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Rêverie sur un petit pont de pierres
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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2008 - 02:04    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Vincenzo était habillé richement, du moins fidèlement à son rang. Ses habits étaient dans les tons bruns et vert foncé et ses cheveux noirs, détachés, voletaient lentement au gré des souffles du vent. Ses parents savaient qu’il était sorti du domaine familial. Aujourd’hui, il restait fidèle à son rang de noble, habillé dignement, se comportant comme tel, avec élégance sans pour autant être particulièrement hautain snob et prétentieux. Il restait aimable avec les gens aimables et toujours calme.

C’était un milieu d’après-midi ordinaire, il faisait beau et doux. Le soleil miroitait sur le fleuve qui s’étendait en contrebas. Il faisait chaud sans pour autant faire trop chaud, et une légère brise soufflait, rafraîchissante et douce. Il faisait bon, c’était une très agréable journée.

Vincenzo était appuyé, les bras croisés sur la rambarde en pierre d’un petit pont, le regard porté sur les miroitements du soleil dans l’eau. Il aimait bien venir au bord du fleuve. C’était agréable et reposant. Il regardait les mouvements lents et répétitifs de l’eau qui coule, pensif. Il pensait à plein de choses en même temps, il rêvassait pour être plus précis. Il aurait pu le faire chez lui, c’était vrai, mais il aimait bien venir ici. L’endroit était porteur d’inspiration. Et l’inspiration lui venait souvent quand il rêvassait.

Soudain, l’inspiration vint. Il sortit de quoi écrire de sa poche intérieure. Une feuille de parchemin de qualité assez bonne sans pour autant être luxueuse, une plume et un peu d’encre. Il avait toujours ça sur lui, au cas où l’inspiration surgisse comme ça, sans prévenir. Il posa la feuille sur le parapet de pierre, ainsi que son petit pot d’encre, encra sa plume et commença à écrire, un sourire calme sur les lèvres. Sa plume courait souplement sur le papier, traçant des lettres fines et bien formées. Vincenzo avait une écriture agréable à l'oeil, fine et délicate.

Il écrivit ainsi les quelques vers qui venaient de surgir dans son esprit. Appuyé sur le parapet en pierre, il réfléchissait à la suite de son poème. Une fois qu’il était lancé, en général, les idées venaient assez facilement. Quelques minutes s’écoulèrent pendant lesquelles il reformula l’idée dans sa tête, puis il coucha sur le papier les belles phrases. Vincenzo rangea alors son matériel, ne gardant que la feuille sur laquelle les quelques vers étaient écrits.

Il s’accouda à nouveau confortablement sur le parapet, tenant la feuille à la main, au-dessus de l’eau. Il relisait ses vers, cherchant mentalement à les retravailler pour les améliorer
.


Dernière édition par Vincenzo Calienni le Dim 1 Juin 2008 - 16:51; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2008 - 02:04    Sujet du message: Publicité

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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2008 - 08:18    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Lucci errait en ville depuis déjà plus d'une heure, mais pourtant il ne s'en lassait pas. Par un aussi bel après-midi, il aurait été sot de rester enfermé à l'intérieur... Comme souvent lorsqu'il sortait en ville, il était vêtu d'une simple tunique bleu clair et d'un pantalon marine. On ne voyait sa noblesse qu'à la qualité des tissus employés, et, si on regardait bien, à la coupe sobre mais élégante de ses vêtements. Ses cheveux pâles semblaient parfois étinceler à la lumière du soleil, volant librement autour de son visage au gré des caprices de la brise. Ses pas le menèrent jusqu'à l'Adige, le paisible cours d'eau qui coulait à l'extrémité de la ville, et qui allait ensuite se jeter dans l'Adriatique.

