S’enregistrerS’enregistrer   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Le seigneur et un pauvre pécheur

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vérone Index du Forum -> Ville -> Basilique San Zeno
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Alessandro Narciso

Dauphin de Vérone

Hors ligne

Dauphin de Vérone
Inscrit le: 23 Juin 2008
Messages: 53
Lieu de résidence: dans les bras d'un prince XD
Métier: dauphin de Vérone
Age: 19
Sexe: Masculin
Maître de: personne
Esclave de: anciennement d'escalus
Préférences: Homosexuel


MessagePosté le: Dim 9 Nov 2008 - 17:23    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

(je pense que tu veux que je post là... Question )

"Je le sais en effet... Je vois un grand avenir pour Toi. Un jour, Tu deviendras un des grands de ce monde. Et Tu m'as mal compris, mon garçon. J'ai dit que j'espère que Tu n'auras pas à mourir jeune. Je l'espère sincèrement."

Alessandro fut surpris par les paroles du Prince. Lui un grand de ce monde ?!
Et puis, cela le touchait beaucoup qu’Escalus avait dit en dernier. Alessandro avait-il une place « importante » dans le cœur du Prince de Vérone.

"Oui... Bien sur, nous irons à l'église dès maintenant. Que dirais-Tu de visiter un peu en même temps? Ce serait intéressant d'aller voir la Basilique, non?"

Alessandro hocha vivement la tête : il était ravi par cette idée !
Il se laissa ensuite mené jusqu’à la grande salle du trône. Là, il laissa le Prince donnait ses ordres puis  un sublime carrosse arriva. Ils s’installèrent dedans, Alessandro face à son altesse. L’intérieur était confortable. Le jeune homme entrouvrit les rideaux qui l’empêchaient de voir l’extérieur. Le palais semblait encore plus beau qu’à son arrivée."A San Zeno!" A peine la voix du prince s’éteignit que le fouet du cochet claqua. Les quatre étalons se mirent au trot et descendirent rapidement la cote qui reliée la ville au Palais. La ville était très belle et animée.

-Mon seigneur, pouvez-vous me parler de votre ville ? Son histoire, sa culture… Dante me disait à une certaine époque il y a eut quelque chose de très important pour votre cité mais que cela n’a pas duré… De quoi parlait-il ?

Alessandro savait que ses questions pouvait agacer le Prince.

(désolée mon word bugue et je n'arrive pas a très bien édité... bicounets!)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Publicité



MessagePosté le: Dim 9 Nov 2008 - 17:23    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Escalus Montaigu

Prince de Vérone

Hors ligne

Prince de Vérone
Inscrit le: 06 Mai 2008
Messages: 208
Lieu de résidence: Palais Princier
Métier: Aristocrate
Age: La 40aine
Sexe: Masculin
Maître de: Tassu/Alessandro
Esclave de: Jamais!
Préférences: Bisexuel


MessagePosté le: Dim 9 Nov 2008 - 21:13    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

Le garçon n'avait pas l'air mécontent de cette excursion, au contraire, il etait ravi de sortir. Cependant, a peine dans le carrosse, il commença a parler et a poser des questions. Le Prince sourit, le petit avait encore tant de choses a apprendre. Et il avait en face de lui la personne qui devait tout lui expliquer et qui le ferait sans doute le mieux. Ainsi, s'installant plus confortablement, l'aristocrate répondit aux questions du jeune garçon. Il voyait en lui l'idéaliste que Dante etait autrefois et qu'il semblait avoir reste jusqu'à sa propre mort. Alessandro n'allait surement pas devenir de ces gens-la. Il allait être fort.

"Oh... Tu découvriras notre culture et histoire a la Basilique, ne t'inquiètes pas. Pour ce qui est de cette chose si instable, éphémère et futile dont Dante t'a parle, c'est la paix. Dans le cas de notre belle ville, il parlait de la paix entre ces deux grandes familles, les Montaigu et les Capulet... Je l'ai connue, mais la guerre a repris le dessus. Elle le reprend toujours, ne l'oublie pas. Il faut toujours être prêt a se battre. Sinon, on meurt. Retiens bien ce que je te dis, mon garçon."

Ah oui, Dante croyait a la paix, au dialogue. Escalus a l'argent, au combat et aux complots. Certainement, a Vérone, c'est le second qui aurait survécu le plus longtemps. Ce qui etait d'ailleurs le cas. Tandis qu'ils s'approchaient de San Zeno, le Prince jugea bon de parler d'autre chose, plus urgent. Le ton de sa voix etait sérieux et n'aurait surement pas souffert de désobéissance.


"Écoute bien, Alessandro. Nous serons bientôt arrives. A la Basilique, nous allons rencontrer quelqu'un, un ami a moi. Cette personne sera aussi celle a qui Tu pourras toujours te référer en cas de mon... absence éventuelle. Ne fais jamais confiance a quelqu'un d'autre que lui. Est-ce bien compris?
J'attends aussi de Toi un comportement exemplaire, nous allons nous recueillir, bien sur, mais pas uniquement. Nous allons parler de choses sérieuses et importantes. Je compte sur Toi pour ne pas me décevoir..."


Quelques instants plus tard, ils s'arrêtaient sur la place devant l'édifice le plus imposant de toute la ville. Pour la Gloire éternelle de Dieu, San Zeno se dressait fièrement pour rappeler a tous qui etait Maitre du Monde. L'emblème du pouvoir terrestre du Tout-puissant et de ses serviteurs... Surtout de Giovanni Lorenzo, l'évêque de Vérone. Les deux hommes allèrent a l'intérieur, la foule s'écartait sur le passage du Prince. Pour la foule, il a toujours été LE souverain et il l'aimait pour ça... Mais cela ne suffisait pas...

Une fois a l'intérieur, le Prince se signa devant l'autel et s'approcha d'un jeune vicaire. Il lui souffla rapidement:

"J'ai besoin de m'entretenir avec ton supérieur. Va dire a monseigneur que je souhaite lui parler, le plus vite possible... Il s'agit d'une affaire importante..."

Ces mots étaient hors de l'ouïe de l'esclave. Escalus l'invita a venir faire un tour de l'édifice et l'admirer un peu, avant de s'arrêter devant une statue de la Vierge. Il la regardait sans conviction, mais bon... Il appréciait l'œuvre en elle-même au moins.
Le vicaire etait déjà parti se précipitant vers le palais épiscopal...

