclave, qui le regardait toujours. Il prit la clé que le marchand lui avait donné et défit son collier. Mais avant de sortir du bâtiment, il avait encore certaines choses à mettre au point...

"Celio. Tu vas sortir d'ici avec moi dès que cet imbécile aura rapporté une cape pour toi. Ici, comme partout ailleurs, les esclaves n'ont quasi aucun droit. Si tu essayes de t'enfuir, tu tomberas probablement sur un maître pire que moi, donc je te le déconseille. Nous irons au palais à pied. Dans la rue, tu marcheras un pas derrière moi (Lucci baissa le ton pour que seul Celio puisse l'entendre), même si je trouve cela idiot, il faut soigner son image."

Lucci se tut quelques instants, le temps de laisser Celio montrer qu'il avait compris, ou bien qu'il devait répéter ce qu'il venait de dire. Il en profita pour réfléchir: comment cet esclave devait-il l'appeler? Il n'aimaitp as tant le mot maître, mais il aimait encore moins le "monsieur". Quant au "Monseigneur" et autre chose de ce genre, autant l'oublier tout de suite. Mais il ne pouvait décemment pas laisser l'esclave l'appeler par son prénom, du moins au début... Le marchand revint avec une cape de toile grossière, mais qui ferait l'affaire. Lucci la tendit à l'esclave. Il avait pris sa décision.

"Je m'appelle Lucci Capulet, mais, jusqu'à nouvel ordre, tu m'appelleras maître."

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 16:47    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Celio ne savait pas trop quoi penser de ses paroles. Avait-il répondu aux attentes de l'acheteur ou au contraire venait-il de perdre sa chance de partir de chez l'esclavagiste ? Il avait vu deux des esclaves qui venaient du même lieu que lui être laissé là lorsque les acheteurs avaient appris quels avait été leur précédent emploi. D'ailleurs il se murmurait que ce lot là d'esclaves avaient toutes les chances de se retrouver de nouveau dans une maison de plaisir, les nobles n'appréciant guère d'avoir d'anciennes catins parmi leurs gens, question d'honneur semble-t-il.

C'est pourquoi lorsque le jeune homme lui dit que ses compétences semblaient correctes, il sentit un poids quitter ses épaules. Il y avait maintenant une forte probabilité qu'il ne retourne pas entre les mains d'un souteneur. Cela pouvait paraître ridicule comme espoir mais c'était très important pour Celio. Ne plus supporter chaque jour des dizaines d'hommes qui lui brisaient le corps, ne plus devoir faire semblant d'avoir du plaisir alors qu'il souffrait lui paraissait un grand avancement dans son statut d'esclave.

Lorsque l'acheteur se releva, l'esclave redressa la tête pour regarder ce qu'il faisait et fut soulagé de le voir chercher le marchand, il en aurait presque eu un sourire franc. Il n'entendit pas la conversation des deux hommes, mais pu voir que l'esclavagiste sembla mal à l'aise, très mal à l'aise d'ailleurs presque effrayé. Qui était cet homme ? Venait-il de tomber sur un psychopathe ? Ou quelqu'un de très haut placé ? Celio n'était originaire de Vérone, il lui était donc impossible de reconnaître l'acheteur  par ses traits.

Il assista à l'échange d'argent impassible extérieurement alors qu'à l'intérieur son cœur dansait d'allégresse; Qui que soit cet homme il venait d'acquérir une indéfectible reconnaissance de la part de l'esclave qui serait près à tout pour satisfaire et protéger son acquéreur. L'homme n'avait pas des allures de méchant homme, ni de souteneur, un homme de ce genre se serait contenté de s'occuper de son physique et aurait peut être même demandé à tester la marchandise. Il venait donc en plus de le libérer de cet odieux marchand, de lui offrir son rêve entrer au service d'un particulier. Le jeune homme paraissait de plus ne pas vouloir se contenter de ses compétences apprises à Venise.

Son maître, oui il pouvait l'appeler comme cela désormais, le libéra de son carcan de fer, étonnant Celio lorsque celui-ci s'aperçut que l'acquéreur le lissa libre de ses mouvements. L'esclave frotta son cou légèrement irrité par le fer et regarda son maître avec reconnaissance l'écoutant lui donner des instructions. Lorsque le jeune homme lui parla de fuite,il secoua énergiquement la tête de gauche à droite. Il n'avait aucune envie de s'enfuir, il lui avait dit qu'il serait fidèle et ce n'était pas pour se mettre en valeur, juste une réalité.