Le jeune noble appréciait la solitude des lieux, car dans la Ville même, il était quasiment impossible de jouir de la solitude... Quand, il aperçut quelqu'un, un jeune noble également à en juger par ses vêtements, accoudé au pont de pierre que Lucci voulait traverser. S'approchant, le jeune Capulet vit que l'autre noble était très probablement plus jeune que lui, et qu'il tenait une feuille de parchemin à la main... Lucci s'approcha, ne tentant pas forcément d'être discret, mais le jeune homme paraissait absorbé par sa lecture et ne parut pas l'entendre. Il arriva derrière le jeune homme, et regarda par-dessus son épaule ce qui était écrit sur la feuille, et découvrit avec surprise un poème. Ce dernier était bien rédigé, agréable tant à la vue qu'à l'ouïe, probablement. Etait-ce ce jeune homme qui avait écrit cela? Probablement, vu l'écriture calligraphiée, fine et délicate, mais un peu tremblante quand même, avec laquelle il avait été rédigé. Lucci ne pouvait d'ailleurs pas l'en blâmer. Plus d'un aurait tremblé, même un peu, en écrivant sur ces pierres plus qu'inégales. Le Capulet prit la parole d'une voix douce, ne souhaitant pas étonner ou effrayer son interlocuteur par sa présence que ce dernier ne semblait pas avoir remarquée.


"Superbe poème. Je serais bien en peine de moi-même en écrire de cette qualité."

Ce ne fut qu'ensuite que Lucci remarqua qu'il avait totalement oublié de saluer son interlocuteur, qui allait peut-être même le prendre pour quelqu'un du peuple, à cause de ses vêtements probablement. Quoique, quelqu'un du peuple n'aurait pas parlé de cette manière-là... Il ne savait pas ce que l'adolescent -car Lucci était quasi sûr que c'en était un- allait penser. Il remarqua également qu'il n'avait pas encore vu le visage de son interlocuteur, caché par ses longs cheveux noirs d'abord, parce qu'il était de dos ensuite...

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2008 - 16:12    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Quelqu’un s’approcha et complimenta les vers que Vincenzo venait d’écrire sur sa feuille. Le brun se retourna calmement vers l’individu et le détailla d’un regard rapide. Il avait le visage fin et ses cheveux étaient très clairs. Il semblait un peu plus vieux que lui, il devait avoir une vingtaine d’années. Il était habillé simplement mais le tissu était riche et la coupe élégante. Il ne devait donc pas être quelqu’un du peuple. Peut-être cherchait-il à ne pas montrer qu’il était riche en s’habillant simplement. D’ailleurs, il ne s’était pas présenté.

Vincenzo ne se posa pas davantage de question, sinon il risquait de rester des heures à analyser toutes les hypothèses. Sa réflexion n’avait duré qu’une fraction de seconde. Il se contenta d’adresser un sourire simple à celui qui venait de l’aborder et répondit calmement, d’une voix gentille et douce :


« Je vous remercie de ce compliment... »

Ce n’était pourtant que le premier jet, une idée qui lui était venue alors qu’il rêvassait sur le pont. Il n’y avait peut-être pas beaucoup de modifications à y apporter, peut-être un mot ou deux pour rendre l’ensemble plus fluide.

Etant donné que l’individu ne s’était pas présenté, Vincenzo hésita à le faire tout de suite. Cela aurait été la moindre des choses, certes, mais il y avait peut-être une raison pour que l’autre ne l’ait pas fait. Peut-être ne voulait-il pas que l’on sache qui il était. Le brun pouvait très aisément comprendre cela, car lui-même, lors de ses sorties en cachette de ses parents, cherchait à ne pas que son identité soit découverte. Il opta toutefois pour une présentation plus simple et se contenta de dire simplement son prénom :


« Je m’appelle Vincenzo, et vous ? »

Il regarda calmement son interlocuteur, attendant une réponse de sa part. Toutefois, s’il ne voulait pas répondre, il était libre de ne pas le faire.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2008 - 20:34    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Après son compliment sur sa poésie, l'adolescent se retourna sans brusquerie. Ses yeux rouge sombre étonnèrent tout d'abord Lucci, qui haussa légèrement un sourcil étonné, puis ce dernier reprit consistance. En effet, cette couleur n'était pas moins courante que l'ambre des yeux du jeune noble. L'adolescent le détailla rapidement, s'arrêtant un instant sur ses vêtements. Il avait sans doute remarqué qu'il ne faisait pas partie des basses gens... Ensuite, il lui répondit d'une voix douce qu'il le remerciait pour son compliment, puis parut hésiter. Pourquoi? Lucci n'en avait pas la moindre idée.