_________________
Venez voir ça!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Dim 9 Nov 2008 - 22:19    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

La matinée de l'évêque avait été chargée en imprévus. Le premier ayant été le retour de son message pour Rome. Le cavalier lui avait tout d'abord remit un lourd dossier. Giovanni avait voulu le compulser lorsqu'il s'était avéré que le cavalier lui-même portait une partie du message, de ces choses qu'il ne fallait pas noter sur parchemin. Ils avaient donc fait conciliabule toute la matinée et était reparti lorsque Sexte sonnait. L'évêque s'était astreint à aller assister à cette office puis à rattraper la prière manquée de tierce. Il venait à peine de finir et de s'installer à son écritoire que son sécrétaire particulier osa l'interrompre.

L'humeur du chef de l'évêché passa soudainement de 'beau fixe' à 'cyclone' et sa voix rugit jusque dans les couloirs de la chapelle cachée.* Une autre personne le demandait ? Importante ? Et gna gna gna gna gna. C'était ça, oui. Il pouvait aller rôtir au purgatoire. Pas en enfer, dans Sa miséricorde, Dieu lui pardonnerait forcément un jour ou l'autre. Mais le secrétaire particulier, habitué depuis deux ans à se munir d'un parapluie psychique pour se prémunir des tempêtes rageuses de son supérieur insista pour qu'il aille voir le visiteur. L'ouragan ne cessa pas : en effet, Giovanni se leva en un coup de vent et claqua la porte dans un claquement de tonnerre.

Le claquement sonore, quoique étouffé par les étoffes épaisses et coûteuses de son habit, montrait que l'évêque se déplaçait à la vitesse de l'éclair. Le vicaire rencontré par le prince fut également rencontré par le maître des lieux. Goivanni liui demanda l'identité de son visiteur. Identité nullement révêlée ou alors la voix de l'homme ne put surpasser le grondement de l'orage. Les portes s'ouvrirent rapidement du palais jusqu'à la partie publique de la basilique. Giovanni s'avança dans la nef, le vicaire lui ouvrant le chemin parmi les fidèles. Peu de personnes se rendaient compte que l'évêque était assez lunatique. Mais cela se mit en place. A voir son visiteur, l'orage se calma instantanément et le soleil de son sourire se montra éclairant la basilique plus que les bougies des luminaires.

"Votre altesse royale ! Que me vaut le plaisir de votre venue ? Je prie de pardonner mon retard. Si j'avais su qu'il s'agissait de vous, j'aurai eu moins de difficulté à m'extirper de mes obligations."

Et paf ! Ou plutôt double paf ! Le premier étant une petite pique amicale au chef de l'état. Le second était un regard noir comme un cumulonimbus adressé au vicaire. Un 'vous pouvez y aller' glacial lui fut adressé et le vicaire s'enfuit la queue entre les jambes. Giovanni ignorait où il allait mais il savait qu'il finirait par aller dans son bureau. Après l'avoir perdu du regard, il ne put s'empêche de se signer et de se retourner vers le Prince.

"Et bien, votre altesse royale ? Que puis-je pour vous ?"

Ce fut alors qu'il venait juste de poser la question que Giovanni se rendit compte du jeune homme non loin du Prince. L'accompagnait-il ? De toute manière, il ne tarderait pas à le savoir.













*faut devenir éclesiastique pour qu'elle ne vous soit plus cachée. Allez un peu de nerf refaites vous un compte. ^^

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Escalus Montaigu

Prince de Vérone

Hors ligne

Prince de Vérone
Inscrit le: 06 Mai 2008
Messages: 208
Lieu de résidence: Palais Princier
Métier: Aristocrate
Age: La 40aine
Sexe: Masculin
Maître de: Tassu/Alessandro
Esclave de: Jamais!
Préférences: Bisexuel


MessagePosté le: Dim 9 Nov 2008 - 22:48    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

(Je double Alessandro, mais je pense qu'il aura plus a dire si je post un bref message ^^ Et j'ai déjà mon double compte, je vois tout. XD)

Une tempête sacrée arriva. Mais c'était un rocher contre les vagues, l'inébranlable contre l'inlassable. Le visage de Lorenzo s'illumina a la vue du Prince, qui lui rendit d'ailleurs le sourire. Que l'évêque soit occupe, il pouvait s'agir de Dieu en personne, Escalus savait que ça va être une rencontre agréable. Il fit un léger signe de la tête, ici ils étaient égaux. C'est surement cela qui faisaient d'eux des partenaires en affaires. L'aine des deux aristocrates et hommes de pouvoir prit la parole, posant sa main sur l'épaule du garçon, lui jetant des coups d'œil sympathiques, presque paternels.

"Je suis tout aussi ravi que vous, monseigneur. Vous voir me fait toujours plaisir et je suis navre de vous avoir distrait de vos occupations...
Voici Alessandro, le fils du comte de Narciso, mon ami de longue date, décédé il y a peu. J'ai décidé d'en faire le mien et je me suis dit qu'il serait bon que vous le sachiez. Votre rôle de guide et de berger dans notre ville fais de vous la personne toute désignée pour m'épauler dans l'éducation de ce garçon..."

Les mots soigneusement choisis, plusieurs sous-entendus, un regard qui disait tout a quelqu'un comme Lorenzo. On avait ici l'héritier promis, le messie pour la stabilité de la ville après une mort ou une autre du Prince. En plus, ce dernier avait insiste sur l'éducation... Il devait forcement avoir un message a faire passer. Celui qu'Alessandro n'était pas prêt pour survivre dans une ville comme Vérone.


(A Toi, Alessandro!)

_________________
Venez voir ça!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Alessandro Narciso

Dauphin de Vérone

Hors ligne

Dauphin de Vérone
Inscrit le: 23 Juin 2008
Messages: 53
Lieu de résidence: dans les bras d'un prince XD
Métier: dauphin de Vérone
Age: 19
Sexe: Masculin
Maître de: personne
Esclave de: anciennement d'escalus
Préférences: Homosexuel


MessagePosté le: Lun 10 Nov 2008 - 22:36    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

Alessandro regardait les milles et unes merveilles que contient la basilique. C’est grandiose, sublime, magnifique se dit-il a plusieurs reprises… Mais sa contemplation fut perturbée par l’arrivée d’une personne qui dégage une aura de colère. Il se tourna vers elle puis il s’approcha des mon maitre.
C’est l’évêque. Un évêque qui déclenche à lui seul les fureurs de l’Enfer avec son caractère.

Son maître et l’homme d’église échangèrent quelques mots. Il ne faut pas être stupide pour comprendre qu’ils sont amis

Puis Escalus posa la main sur l’épaule frêle du jeune Alessandro.