Le marchand revint avec une cape que l'acheteur lui tendit. avec la pluie qui tombait à l'extérieur se ne serait pas un luxe vu la finesse des tissus qui recouvraient son corps. Celio se releva, une légère grimace venant sur ses traits lorsque ses articulations protestèrent énergiquement. La position agenouillée l'avait ankylosé, mais il se força à ne rien montrer d'autre. Ça passerait.

Le nom de son maître lui fit redresser la tête un peu brusquement, les yeux légèrement plissés. Lucci Capulet .................... Il appartenait donc à un des membres d'une des deux grandes familles de Vérone.

Oui Maître.

L'esclave passa la cape sur ses épaules, elle puait la moisissure mais il s'en moquait, il allait partir d'ici, il avait un maître. Son regard brun ambré se perdit sur la silhouette du marchand, on pouvait voir dans ses prunelles le soulagement de quitter cet homme dont il avait du supporter le poids et la violence lorsque celui-ci s'était mis en tête d'essayer son lot vénitien.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 18:01    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Lucci était content que son nouvel esclave ne pense pas à s'enfuir. En effet, il considérait les esclaves comme des êtres vivants et non pas comme des objets, contrairement à beaucoup de gens. C'est pour cela qu'il ne voulait pas s'encombrer de chaînes. Si un esclave ne lui faisait pas confiance et essayait de s'échapper, tant pis pour lui... Mais Celio ne le ferait pas, et c'était tout ce qui comptait.

Lorsque son nouvel esclave se releva, Lucci put entendre ses articulations craquer et voir une légère grimace apparaître sur son visage. Il devait être à genoux depuis le début de la journée... C'est-à-dire pas moins de cinq heures, certainement. Un instant, Lucci songea à lui demander si cela allait, voire à lui proposer son aide. Dans d'autres circonstances, il l'aurait sans doute fait... Mais il était noble et Celio était un esclave, et ils étaient en plein milieu d'un marché aux esclaves où plusieurs personnes le regardaient... Il ne pouvait décemment pas s'inquiéter pour lui. Néanmoins, il prit le temps de lui faire un sourire discret.

Celio redressa brusquement la tête lorsqu'il se présenta, les yeux plissés. N'avait-il donc pas entendu qu'il était un Capulet lorsqu'il avait négocié avec le vendeur? Probablement pas. Mais cela n'autorisait pas pour autant l'esclave de le dévisager de cette manière... Même s'il venai d'être acheté, il se devait de respecter certaines choses... Notamment de ne pas le dévisager comme cela, du moins pas en public. Celio lui répondit qu'il avait compris, puis Lucci lui dti:


"Et, si possible, j'aimerais que tu ne me dévisages plus comme cela, du moins pas au milieu du marché avec des dizaines d'acheteurs et des centaines d'esclaves autour..."

La remarque était faite d'un ton léger, mais il était évident que cela tenait plus de l'ordre que de la demande ou de la suggestion. Puis, Lucci se rendit compte que l'esclave fixait le marchand, celui-là même qui était tellement désagréable. Il se demandait ce qui pouvait bien se passer dans la tête de l'esclave, qui regardait son ancien maître avec un soulagement manifeste. Ou plutôt... Non, il ne voulait surtout pas savoir ce qui se passait dans la tête de l'esclave à cet instant. Il avait été esclave de plaisir à Venise... Cela rendait les pensées plus faciles à deviner et Lucci n'était pas sûr de vouloir les entendre exprimées à voix haute. Non, pas du tout sûr.

Après avoir laissé l'esclave contempler l'homme quelques instants encore, Lucci se tourna vers la porte.


"Tu viens?"

Ensuite, il s'éloigna et franchit le seuil de celle-ci. Il attacha sa propre cape de cuir autour de son cou, et rabattit le capuchon sur sa tête. Il ne savait pas si l'esclave le suivait... Peut-être préférait-il rester avec le gros vendeur et les autres esclaves, se dit-il ironiquement. Il connaissait suffisamment les esclaves, même s'il n'en avait lui-même jamais fait le commerce, qu'il valait mieux éviter pour eux de transiter par un marchand...