Ensuite, il se présenta sous le nom de Vincenzo. Nouvelle surprise pour le Capulet, qui n'en laissa rien paraître cette fois. Il ne voulait pas qu'on connaisse son nom de famille? Etait-il sorti sans l'autorisation de cette dernière? Lucci n'en savait absolument rien. Mais après tout, cela n'avait pas grande importance, non?


"Je me nomme Lucci."

Au passage, le jeune noble avait remarqué que son interlocuteur s'exprimait dans un italien impeccable et dépourvu d'accent. Ce qui le conforta dans son idée que ce dernier venait d'une famille riche: seuls les meilleurs précepteurs parlent un italien aussi pur. Celui de Lucci était plus marqué, car il avait passé beaucoup de temps dans les pays nordiques où les sonorités des langues n'étaient pas les mêmes... Même avec des cours rigoureux et une pratique régulière, il serait sans doute impossible d'effacer ce léger accent de son parler.

Mais le jeune noble ne savait quoi dire, et craignait que la conversation tourne court. Ce qui serait dommage par un aussi bel après-midi... Lucci porta son regard au-delà du muret de pierre sur lequel s'appuyait toujours son interlocuteur. La vue, qu'il n'avait pas particulièrement remarquée au premier abord, était rayonnante de calme et paraissait illuminée de l'intérieur. Cela ne pouvait être que le Divin qui avait créé une telle vue... Des rayons d'or semblaient traverser les plantations d'oliviers qui s'étendaient plus loin, à gauche du pont, en une curieuse contradiction avec ces mêmes arbres synonymes de traîtrise dans la Bible... Le Capulet se secoua mentalement. Un sujet de conversation...


"Venez-vous souvent ici? Il est certain que le paysage est magnifique..."

Une autre chose qui était sans nul doute magnifique, c'était le visage de l'adolescent qui se tenait là, ses yeux bordeaux contrastant avec ses cheveux d'ébène...

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Lun 2 Juin 2008 - 00:14    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Lorsque Vincenzo s’était retourné, il avait pu lire de l’étonnement dans le regard de son interlocuteur. Cela devait venir de la couleur de ses yeux sans doute. Ca lui arrivait souvent. Toutefois, l’inconnu n’avait fait aucune réflexion et Vincenzo n’avait donc rien dit à ce sujet. De toute façon, il avait les yeux bordeaux, c’était comme ça, il n’y avait pas d’explication. Il n’allait pas aborder le sujet pour dire qu’il n’y avait rien à dire.

Le jeune homme se présenta à son tour. Il s’appelait Lucci. Vincenzo lui adressa un léger sourire. La conversation aurait pu s’arrêter là. Cela aurait été dommage, il était vrai, mais le brun ne voyait pas quoi demander à cet étranger. Lucci regarda le paysage, il semblait ne pas trop savoir quoi dire non plus. Il lança toutefois un sujet de conversation. Simple et classique mais qui permettait au moins d’échanger quelques mots.

Vincenzo sourit calmement à Lucci. Celui-ci avait un léger accent montrant qu’il n’avait pas du grandir à Vérone. Toutefois, il s’exprimait particulièrement bien. Il devait venir d’une famille bien plus riche que Vincenzo ne l’avait pensé de prime abord. Mais cela ne dérangeait pas l’adolescent, habitué à côtoyer les plus hautes classes sociales vu que ses parents étaient des amis de la famille Montaigu.


« Oui, je viens souvent ici, ce lieu est propice à l’inspiration. »

D’ailleurs, il tenait entre ses mains la preuve que ce lieu était propice à l’inspiration. Les vers qu’il venait d’écrire lui avaient été inspirés par ce paysage magnifique qui s’étendait devant ses yeux. Et chez lui, dans un petit tiroir, il conservait les nombreux parchemins qu’il avait écris ici. Certes, il n’écrivait pas qu’ici, mais il aimait cet endroit. Le paysage qui s’étendait devant ses yeux était magnifique et il n’y avait que peu d’agitation. C’était un endroit calme et agréable.

« Et vous ? »

Relance de conversation somme toute très banale mais il ne voyait pas quoi dire d’autre sur ce sujet de conversation lui aussi très banal. Toutefois, le temps de la réponse lui permettrait probablement de trouver une autre idée de conversation.