"Je suis tout aussi ravi que vous, monseigneur. Vous voir me fait toujours plaisir et je suis navré de vous avoir distrait de vos occupations...
Voici Alessandro, le fils du comte de Narciso, mon ami de longue date, décédé il y a peu. J'ai décidé d'en faire le mien et je me suis dit qu'il serait bon que vous le sachiez. Votre rôle de guide et de berger dans notre ville fait de vous la personne toute désignée pour m'épauler dans l'éducation de ce garçon..."


Alessandro sourit à l’évêque puis il s’inclina légèrement devant lui en déclarant qu’il était enchanté de faire la connaissance de l’évêque de cette magnifique ville. Le jeune homme était atrocement intimidé par cet homme.

-Je serais ravi de suivre votre enseignement même si je n’ai jamais été un très bon élève au catéchisme…

Alessandro tourna légèrement la tête vers le Prince Escalus. Il avait bien peur de ne pas savoir se comporter devant un évêque. Dans le village près de la demeure de son défunt père, seul un vieux curé faisait l’office. C’était un vieil homme gentil et patient. Il avait vu grandir le jeune homme et excusait tous ses écarts de conduites…

-Cet endroit est magnifique. Ce n’est pas comme la vieille église du village où Dante allait à la messe… Je dois avouer que je n’ai pas l’habitude des grandes villes et de fréquenter des endroits comme celui-ci ni même des gens de votre statut…

Je baisse les yeux en rougissant, j’ai de plus en plus l’impression de faire mauvaise figure. Dante ne m’a jamais appris à faire la conversation à un Evêque...

- Pardonnez-moi, monseigneur… Je dois vous paraître sauvage, un petit paysan. Je suis, il faut l’avouer, ignorant des coutumes mais je suis prêt à faire ce qu'il faut pour ne pas vous faire honte au souhait de son altesse. Oui, j’ignore les convenances mais avec votre aide je ne pourrais que m'améliorer et être plus digne de l’intention que me porte mon maître et père de cœur…
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Mar 11 Nov 2008 - 17:33    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

Giovanni Lorenzo, fils du marquis Lorenzo, né dans la ville de Vérone et évêque d'icelle, fut atrocement déçu par les paroles du Prince de la susmentionnée ville. Il jeta un coup d'oeil supplémentaire sur le garçon. En décidant de l'adopter, le Prince le privait de célébrer un beau mariage qui aurait pu être décisif pour son avancement et surtout son projet. Il aurait pu réussir là où tous avaient échoués. Mais las ! La vague s'était brisée contre l'écueil princier. Le regard de mercure liquide de l'évêque se solidifia sous le froid et détailla, fixa, désavigea sans vergogne le nouveau protégé du Prince. Qui d'ailleurs se mit à parler, était-ce pour cacher sa gêne ? Il aurait mieux fait de se taire. L'évêque écouta sans mot dire mais n'en pensait pas moins.

"Je serais ravi de suivre votre enseignement même si je n’ai jamais été un très bon élève au catéchisme…"
*Ca commence bien. Et Escalus voudrait que je lui serve de garde chiourme ?*
"Cet endroit est magnifique. Ce n’est pas comme la vieille église du village où Dante allait à la messe…"
*Toutes les maisons de Dieu sont magnifiques, niquedouille.*
"Je dois avouer que je n’ai pas l’habitude des grandes villes et de fréquenter des endroits comme celui-ci ni même des gens de votre statut…"
*Pas besoin de me le dire. Ca se sent à des kilomètres. Pourquoi souligner ton incompétence ? El le voilà qui rougit ! Mais il est aussi intimidé avec tout le monde ? Il va pas durer deux jours...*
"Pardonnez-moi, monseigneur… Je dois vous paraître sauvage, un petit paysan."
*T'as tout compris, oui. Un gueux. J'aurais pas dit mieux. Il va falloir que je pense à faire nettoyer le sol de la basilique.*
"Je suis, il faut l’avouer, ignorant des coutumes"
*Ca se voit oui. T'es franc comme ça avec tout le monde ?*
"mais je suis prêt à faire ce qu'il faut pour ne pas vous faire honte au souhait de son altesse."
*Bin c'est raté pour l'instant.*
"Oui, j’ignore les convenances mais avec votre aide je ne pourrais que m'améliorer"
*Vil flatteur sans tact ni honneur ! A qui crois-tu t'adresser ?*
"et être plus digne de l’intention que me porte mon maître et père de cœur…"
*QUOI ??*

Le visage de plus en plus dur depuis le début de ce monologue ininterrompu avait à peine haussé un sourcil surpris sous le poids de la révélation. L'éclésiastique resta encore quelques secondes à jauger l'importun tout en essayant de se convaincre qu'il devait aussi appliquer le pardon et la miséricorde de Dieu envers tout être vivant sur cette Terre. Il se récita deux ou trois versets pour se convaincre de la chose et s'excusa auprès du tout puissant pour tous les péchés qu'il avait pu commetre durant ces quelques secondes. Il ne chercha pas à se demander lesquels. Dernier coup d'oeil sur.... l'esclave. Au moins avait-il une belle gueule. C'était un bon point. L'évêque reporta son regard vers le Prince, l'air sceptique. Ce dernier avait commit une erreur tactique. Il s'approcha de l'homme régnant de la ville l'entraînant hors de la portée d'oreille du jeune simple d'esprit.

"Je vous remercie de la confiance que vous m'accordez, votre altesse. Elle me remplit de joie mais met mon esprit en proie au doute. Etes vous certain qu'il ne serait pas plus simple et efficace d'élever un héritier légitime ? Vous devez le savoir vous-même, on ne fait pas un Prince en quelques jours. Surtout lorsque l'on part de... Si bas. Fils de comte avez-vous dit ? Quelle éducation a t-il eu de votre ami ? Comme est-il arrivé à devenir un esclave ?"

Ce point surtout était litigieux. Dieu considérait que tous ses fidèles étaient égaux. C'était pourquoi, entre autre, Giovanni considérait cette mode d'esclavage d'un mauvais oeil et se refusait à prendre tout non-libre. Il avait libéré Han une fois sa colère passé et l'avait perdu dans la nature ou dans un monastère, il ne savait plus... Mais l'évêque ne pouvait pas plus combattre la marché de l'esclavage qu'il ne povait empêcher les statues païennes de l'antiquité orner les marches du palais princier. Mais si par contre, il pouvait l'empêcher de se lancer dans une décision si apparement irréfléchie. Un comte ! Un comte pour diriger un royaume ! On voyait de tout par ces temps qui couraient. Une idée passa dans l'esprit de l'évêque. Le Prince était-il manipulé ?