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 19:02    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

Lorsque son nouveau maître lui ordonna de ne plus le regarder ainsi, une panique sans nom vint s'empara de Celio. Il venait juste d'être acquis et voilà qu'il commençait à mécontenter son possesseur, bien involontairement il fait l'avouer. Il n'avait jamais vu, ou en tout cas ne l'avait pas su, quelqu'un d'aussi important. Pour lui les gens qu'il avait vu passer dans sa sordide chambrette étaient des hommes sans nom, des inconnus volontaires qui même si ils étaient de la famille du Doge préférait le confort de ne pas être reconnu par les pensionnaires du bordel. C'est cela qui en grande partie avait contribué à l'étonnement de Celio et à son attitude. Néanmoins, il comprit parfaitement pourquoi son maître ne voulait plus qu'il reproduise son geste et il baissa le regard.

Pardonnez moi Maître, ça ne se reproduira plus.

Le respect qu'il lui devait commençait par savoir répondre à ses volontés, quelles qu'elles soient. Et il devait bien l'avouer pour l'instant son maître ne s'était pas montrer trop dur dans ses demandes, il était même ce qui se rapprochait le plus de respectueux lorsqu'il s'adressait à son esclave. On était loin des ordres aboyés par le marchand, ordres accompagnés par des coups lorsque les choses n'allaient pas assez vite à son goût. L'esclavagiste sent-il le regard de Celio sur lui ou voulait-il être sûr que son acheteur ne change pas d'avis ? En tout cas il se retourna vers les deux hommes et pour la première fois depuis qu'il était arrivé dans ce lieu immonde, l'esclave osa soutenir son regard, sans agressivité aucune car l'homme pourrait demander un châtiment à son encontre, juste un profond soulagement.

C'est la voix de son maître qui le sortit de sa contemplation. Enfin il allait mettre un pied dehors, respirer un autre air que celui saturé de transpiration et de moisissure du marché aux esclaves. Mais si son maître le regardait attentivement il aurait vu une certaine crainte de son esclave à se retrouver dehors. Il n'avait jamais mis les pieds à l'extérieur depuis sa capture il y a de ça sept ans. A Venise il avait passé tout son temps entre les quatres murs de la maison de plaisir et depuis son arrivée ici, il n'avait vu du ciel de Vérone que depuis le marché ouvert aux esclaves.

Pourtant il ne voulut pas décevoir son maître une fois de plus et alla se placer à ses côté, enfin presque à côté de lui puisqu'il respectait le pas d'écart entre eux que le jeune homme avait instauré. Sa cape ne possédait pas de capuche, il serait donc trempé à son arrivée, mais peu lui importait, sa crainte du dehors s'envolait alors que une certaine impatience à quitter cet endroit le gagnait.


[Je te laisse voir si tu veux continuer ici ou aller dans un autre endroit]
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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 19:46    Sujet du message: Arrivée à Vérone Répondre en citant

[Je conclus ici et j'ouvre un nouveau sujet au palais des Capulet Wink]

Une fois le seuil de la porte franchi et sa cape attachée, après quelques mètres, Lucci se retourna pour voir où était l'esclave. Il le vit sortir rapidement du marché et crut même discerner une lueur de crainte dans son regard. Cela faisait-il tellement longtemps que Celio n'était pas sorti à l'extérieur? Quoiqu'il en soit, il ralentit l'allure, malgré la pluie, pour laisser l'esclave le rattraper plus facilement. C'est là qu'il remarqua que la cape de ce dernier n'avait pas de capuche... L'avarice du marchand le dégoûtait. Il allait encore entendre parler de lui... Et pas dans les termes les plus élogieux.

Celio l'avait à présent rattrapé et marchait un pas derrière lui comme le noble le lui avait demandé. Lucci sourit, mais l'esclave ne put pas le voir. Apparemment, ce dernier ne montrait aucune volonté de s'enfuir et semblait disposé à lui obéir. Lucci devait lui expliquer certaines choses, mais il ne le ferait pas sous la pluie...


"Accélérons le pas, ce n'est plus très loin..."

[Vers Un nouvel esclave]

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:35    Sujet du message: Arrivée à Vérone

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