La brise faisait doucement voleter les cheveux de Vincenzo qui regardait son interlocuteur calmement en souriant aimablement. Il le trouvait sympathique et plutôt beau garçon. Son visage fin était de ceux que l’on n’oublie pas (dans le bon sens du terme).
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Jeu 12 Juin 2008 - 14:13    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

[Sorry du temps de réponse >_<]

L'adolescent venait donc souvent ici... Les deux jeunes hommes se regardèrent, sans un mot, durant quelques secondes, un sourire aux lèvres. L'endroit calme était propice à la réflexion plus qu'à la conversation, aussi lorsque Vincenzo relança la conversation, de manière plutôt banale, Lucci ne put empêcher son sourire de s'élargir un peu. Visiblement, ils avaient à peu près le même tempérament... Un calme et une discrétion naturels qui limitaient les sujets de conversation... Sa tante, à sa place, aurait déjà demandé le nom de famille, l'adresse et le nom des vingt-cinq amis les plus proches du jeune homme pour essayer de le rallier à la cause des Capulet...

"C'est la première fois que je viens ici... Du moins, aussi loin que je m'en souvienne. Je ne suis revenu à Vérone que depuis quelques semaines..."

Une manière comme une autre de relançer la conversation. Si son interlocuteur voulait continuer à parler, il sauterait sur l'ouverture que Lucci avait laissée dans sa phrase, à savoir son retour à Vérone, pour lui poser une autre question... Question à laquelle il se ferait un plaisir de répondre. La caresse du soleil était agréable sur sa nuque, mais le serait encore plus sur son visage. Aussi, il s'appuya contre le muret de pierre à côté de Vincenzo, et ferma les yeux, appréciant la chaleur de ses rayons sur sa peau pâle qui avait vu si peu de soleil, entre les pluies torrentielles et les chutes de neige du nord...

"Le soleil aussi manquait dans le nord..."

Il avait murmuré cette phrase pour lui-même, et ne savait pas si Vicenzo l'avait entendu...


Dernière édition par Lucci Capulet le Sam 14 Juin 2008 - 17:50; édité 1 fois

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2008 - 03:20    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

[c'est rien, t'inquiète ^^]

Ainsi Lucci venait ici pour la première fois. Il avait su trouver un endroit très intéressant alors, surtout s’il n’était là que depuis quelques semaines. Avant, il était donc à l’étranger, d’ailleurs, cela s’entendait à son accent... Toutefois, il avait dit « revenu » donc il y était déjà venu à Vérone. Il y était peut-être originaire et avait déménagé à l’étranger par la suite.

C’était très intéressant à savoir. Vincenzo avait toujours voulu voyager mes ses parents ne le voulaient pas car ils préféraient rester à Vérone pour tenter de se rapprocher davantage des personnes importantes. En plus, cela pourrait permettre de relancer la conversation ; toutefois, il fallait trouver quelque chose de bien qu’un simple « vous venez d’où ? » qui serait impoli. Et puis, il pouvait toujours lui demander ce qui l’avait poussé à rentrer à Vérone. Enfin, il avait le choix...

Lucci s’appuya sur le muret de pierre et murmura une phrase d’où Vincenzo pouvait tirer plusieurs informations. Déjà, la plus simple était qu’il venait du nord. Ensuite, la plus anecdotique, c’est qu’il pouvait deviner qu’il aimait le soleil vu qu’il lui manquait. Enfin, avec le mot « aussi », Vincenzo pouvait deviner qu’il y avait d’autres choses qui lui manquaient. C’était peut-être pour cette raison qu’il était rentré. Toutefois ce sujet n’était pas à aborder de prime abord. Du moins pas de manière abrupte.

Il le regarda calmement et dit tout aussi calmement, sur un ton dégagé :


« Vérone vous manquait ? »

C’était neutre, banal et simple. Si Lucci avait envie de développer sa réponse, il le pouvait car la question amenait un large choix de réponse. On pouvait aisément la prendre au sens large de « pourquoi vous êtes revenu ? », mais dit moins brutalement bien sûr.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2008 - 18:09    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

En réponse à ses paroles, le jeune homme demanda à Lucci si Vérone lui manquait. Une question simple et neutre, à la fois discrète et incitant à parler. Une question plus réfléchie qu'il n'y paraissait, car Lucci n'avait nullement dit que Vérone lui manquait... Plus la conversation avançait et plus Lucci était persuadé de l'intelligence de son interlocuteur.