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Escalus Montaigu

Prince de Vérone

Hors ligne

Prince de Vérone
Inscrit le: 06 Mai 2008
Messages: 208
Lieu de résidence: Palais Princier
Métier: Aristocrate
Age: La 40aine
Sexe: Masculin
Maître de: Tassu/Alessandro
Esclave de: Jamais!
Préférences: Bisexuel


MessagePosté le: Mar 11 Nov 2008 - 19:16    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

Si l'évêque n'appréciait pas Alessandro, Escalus ne pouvait s'empêcher de sourire voyant le visage de son ami. Il étouffa son rire avec une petite toux et un mouchoir de soie. Bien qu'il se rendait de plus en plus compte de la quantité de travail a fournir pour que le garçon devienne un homme comme eux, il ne pouvait se retenir de s'amuser de cette situation ou Lorenzo devait faire bonne mine. Ce n'est qu'une fois seuls, il se permit de sourire ouvertement et écouta l'homme d'église lui parler de choses fort problématiques, mais choses dont il n'ignorait pas l'existence et la nature. L'ayant écouté, il mit les mains dans le dos et, continuant a se promener dans la basilique, il lui répondit:

"Je le sais, tout cela, monseigneur. Nous avons la un roturier que Dante de Narciso éleva comme son fils. Son sang ne deviendra pas bleu quoi qu'on fasse... Mais son éducation est a faire. Pour le moment, ce serait un bon paroissien. Serviable, pacifiste et suivant la direction qu'on lui indique. Mais il est jeune et dévoué. C'est du métal chaud qu'il faut forger avant qu'il ne refroidisse a jamais. Et je vous demande votre aide. Il a été revendu par la famille de mon ami, après le décès de ce dernier. Je ne compte pas me marier et donc je n'aurais pas d'hériter légitime. Surtout... surtout que son père et moi... étions amis. Vous étiez enfant alors que nous, a peine sortis de l'enfance, avons combattus cote-a-cote les armées de Venise. Dites ce que vous voulez, mais je n'ai pas le temps d'élever un enfant, même s'il nait aujourd'hui. Et ce garçon a l'age de monter sur le trône, comme je l'avais..."

Les visiteurs, ou petits gens venues se recueillir, évitaient les deux hommes qui discutaient se promenant. Certains les saluaient, mais Escalus ne faisaient pas attention a eux. Il regardait devant lui, parfois les œuvres d'art. Il se demandait si l'évêque lui céderait pas un des tableaux, mais il repoussa cette idée. Il y avait d'autres chats a fouetter...

"C'est un contrat, monseigneur. Votre bénéfice a vous est de forger le nouveau souverain de manière a ce qu'il soit de votre cote. Lorsque mon heure viendra. Moi... je ne tiens qu'a rendre service a Dante et... a contrarier Vael Capulet, ce que vous comprenez sans doute, sans que je le dise..."

_________________
Venez voir ça!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Alessandro Narciso

Dauphin de Vérone

Hors ligne

Dauphin de Vérone
Inscrit le: 23 Juin 2008
Messages: 53
Lieu de résidence: dans les bras d'un prince XD
Métier: dauphin de Vérone
Age: 19
Sexe: Masculin
Maître de: personne
Esclave de: anciennement d'escalus
Préférences: Homosexuel


MessagePosté le: Ven 21 Nov 2008 - 18:27    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

"C'est un contrat, monseigneur. Votre bénéfice a vous est de forger le nouveau souverain de manière a ce qu'il soit de votre cote. Lorsque mon heure viendra. Moi... je ne tiens qu’à rendre service à Dante et... a contrarier Vael Capulet, ce que vous comprenez sans doute, sans que je le dise..."

Alessandro n’était pas bête, l’évêque ne l’aimait pas. Le jeune garçon se mordit la lèvre inférieure, il avait complètement raté sa présentation… Alessandro ne dit rien et préféra suivre les deux hommes de pouvoirs. Il ne comprenait pas trop les paroles du prêtre mais celles du prince étaient tout à fait compréhensibles.
Escalus ne voulait pas simplement faire d’Alessandro son fils mais aussi un pantin qui leurs serait tout à fait dévoué. En fait, Alessandro allait être prince de cette ville mais il n’aurait aucune liberté… le prince s’était donc foutu de lui ? Est-ce si amusant de se moquer d’un jeune garçon orphelin et perdu ?!


"C'est un contrat, monseigneur. Votre bénéfice à vous est de forger le nouveau souverain de manière a ce qu'il soit de votre cote. Lorsque mon heure viendra. Moi... je ne tiens qu’à rendre service a Dante »

Le jeune garçon accéléra le pas, bousculant au passage des paroissiens.
Alessandro n’était donc qu’un jouet pour eux et ils allaient bénéficier de tous ses actes. Alessandro était à un seul pas d’eux quand il entendit la fin de la phrase qu’avait prononcée le Prince Escalus.


« Et... a contrarier Vael Capulet, ce que vous comprenez sans doute, sans que je le dise..."

Alessandro les dépassa violement pour leur faire face. Il était vraiment en colère contre le prince mais aussi contre lui. Une fois de plus, on s’était joué de lui. On lui avait fait espérer pour mieux se moquer de lui.

-Et bien, je vous félicite : c’est du beau de se moquer de moi. Je vous ai fait confiance, je croyais en vous et tout ce que vous trouvez de bien à faire c’est de me voir simplement comme un pantin que vous pourriez contrôler ?!
Ecoutez moi bien, Messieurs les hypocrites et les menteurs : je suis peut être qu’un orphelin, qu’un paysan éduqué par un noble ou encore qu’un esclave mais je vous interdis de vous moquez de moi ! Je croyais que vous aimez Dante, prince. Ais en réalité vous vous foutez royalement de lui ! Tout ce qui vous intéresse c’est d’avoir entre vos mains le pouvoir et ça à n’importe quel prix !


Alessandro gifla alors violement le Prince. Toutes les personnes s’arrêtèrent alors et les fixèrent. Le son de la main du jeune garçon contre la joue du noble résonna plusieurs fois. Alessandro ne regrettait pas ce geste, au moins comme ça, le Prince saurait qu’il ne fallait pas ce moqué de lui.