"Oui, bien que je n'aie pris la pleine mesure de ce manque qu'à mon retour ici... Ce sont des manques dont on ne se rend vraiment compte que lorsqu'ils sont comblés, et même si je suis très heureux d'être revenu ici, je ne regrette en aucun cas ces années passées loin de Vérone... Et vous-même, avez-vous déjà voyagé?"

Question moins idiote qu'il n'y paraissait, et qui serait très enrichissante. En effet, la plupart des familles nobles de Vérone étaient marchandes, c'était comme cela, ou par influence mais ce dernier cas était plus rare, qu'elles avaient fait leur fortune. Mais d'autre part, comme les familles s'étaient développées et bien implantées dans l'Italie mais également ailleurs en Europe, les nobles n'envoyaient plus les fils aînés des familles en voyage pour être certain qu'ils puissent dignement prendre la succession de leur père, sans aucun risque d'accident ou d'attaque sur les routes... Mais Lucci désapprouvait cette méthode, sans toutefois en blâmer les fils qui en étaient victimes. En effet, le marchandage, la capacité à tenir des comptes, à évaluer la valeur des marchandises et de l'argent, à gérer un budget, s'apprenait beaucoup mieux sur les routes que dans un cabinet douillet avec deux ou trois précepteurs bedonnants...

Cette question était également un moyen de connaître la position sociale de son interlocuteur, bien qu'il n'eût guère de doutes. Son éducation en faisait le fils d'une famille noble, probablement l'aîné...

"Mais, peut-être ma question est-elle indiscrète? Si c'est le cas, veuillez me pardonner..."

Si Lucci avait été à la place du noble, il aurait sans doute répondu que la question ne le dérangeait pas, puis aurait répondu... D'après ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent de la personnalité de Vicenzo, il allait sans doute répondre de cette manière. Enfin, Lucci l'espérait. Cela confirmerait la ressemblance de leurs personnalités...

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 15 Juin 2008 - 03:12    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Lucci lui demanda alors si lui aussi avait voyagé. Par cette question, il espérait peut-être en savoir davantage sur l’origine sociale du jeune Calienni. Très rapidement, toutefois, il s’excusa de poser une question indiscrète. Vincenzo regarda Lucci calmement :

« Ne vous inquiétez pas, cela ne me dérange pas. »

Il eut un sourire calme et continua :

« Malheureusement, je n’ai jamais quitté Vérone. »

On pouvait voir au fond de ses yeux qu’il aurait aimé voyager. Il avait toujours eu envie de découvrir le monde, il trouvait qu’il n’avait pas assez de liberté chez lui. Enfin, il arrangeait ça à sa matière en sortant discrètement mais bon, ce n’était pas pareil. Il restait dans la ville alors que ce qu’il voulait, c’était voyager, s’éloigner de Vérone. Pas que la ville lui déplaisait, non, il aimait bien, mais il voulait connaître autre chose.

« J’aurais bien aimé, mais mes parents étaient contre... »

Ses parents ne voulaient pas qu’il lui arrive malheur. C’était pour cela que tout ce qu’il apprenait, il l’apprenait chez lui, par des précepteurs engagés pour cela. Les cours, bien que leur contenu puisse être parfois intéressant, étaient ennuyeux au possible. Ses précepteurs lui apprenaient beaucoup de choses mais il ne pouvait pas toutes les appliquer. Et ils ne lui apprenaient pas tout ce qu’il aurait voulu savoir. Ils ne lui apprenaient que ce qu’il devait savoir, en fonction de son rang. Il était l’héritier de la famille après tout. D’ailleurs, s’il avait été le second fils, ils n’auraient probablement pas vu d’objection. Vincenzo soupira légèrement.

« Ils sont bien trop attachés à Vérone pour en partir, et ne me laisseraient jamais m’en aller tout seul, enfin sans eux... »

Parce qu’il était évident qu’il ne serait jamais parti seul. Si ses parents avait accepté, il lui aurait dit d’être accompagné, et auraient envoyé des serviteurs et des gens de confiance avec lui. Mais de toute façon, le problème ne se posait pas, vu qu’ils avaient refusé que Vincenzo quitte la ville.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Ven 20 Juin 2008 - 20:52    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Ainsi, Vincenzo n'avait jamais voyagé... Lucci s'en doutait. Il était également heureux, sans toutefois le laisser paraître par plus qu'un sourire, par la réponse du jeune homme à sa question: leurs personnalités étaient bel et bien semblables... Ils allaient probablement bien s'entendre.

Le jeune noble dit aussi que lui-même aurait bien aimé voyager, et cette soif de voyages se lisait jusque dans ses yeux. Lucci eut pitié du jeune homme, ayant lui-même beaucoup voyagé et ne l'ayant jamais regretté, il ne pouvait qu'imaginer ce que serait une vie sans voyages... Et ne préférait même pas y penser tant cette idée le rebutait. En soupirant, il dit que ses parents étaient trop attachés à Vérone pour la quitter, et qu'il ne pourrait de toute façon pas partir seul... Cette idée de partir en voyage avec une suite, des serviteurs et autres choquait un peu le jeune Capulet, car cela ôtait au voyage tout son esprit d'aventure, de découverte, d'inconnu. Lui-même, lorsqu'il voyageait pour le commerce durant les cinq dernières années, n'était accompagné - lorsqu'il l'était - que par un de ses frères ou un unique serviteur menant par la bride un cheval de bât, serviteur qu'il considérait plus comme un ami durant les voyages, car pour lui, sur les routes, les notions de servitudes devaient faire place à une réelle camaraderie pour une réaction optimale en cas de danger...


"C'est dommage... Il y a des choses, utiles pour un fils de famille marchande comme vous ou moi, qui ne s'apprennent que sur les routes d'après moi..."

Lucci réfléchit un instant. Beaucoup de familles, à sa connaissance, possédaient des propriétés ou comptoirs de commerce proches de Vérone, mais à plus d'une journée de cheval. Peut-être Vicenzo pourrait-il convaincre sa famille de le laisser s'y rendre? Lucci avait envie d'aider le jeune homme, une envie qu'il ne s'expliquait pas. Il lui ressemblait tellement... Lucci pensait parfois qu'il serait devenu fou s'il avait dû rester enfermé dans une seuile ville. Il ne doutait pas vraiment du destin de Vicenzo s'il devait faire de même...

"A ma connaissance, beaucoup de familles en ville possèdent un domaine, ou comptoir de commerce, à l'ouest de Vérone, près du lac de Garde... Vos parents ne font-ils pas partie de ces gens? Si c'est le cas, vous pourriez peut-être les convaincre de vous laisser vous y rendre..."

Une femme, à laquelle Lucci donnerait la quarantaine, passa à ce moment sur le pont, jetant un regard intrigué, teinté de respect, aux deux hommes. Le Capulet pouvait la comprendre: Un jeune noble bien mis, de bonne voire très bonne famille, parlait avec un autre homme quasiment vêtu en paysan de voyages et d'autorité parentale. Les deux étaient négligemment accoudés à un pont en pierre à l'extrémité de la ville, bien loin des palais de l'aristocratie. Il y avait de quoi être intrigué, en effet...

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Sam 21 Juin 2008 - 02:44    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Plus il écoutait Lucci, plus il se disait qu’ils se ressemblaient tous les deux. Il l’écoutait avec attention et calme, sans pour autant chercher à mettre de la distance entre eux, comme il l’aurait fait avec un autre inconnu. Il partageait son opinion. Selon lui aussi, il y avait des choses qui ne s’apprenaient pas dans les livres. Beaucoup de choses le pouvaient, mais rien ne valait l’expérience. Il le savait bien, vu qu’il s’était souvent éclipsé de chez lui pour trainer dans les rues. Là, il avait appris beaucoup de choses concrètes, contrairement aux enseignements théoriques de ses précepteurs et de son maître d’armes. L’expérience ne pouvait s’acquérir qu’en découvrant le monde, en voyageant. Ses parents refusaient de l’admettre ou plutôt, le reconnaissaient mais ne voulait pas que leur fils s’en aille prétextant qu’il ne fallait pas qu’il lui arrive malheur.