-Dante doit avoir honte de vous avoir eu comme amant, de vous avoir aimé et de vous avoir chéri jusqu’à la fin de sa vie… Moi aussi j’ai cru en vous, j’ai vraiment cru que j’avais retrouvé une nouvelle famille, que vous m’aimeriez… Je me suis trompé lourdement sur vous. Oubliez l’idée d’avoir un héritier, je vous hais !

Les yeux du jeune homme reflétaient sa colère et son mépris. Il bouscula enfin le prêtre et commença à partir à grands pas vers la sortit quand il se retourna. Il était en plein milieu de la basilique, tout le monde le regardait : certains hommes murmuraient pour savoir qui il était, d’autres pour déclarer qu’Alessandro était fou.

-Au fait, votre Altesse des menteurs : je ne sais pas qui est cette personne, Vael Capulet, mais je suis sur qu’elle sera ravie d’apprendre que votre plan a échoué, vous venez de perdre votre pantin qui allait vous servir à pourrir sa vie. Vael Capulet sera très vite au courant, croyez moi, et si elle prend contact avec moi, je serais ravi de faire sa connaissance.

Alessandro tourna des talons et fit face à cinq soldats qui s’étaient mis derrière lui pendant son joli discour. Le jeune homme tenta de passer mais les gardes lui bloquèrent le passage et l’attrapèrent violemment. Alessandro se débattit mais rien n’y fait. Il cria alors sa colère.
Puis il se calma peu à peu avant de poser ses yeux sur Escalus qui s’était, semble t-il, rapproché.


- Vous m’avez mentit, vous m’avez trahit… Comment avez-vous osé me faire ça alors que j’étais près à vous suivre, à vous aimez…
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Sam 22 Nov 2008 - 00:13    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

"ce que vous comprenez sans doute, sans que je le dise...
- En effet, oui, votre altesse, j'avais bien compris sans que n'ayez à me le préciser. Et votre royaume ? Une marionnette ne gère pas un royaume et je ne compte pas passer ma vie à Vérone, ne vous en déplaise."

Le Prince n'eut pas le temps de répondre, déjà l'esclave se présentait à eux, un air furieux collé aux traits de son beau visage. Ce dernier explosa avant que l'évêque n'ait pu faire un geste. L'homme d'Eglise fut littéralement abasourdi. Crier des injures dans une église ! Une basilique qui résonnait tant ! Et envers son prince en plus ! Un prince qui désirait faire de vous son héritier et il l'envoyait sur les roses ? Le temps qui s'était déjà bien ralenti s'arrêta totalement lorsque l'esclave giffla son propriétaire. Giovanni souffla de colère. Il n'aimait pas l'esclavage mais il y avait des limites de respect à ne pas dépasser ! Et son catéchisme ? N'avait-il jamais appris qu'il y avait droit d'asile dans une église ? Qu'on ne pouvait frapper ? Même à la porte ?

Ce fut le comble lorsque Lorenzo se fit bousculer par le gamin. Il fit un rapide signe de croix en prononçant un 'pardonnez-moi Seigneur, je vais pécher.' Péché de colère. Il le savait parfaitement. On était dans son église, dans sa basilique, dans son évéché ! A cet endroit là, la loi de Dieu primait sans nul conteste sur la loi des hommes. L'évêque voulu faire un pas lorsqu'à nouveau, l'esclave s'arrêta. Non, pas ça ! L'évêque savait qu'il n'aurait pas le temps pour arrêter l'imminente catastrophe. Alessandro fit alors le pire qu'il pouvait se produire en un lieu public, en cette ville : prononcer des noms. Et des noms haut placés. Créer une rumeur. L'homme d'Eglise avait envie de maudire ce petit impertinent qui n'y comprenait rien.

Lorsque l'évêque rouvrit les yeux, il tressaillit. Cinq gardes armés ? Ici ? Dans la maison de Dieu ? Giovanni posa un regard furieux sur Escalus. Il le sentait dans un sens comme une trahison. Trahison pour laquelle le chef de l'état n'était pas forcément responsable. Il le savait mais n'avait pu s'empêcher de le regarder de cette manière. Trop, c'en était trop. L'évêque s'avança d'un pas rapide vers les six protagonistes, imposant par sa carrure, imposant par ses vêtements de fourrure qui lui agrandissaient sa stature naturelle. Plus il s'approchait, plus on entendait des bruits de crépitements dans l'église. Comme si l'air brûlait à l'approche de l'évêque. Petit à petit, les crépitements déjà fort sonores, devinrent des bruits de flammes comme un incendie maléfique. A cela s'ajouta soudain des cris et des rires malfaisants.

Les gardes retenaient l'esclave. Giovanni approcha une main qui tremblait anormalement. Le bruit dans l'église devint cacophonique. Plusieurs paroissiens se bouchèrent les oreilles, une vieille grand-mère s'évanouit. Seul un cri se démarqua. Celui de l'évêque :

"Il est possédé par le Malin !"

Il aggripa alors l'esclave d'une poigne qu'on aurait pas cru de la part d'un homme uniquement sensé tenir des bibles. Tandis qu'il le tenait, il jeta son regard numéro 666 à l'égard des hommes en armes, un regard à faire fuir la plus grosse des créatures sans hésiter. Les gardes reculèrent d'ailleurs précipitamment vers la sortie de l'Eglise. L'évêque fit alors demi-tour se dirigeant vers les coursives de la basilique qui menaient à son palais tout en trainant sans ménagement l'esclave à sa suite. Son chemin passait par le Prince à qui il signifia par dessus le tintamarre :

"Il faut l'exorciser ! Suivez-moi, Votre altesse !"

Ils posèrent le pied hors de la basilique. L'évêque ferma la lourde porte du couloir et lanca plus qu'il ne lâcha dans l'élan -quoique la différence pouvait être subtile - l'esclave contre une des colonnes qui soutennait le toit qui protégeait le passage des intempéries. Instantanément, le bruit cessa, laissant un étrange silence à leurs oreilles. L'évêque regardait de très haut l'esclave. Il ne regardait avec un regard des plus méprisants, un regard qu'il n'avait pas souvent. Un regard qui signifiait que l'autre n'était rien. Et c'était à cet instant ce qu'il était : rien.