Puis Lucci demanda si la famille de Vincenzo possédait un comptoir de commerce près du lac de Garde. Le lac de Garde...


« Oui, en effet... »

Oui, c’était une possibilité, en effet. Même si ses parents allaient être très difficiles à convaincre. Le jeune Calienni sourit calmement à Lucci. Il était un peu sceptique, mais il ne risquait rien à essayer. Du moins quand ses parents seraient dans un bon jour, ou plutôt dans un jour pas trop mauvais. Demander ne l’engageait à rien, ce serait juste une simple question habilement glissée dans une conversation. Il ne fallait bien sur pas engager la conversation là-dessus. Il fallait être subtil, mais ça ce n’était pas vraiment un problème.

« Même si je doute fort d’obtenir satisfaction cette fois-ci... »

L’adolescent avait déjà demandé, et bien sur sa demande avait rencontré une réponse négative. Mais le temps avait passé depuis, presque une année. Il était peut-être temps de recommencer. En un an, son père avait peut-être révisé son jugement.

Une femme d’une quarantaine d’années passa sur le pont en regardant d’un air intrigué mais respectueux les deux jeunes gens. Son attitude était fort compréhensible étant donné la scène qui se déroulait sous ses yeux. Vincenzo la regarda passer en se demandant machinalement où il l’avait déjà vue. Probablement dans une quelconque rue, au gré d’une de ses promenades. Cela ne servait à rien de chercher de toute façon. D’ailleurs, la femme était déjà partie.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 11:05    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

« Même si je doute fort d’obtenir satisfaction cette fois-ci... »

Vicenzo semblait ne pas croire que ses parents accepteraient de le laisser quitter la demeure familiale...  Peut-être était-il retenu chez lui par certaines obligations?  C'était sans aucun doute un fils ainé de famille...  Maintenant, il restait à trouver laquelle.  Lucci doutait que ce soit une famille qui entretenait des liens avec les Capulet, car il avait été présenté à la plupart d'entre elles.  Peut-être le jeune homme était-il même un Montaigu?  Lucci préférait ne pas y penser.  Même si son interlocuteur lui ressemblait, il doutait que la vision que Vicenzo avait de lui reste inchangée si leurs familles étaient politiquement opposées.

"J'espère pour toi que tes parents accepteront."

Le jeune blond réalisa une fraction de seconde trop tard que le tutoiement lui avait échappé.  Mais au fond, il n'en était pas mécontent.  Peut-être que Vicenzo y réagirait mal...  Mais Lucci en doutait.  Un sourire apparut sur son visage, sourire qui pourrait être interprété de deux manières, selon l'état d'esprit de Vicenzo: un sourire d'excuse, pour le tutoiement, ou bien un sourire engageant le jeune noble à le tutoyer également...

La paysanne qui passait sur le pont tourna à l'angle d'une rue proche et disparut du champ de vision des deux hommes.  Vicenzo semblait l'avoir déjà vue quelque part...  Peut-être la connaissait-il?  Enfin, ce n'était pas l'important...

[HRP:  désolée, c'est court >_<]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 11:46    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Lucci lui dit qu’il espérait que ses parents acceptent. Lui aussi espérait que ses parents acceptent mais il savait que c’était un espoir vain. Jamais ses parents ne laisseraient le fils aîné quitter le domaine familial. C’était d’ailleurs pour cela qu’il sortait en cachette, en général la nuit, sous le nom de Vincenzo Vittore. Enfin bref. Là n’était pas la question.

Lucci l’avait tutoyé ? Et son sourire... il s’excusait ou incitait Vincenzo à faire de même ? Probablement la seconde solution. Bon, après tout, cela ne dérangeait pas spécialement Vincenzo. Il lui rendit son sourire et son sourire qui avait deux significations. Il était en réponse au sourire de Lucci et aussi il le remerciait pour ses paroles. Et puis, il le tutoierait aussi.