Pourtant durant ce regard, l'évêque avait réfléchi comme durant le trajet pour le mener jusqu'ici. Le garçon avait fait preuve d'une incroyable force de caractère et d'une intelligence inattendue. Peut-être pouvait-il devenir autre chose qu'une marionnette. Peut-être le Prince avait-il trouvé un joyau à l'état brut. Mais en attendant, il faudrait le polir, le tailler et le sertir. Ils ne seraient pas trop de deux. Dû à cette intelligence, Alessandro avait bien dû sentir l'inimité que Giovanni ressentait à son égard. Il avait eu confiance dans le Prince, celle-ci s'était peut-être rompue. Il fallait la restaurer. Lorenzo décida alors de choisir le rôle de l'homme plus que sévère et de laisser au prince celui de l'homme bon. Escalus lui donnerait le réconfort. Là, Dieu lui pardonnerait sans aucun doute, il lui fallait être violent, au moins pour cette fois ci. Il asséna à l'esclave une baffe magistrale à lui décrocher la tête.

"Ceci n'est rien en comparaison de l'outrage que tu as fait à ton Prince pour avoir levé la main sur lui !"

Govanni l'attrapa par les cheveux et lui tira la tête en arrière. De la main droite, il sortit son habituelle dague de sous ses vêtements puis la posa sur le cou en annonçant :

"Tu ne mérites même pas la vie."

Effectivement, il commençait à appuyer un peu plus sur la lame, pour l'instant l'enfonçant à la verticale, doucement, de manière à ce que l'esclave puisse sentir la peur et le repentir remonter de ses entrailles au fur et à mesure que la lame descendait. Mais là, il commençait à bouger latéralement, il fallait être crédible. Giovanni n'attendait plus qu'une seule chose sans que son visage ne cesse de paraître enragé : que le Prince l'arrête. Intérieurement, il commençait à se demander ce qu'il faisait, et lui, à son tour, sentait l'angoisse venir.

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Escalus Montaigu

Prince de Vérone

Hors ligne

Prince de Vérone
Inscrit le: 06 Mai 2008
Messages: 208
Lieu de résidence: Palais Princier
Métier: Aristocrate
Age: La 40aine
Sexe: Masculin
Maître de: Tassu/Alessandro
Esclave de: Jamais!
Préférences: Bisexuel


MessagePosté le: Mar 25 Nov 2008 - 19:52    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

Escalus Montaigu avait beau être le plus titré de toute la ville et les régions avoisinantes, il avait a ses cotes l'homme le plus puissant au sens propre, personnel du terme. Avant qu'il ne puisse réagir, verbalement ou autrement, aux paroles stupides et insolentes de l'esclave, qui n'avait encore rien compris, il se fit emporter par son ami. Il eut a peine le temps de donner un ordre bref a ses gardes qui le suivirent dans la basilique pour prier un moment, mais accoururent lorsqu'ils le virent "en danger".

"Dehors!"

L'idée d'exorcisme, car Escalus ne douta pas que cela venait de l'évêque dont les pouvoirs demeuraient obscurs et inconnus pour quelqu'un d'aussi faible foi que l'aristocrate, devait venir de l'homme d'église du début jusqu'à la fin. Il souriait discrètement, et félicitait son excellent allie de son ingéniosité. Mais il fallait jouer le jeu, les fleurs allaient être lancées plus tard. Il laissa faire Lorenzo et n'intervint que lorsque ce fut son tour, jouant très bien l'homme bon. Avec un visage au sourire paternel, il posa une main douce et aristocratiquement douce, sur l'épaule du prêtre. Le repoussant, sans force et lentement, il se mit a parler d'une voix qui cachait bien sa colère et sa déception que ce garçon n'ait rien saisit de leurs conversation.

"Allons, monseigneur. Vous n'allez pas commettre une chose pareille ici et surtout pas sur la personne de mon fils. Il est jeune et il n'a pas tout compris, ou plutôt de travers. Nous sommes la, pour lui apprendre tout ce qu'il faut savoir sur le monde... N'étions-nous pas jeunes, un jour?"


Giovanni allait surement penser qu'ils n'étaient pas aussi stupides a l'age d'Alessandro. Mais rien d'étonnant, ils ont été élevés par des pères et des familles qui les ont préparés a la guerre qu'est la vie, surtout la vie a Vérone. Le jeune garçon eut pour père et éducateur la personne ayant un grand cœur et un esprit vif, mais trop confient et trop bon... Rien a faire, il ne pouvait pas leur ressembler en tout point. Prenant le petit sous son épaule, Escalus l'entraina a proximité et le fit asseoir. Il fallait tout lui dire, comme il se doit. Gardant cette présence protectrice et paternelle, le Prince continua a parler, a son "fils" cette fois, toujours d'une voix aussi douce. Il semblait avoir des ressources inépuisables de patience. En fait, il savait attendre son tour.

"Tu vois, Alessandro, nous parlions de ton avenir, avec monseigneur, mais loin de nous est l'envie de te manipuler. Je désire te faire le plus grand honneur possible et t'adopter, ainsi que faire de Toi mon successeur. Je veux qu'après ma mort, Tu ne te retrouve pas a la merci de vautours, comme ce fut le cas a la mort de mon ami, Dante de Narciso. Tu te souviens? Tu m'as parle de tous ces gens qui t'empêchaient de venir le rencontrer lorsqu'il etait malade... Eh bien, cette ville est pleine de ce genre de personnes et Vael Capulet en est l'une des plus vicieuses et celles qui me veulent le plus de mal."


L'aristocrate sourit a son petit esclave et reprit un peu d'air, faisant une pause dans ses paroles.

"Monseigneur Lorenzo est un émissaire de Dieu sur Terre et un homme bien. Sa colère peut se justifier, mais sache que ce qu'il veut c'est ton bien. Il connait bien cette ville et t'aidera, avec moi bien sur, a comprendre le fonctionnement du monde qui t'entoure. Et Tu as eu droit a une leçon très importante aujourd'hui: lorsque quelque chose ne va pas, on vient en parler. Si Tu en viens tout de suite aux mains et aux larmes, Tu ne gagneras jamais rien, a part le mépris des gens de cette ville et des coups plus forts que les tiens.

On ne te veut aucun mal, mon garçon, Tu devrais le savoir. Dante ne serait pas fier de Toi s'il te voyait comme cela. Maitrise-Toi a l'avenir, d'accord? Je pense que monseigneur voudra bien accepter les excuses que Tu lui présenteras..."