« Merci »

Le ciel commençait à se couvrir, mais Vincenzo n’avait pas envie de rentrer tout de suite, il voulait continuer de discuter avec Lucci. Il se sentait bien en sa compagnie, et d’ailleurs, leurs caractères semblaient assez proches. Beaucoup plus qu’il ne l’aurait pensé d’ailleurs. Il se demandait à quelle famille il appartenait, se demandant si ses parents seraient d’accord pour qu’il l’invite chez lui. Oh et puis, combien de chance y avait-il qu’il appartienne à la famille Capulet ?

[HRP : pas grave, moi aussi j'ai fait court, désolée ^^"]
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 12:13    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

« Merci »

Vicenzo lui rendit son sourire en le remerciant, sourire qui voulait sans doute dire qu'il appréciait les paroles du jeune blond. Ce dernier vit Vicenzo regarder vers le ciel. Le soleil avait disparu, remplacé par un manteau de nuages gris... La pluie allait être de la partie, sans doute. D'ailleurs, l'air commençait à fraichir, et une légère brise se leva. Deux hirondelles passèrent en trombe à quelques mètres des deux jeunes nobles, au ras de l'eau.

"Il va sans doute pleuvoir..."

Comme pour confirmer ses paroles, quelques secondes à peine après que Lucci ait prononcé ces mots, une première goutte de pluie s'écrasa sur les pavés du pont. Une deuxième, ensuite, une troisième, ... bientôt rejointes par des centaines d'autres. Tentant vainement de se protéger de la pluie en relevant le col de sa tunique, geste bien inutile d'ailleurs car elle était en toile légère et ne protégeait pas de la pluie, Lucci se redressa.

"Allons au comptoir de commerce, c'est le plus proche pour être au sec..."


Le jeune homme s'interrompit quelques secondes. Il trouvait la situation extrêment comique, deux nobles sans veste plantés là sous la pluie à attendre on ne sait quoi. Réfrénant un éclat de rire, qui serait certainement du plus mauvais effet en ce moment précis, il dit avec un grand sourire:

"Avec un peu de chance, on ne sera pas complètement trempés."

[HRP: court, de nouveau u_u' Je propose que soit tu postes encore ici, et après j'ouvre un sujet au comptoir de commerce, ou bien tu y vas directement ^^]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 12:44    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres Répondre en citant

Comme Vincenzo s’en était douté, il se mit à pleuvoir, et pas qu’un peu. La pluie avait commencé doucement, mais très vite elle avait pris de l’ampleur. Le jeune noble roula le poème qu’il tenait toujours à la main et le glissa dans une poche intérieure pour éviter qu’il soit complètement trempé et que l’encre coule. Ca ferait au moins une chose à peu près au sec. L’eau dégoulinait sur son visage et ses cheveux étaient déjà bien mouillés. Il devrait se mettre à l’abri s’il ne voulait pas être encore trempé.

Lucci proposa d’aller au comptoir de commerce, c’était une bonne idée. Non seulement ils seraient au sec, mais en plus, Vincenzo n’y était jamais allé. Ca lui ferait une occasion de découvrir cet endroit. Le jeune noble hocha légèrement la tête, montrant son accord. De toute façon, c’était évident qu’il était d’accord. Il n’était pas stupide au point de vouloir rester sous la pluie comme ça, à attendre on ne sait quoi !


"Avec un peu de chance, on ne sera pas complètement trempés."

Ils ne seraient peut-être pas complètement trempés, mais alors il faudrait se mettre en route tout de suite, car ils étaient toujours plantés sur le petit pont de pierres. Et plus ils attendraient, plus ils seraient trempés. En disant cela, Lucci avait eu un grand sourire qui fut très communicatif. Vincenzo sourit à son tour, la situation était plutôt amusante quand même.

« Oui... Allons-y... Je te suis. »

Il l’avait tutoyé, étant donné que Lucci avait fait de même, et lui emboita le pas en direction du comptoir de commerce. Quelques personnes passaient en pressant le pas, leur jetant un regard étrange mais Vincenzo n’y prêta pas vraiment attention.




Dernière édition par Vincenzo Calienni le Dim 31 Aoû 2008 - 13:50; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:53    Sujet du message: Rêverie sur un petit pont de pierres

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