_________________
Venez voir ça!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Alessandro Narciso

Dauphin de Vérone

Hors ligne

Dauphin de Vérone
Inscrit le: 23 Juin 2008
Messages: 53
Lieu de résidence: dans les bras d'un prince XD
Métier: dauphin de Vérone
Age: 19
Sexe: Masculin
Maître de: personne
Esclave de: anciennement d'escalus
Préférences: Homosexuel


MessagePosté le: Jeu 27 Nov 2008 - 21:46    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

- Vous m’avez mentit, vous m’avez trahit… Comment avez-vous osé me faire ça alors que j’étais près à vous suivre, à vous aimez…

Les gardes retenaient toujours fermement le jeune esclave qui pleurait de rage. L’évêque s’approcha alors, la main tremblante tendue vers lui. Alessandro ne comprenait pas ce geste, il pensait plutôt que l’acte du prêtre allait être violent, rapide et net. Et puis, un cri fut poussé : c’était l’évêque.

"Il est possédé par le Malin !"

Alessandro fut surpris, il voulut réfuter l’affirmation de l’évêque mais il fut stoppé par le prêtre qui l’agrippa violemment. Il fut alors mener de force par l’évêque vers une partie plus intime.

"Il faut l'exorciser ! Suivez-moi, Votre altesse !"

-Non, c’est faux ! Lâchez-moi sale rustre ! Vous êtes un menteur !

Alessandro voulut se débattre mais la poigne de Lorenzo l’en empêcha.
Quant ils furent hors de la basilique, Alessandro fut brusquement jeter contre l’une des colonnes. Il gémit fortement, son bras venait de faire un bruit étrange en se cognant contre la pierre. Le jeune esclave voulut se redresser mais son bras le fit souffrir douloureusement. Il se demanda alors pourquoi il souffrait ainsi…
Une gifle le ramena brusquement sur terre. Ses yeux apeurés et surpris se levèrent vers l’évêque. Il voulait comprendre ce geste qui semblait si déplacé en temps normal pour un évêque.


"Ceci n'est rien en comparaison de l'outrage que tu as fait à ton Prince pour avoir levé la main sur lui !"

Alessandro avala difficilement sa salive, comprenant que son geste était peut être un peu trop exagérer… Il n’eut pas le temps de répliquer, déjà, le prêtre tirait sur ses cheveux. Avec sa tête en arrière, il ne pu voir la dague arrivait. Il la sentit seulement, froide et lisse sur son cou. Il retira ses doigts des mains de l’évêque pour tenter de repousser la lame mais sans succès : le prêtre avait trop de force et son bras lui faisait de plus en plus mal.

"Tu ne mérites même pas la vie."

-Arrêtez, laissez-moi… Vous n’avez pas le droit. Vous vouliez faire de moi votre jouet mais vu que désormais je vois clair en vous, vous voulez m’éliminer. Vous êtes un lâche…

Alessandro se tu, ne finissant pas sa phrase : la lame commençait elle aussi à lui faire mal.
Ce fut a ce moment là que le prince décida d’intervenir. Il poussa doucement l’ecclésiastique, Alessandro porta rapidement sa main à son cou pour le masser. La voix d’Escalus s’éleva ensuite, elle était douce… Comme celle de Dante quand ils parlaient…


"Allons, monseigneur. Vous n'allez pas commettre une chose pareille ici et surtout pas sur la personne de mon fils. Il est jeune et il n'a pas tout compris, ou plutôt de travers. Nous sommes la, pour lui apprendre tout ce qu'il faut savoir sur le monde... N'étions-nous pas jeunes, un jour?"

Alessandro fut surpris par le prince, il attendait vraiment une autre réaction de sa part. Le jeune esclave aurait plutôt cru qu’Escalus était un homme froid, autoritaire, n’aimant guère qu’on l’offense.
Alessandro laissa ensuite le prince le prendre et l’emmener à l’écart. Il s’assit sans opposer de résistance.


"Tu vois, Alessandro, nous parlions de ton avenir, avec monseigneur, mais loin de nous est l'envie de te manipuler. Je désire te faire le plus grand honneur possible et t'adopter, ainsi que faire de Toi mon successeur. Je veux qu'après ma mort, Tu ne te retrouve pas a la merci de vautours, comme ce fut le cas a la mort de mon ami, Dante de Narciso. Tu te souviens? Tu m'as parle de tous ces gens qui t'empêchaient de venir le rencontrer lorsqu'il était malade... Eh bien, cette ville est pleine de ce genre de personnes et Vael Capulet en est l'une des plus vicieuses et celles qui me veulent le plus de mal."

Le jeune esclave baissa la tête. Il commençait à douter de lui, il commençait à comprendre lentement qu’il avait eu tord de faire une telle chose. Vael était donc comme ces monstres qui lui avaient brisé le cœur… Il venait surement de faire honte à son « père » mais aussi à l’évêque…

"Monseigneur Lorenzo est un émissaire de Dieu sur Terre et un homme bien. Sa colère peut se justifier, mais sache que ce qu'il veut c'est ton bien. Il connait bien cette ville et t'aidera, avec moi bien sur, à comprendre le fonctionnement du monde qui t'entoure. Et Tu as eu droit à une leçon très importante aujourd'hui: lorsque quelque chose ne va pas, on vient en parler. Si Tu en viens tout de suite aux mains et aux larmes, Tu ne gagneras jamais rien, a part le mépris des gens de cette ville et des coups plus forts que les tiens.

On ne te veut aucun mal, mon garçon, Tu devrais le savoir. Dante ne serait pas fier de Toi s'il te voyait comme cela. Maitrise-Toi à l’ avenir, d'accord? Je pense que monseigneur voudra bien accepter les excuses que Tu lui présenteras..."


Alessandro releva la tête doucement. Il regarda timidement et honteusement le Prince qui souriait, devant lui. Il tendit sa main meurtrie vers le visage d’Escalus. Le jeune esclave grimaça mais continua son geste. Ses doigts effleurèrent délicatement le petit bouc du prince puis ils remontèrent sur la joue gauche du prince. Alessandro enlaça ensuite brusquement son « père ».

-Aïe… Mmm… Je suis désolé de vous avoir frappé, je croyais n’être qu’un jouet pour vous, un bouche-trou pour votre pouvoir… Je croyais que vous vouliez de moi juste pour faire enragé cette personne…

Alessandro se recula ensuite un peu. Il essuya quelques larmes qui avaient perlées ses joues. Escalus ressemblait à peu à Dante, à ce moment là. Il renifla un peu puis il se tourna vers l’évêque. Il baissa les yeux face à cette silhouette si froide. Il chercha ses quelques mots puis il se lança.

-Mon prince à raison… J’ai vraiment mal agis… j’aurais du réfléchir avant d’agir, c’est peut être le défaut de la jeunesse… Je vous promets, monseigneur, de ne plus agir ainsi. Je vais apprendre à me contrôler, pour que vous soyez tous les deux fiers de moi. Pardonnez-moi, je ne recommencerais plus… C’est une méprise… J’ai vraiment cru que vous étiez comme les autres… Je regrette de mettre tromper. Je souhaite avoir une nouvelle famille…

Alessandro prit alors délicatement la main du prince et la serra tendrement.

-Je ferais tout pour que désormais vous soyez fier de moi, fier de votre fils si tel est votre désir, prince : plus aucun faux pas, j’apprendrais à me tenir correctement, à parler comme il faut…

Alessandro se remit alors dans les bras du prince, comme pour rechercher ce qu’il avait perdu dans la personne de Dante, la protection et l’amour d’un père.
C’est à ce moment précis qu’Alessandro se jura de ne plus jamais, jamais faire de tord à la famille d’Escalus, de ne plus se comporter comme un petit sauvage. Désormais, il ferait tout son possible pour être digne de ce qu’ils attendaient de lui. Désormais, il serait le digne et fier fils d’Escalus, Prince de Vérone, et de Dante Narciso, comte de Narciso…


-Je vous jure de pourrir la vie de cette personne… Vael. De me battre pour vous, je ne veux pas vous perdre comme j’ai perdu mon père. Je ne laisserais plus jamais personne souillé votre personne… Notre famille…
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Ven 28 Nov 2008 - 20:43    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur Répondre en citant

N'avaient-ils pas été jeunes un jour ? Si mais Alessandro devrait apprendre à vieillir conformément à ce qu'il imaginait ou bien le poids des responsabilités, le cadeau empoisonné du Prince s'en chargeraient pour lui. S'il restait aussi innocent que maintenant, il en ressortirait cassé, éreinté et malade. Monsignor Lorenzo ne voulait souhaiter une telle déchéance à personne. En tout cas, pas à celui dont on lui avait demandé de prendre sous son aile.

La question avait été réthorique. Giovanni en avait parfaitement conscience aussi sa seule réponse fut un long clignement d'accord. Sa main prit son envol loin de la gorge du brun et ses yeux de mercure furent un instant cachés par de longues rangées de cils. Lorsqu'il darda à nouveau son regard sur la création du seigneur, Escalus éloignait l'esclave comme une poule protégeait son poussin. Il eut un instant l'idée que la comparaison était ridicule jusqu'à ce qu'il se souvienne que cet esclave allait devenir l'enfant adoptif du souverain. Après la scène qu'il avait faite ! L'évêque eut un vertige et s'appuya discrètement à la rembarde de pierre qui longeait le jardin, portant sa main à son front. L'effet de la colère se dissipait et les conséquences de l'utilisation de son pouvoir apparaissaient. Lui aussi devenait vieux. Il n'avait pas non plus l'habitude d'utiliser son pouvoir de manière aussi poussée. Il n'écouta que d'une oreille distraite les justifications que donnaient le Prince à l'esclave.

Si son visage apparu tout aussi distrait et détendu, son attention l'était beaucoup moins. La main qu'il passa sur le visage barbu ne lui échappa aucunement. Etait-ce parce que c'était l'endroit où il avait frappé ou bien parce que... Il faudrait qu'il apprenne à se méfier de lui-même et de ses gestes. Certes, ils étaient ici en petit comité mais en public un tel geste pourrait être mal interprété. Et le peuple ne comprendrait pas, l'uranisme ne pouvait être compris par le peuple et jamais il n'accepterait un Prince qui n'avait que pour seul mérite d'avoir tapé dans l'oeil de son prédécesseur, dans l'oeil ou autre part... Giovanni comprit que l'esclave n'allait pas tarder à s'adresser à lui. Il eut juste le temps pour reprendre une pose un peu plus distinguée avant qu'il ne parle.

Les excuses s'égrenèrent les unes après les autres, avec une maladresse qui fit sourire l'évêque mais pas son masque de dignité. Cela venait du plus profond de son âme sans aucun doute possible. Giovanni se voyait encore tenir le rôle du grand méchant loup. Mais ce que quelques siècles plus tard on apellerait la technique du bon flic et du mauvais flic s'arrêta là. Cela n'était plus nécessaire pour le moment. Au lieu et en place de quoi, son visage grave se détendit et il prit l'expression 28 : celle d'un visage bienveillant qui n'oubliait rien mais pardonnait avec grandeur, un visage devant lequel on ne pouvait que reprendre confiance mais qui pourtant ne vous laissait pas oublier la leçon. Miséricordieux mais pouvant sermonner. L'évêque eut un geste lent et apaisant dans le vide, s'approchant d'Alessandro sans l'effleurer :

"Ce n'est aucunement le défaut de ta jeunesse mais celle de ton inexpérience, mon enfant. N'aie crainte, Alessandro, futur Prince de Vérone, nous t'enseignerons tout cela, nous t'enseignerons ton nouveau rôle. Va maintenant. Profite de ton père l'âme tranquille."

Le mouvement suivant d'Alessandro le fit croire qu'il avait un peu trop pris ses paroles au pied de la lettre. Il ne pensait pas à profiter dans ce sens là. Il rendait grâce au seigneur qu'aucun moinillon ne passait dans les parages. Se tenir la main était tellement...licencieux ! Pourtant lorsqu'Alessandro se blotit à nouveau dans les bras de son 'père', l'homme d'Eglise ne put s'empêcher de sourire. La commissure de ses lèvres, aux intonations sadiques, rompaient avec l'apparente compréhension qui se dégageait de ce sourire numéro 65. Il les trouvaient si mignon ensemble ! L'homme, le Prince, le roi, fier et digne, ses gestes étaient surs et calculés recelant une grande expérience ! L'autre, l'enfant, l'esclave, le successeur, quémandant du réconfort et de l'attention, ses mouvements étaient plein d'une grâce innocente et d'une candeur aussi tendre qu'un morceau de gourmandise. Ahhhh... Qu'est-ce qu'il les mettrait bien dans son lit. L'un ou l'autre, même, apothéose !, les deux ensemble, uniquement pour le Plaisir. L'évêque partait dans ses rêves dans la contemplation de la scène, oubliant que la grande expérience du Prince pourrait facilement ce qui se cachait derrière un tel sourire heureux.

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Contenu Sponsorisé



MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:53    Sujet du message: Le seigneur et un pauvre pécheur

Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vérone Index du Forum -> Ville -> Basilique San Zeno Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com