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Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée"

 
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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2008 - 12:02    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Vincenzo arriva assez tôt au rendez-vous, étant donné qu’aucune heure n’avait été fixée. Il soleil déclinant légèrement tintait de rosé le ciel nuageux de Vérone. Les couleurs étaient magnifiques et le regard du jeune noble se perdit dans l’infinité du ciel l’espace de quelques minutes. Il était adossé au mur de l’auberge non loin de la porte.

Quelques vagabonds passaient près de lui sans le regarder. Ils ignoraient sans doute qu’il était noble et qu’il avait de l’argent sur lui, rien ne laissait penser qu’il possédait une quelconque richesse. En effet, Vincenzo n’était pas habillé en rapport à son rang. Il était vêtu d’un simple pantalon de toile et d’un haut rouge très sombre sans manche, en toile également. Ce n’était pas des tissus nobles, et il n’avait pas de bijou sur lui. Le seul objet de valeur qu’il avait était sa dague, une dague en argent. Il ne s’en serait jamais séparé, malgré le fait qu’il ne veuille pas que l’on reconnaisse son rang. Il l’avait mise dans un fourreau simple, qui était loin d’être richement décoré. A moins de regarder l’arme de près et de la sortir de son fourreau, on n’aurait pu dire qu’elle était en argent. Même l’attitude générale de Vincenzo ne pouvait laisser supposer qu’il n’était pas du quartier.

Il était sortit de chez lui dès qu’il en avait eu la possibilité et à présent, il attendait calmement Lucci, adossé au mur de l’auberge "la Roue Brisée". Ses parents ignoraient bien sur qu’il était parti, et encore plus qu’il était parti pour retrouver un Capulet. Mais cette histoire de guerre entre les familles, Vincenzo s’en fichait plutôt. Il jugeait les gens sur leur personnalité. Mais là n’était pas la question.

Il lui restait en mémoire le geste de la veille. Lorsque Lucci l’avait... Vincenzo ferma un instant les yeux. Une fois de plus cette image passa dans sa tête. Le visage de Lucci si près du sien, le contact de leur lèvres. Le jeune Calienni aurait pu le repousser, mais il ne l’avait pas fait. Il aurait pu, à présent, ne pas vouloir le revoir. Mais il était là, à l’attendre, au fond de lui, il avait hâte de le revoir.

Un homme passa sans regarder où il allait et bouscula Vincenzo. C’était un homme assez riche, d’après ses vêtements, peut-être un noble. Il fusilla du regard le jeune garçon et, de sa voix forte et grave, commença à lui dire qu’il devrait regarder où il allait. Il attirait l’attention sur lui et sur Vincenzo, comme pour prendre à témoin les passants qui pourtant n’avaient rien vu. Bien évidemment, les gens se rangeaient du côté du riche homme, ne voulant pas avoir des problèmes avec lui ; et Vincenzo soupira mentalement. Dire qui lui aussi était un noble. On devait l’imaginer tout avec ce genre d’attitude et de caractère. L’homme continuait de râler, mais Vincenzo ne l’écoutait pas vraiment, il entendait simplement le son fort et grave de sa voix. Lorsque le noble se tût, Vincenzo s’excusa poliment, sans pour autant parler comme l’aurait fait un noble. S’excuser était préférable, même s’il n’était pas en tord. Il ne pouvait faire face à l’autre homme sans se montrer sous son identité de Vincenzo Calienni. Cela évitait donc qu’on apprenne qui il était. Cela évitait aussi d’attirer trop l’attention sur lui.


« Excusez-moi, je... »

Il ne put finir sa phrase que l’homme lui donna un coup de genou dans le ventre et s’éloigna. Le jeune Calienni ne broncha pas et ne leva même pas les yeux vers l’homme qui devait sans doute afficher un sourire satisfait. Les passants le regardèrent et s’éloignèrent de leur côté, sans s’occuper de l’adolescent. Vincenzo soupira légèrement et s’adossa à nouveau confortablement contre le mur de l’auberge, attendant l’arrivée de Lucci. Personne ne se préoccupa de lui, l’histoire était déjà oubliée.
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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2008 - 12:02    Sujet du message: Publicité

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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2008 - 18:34    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

L'astre du jour laissait filtrer ses derniers rayons flamboyants, parant de rouge et d'or les nuages comme les maisons lorsque Lucci arriva à proximité de l'auberge du rendez-vous, "La Roue Brisée". C'était un grand établissement avec un façade tout en bois et en pierre claire, accueillant, avec pour toute enseigne une roue de charriot, dont l'un des rayons était brisé, pendant au-dessus de la porte au gré de la brise du soir. Dans son habillement, le jeune Capulet avait opté pour la simplicité, portant une tunique lègère, bleu pâle, accompagnée d'un pantalon de toile marine. Décidément, il aimait bien le bleu.

Il avait attendu la fin de la journée avec une impatience mêlée d'appréhension. En effet, il n'avait pas arrêté de repenser au bref instant durant lequel les lèvres de Vincenzo et les siennes étaient entrées en contact. Et maintenant, il doutait... Il avait peur que personne n'attende devant l'auberge. Ou bien que Vincenzo ne soit venu uniquement pour lui faire des reproches, le premier moment de surprise passé. Ou encore qu'il soit là, qu'il se mette à l'embrasser passionnément, glissant ses mains sous sa tunique, ... Le Capulet secoua la tête pour chasser ces pensées. D'ailleurs, il était bientôt arrivé...

Lorsqu'il arriva devant l'auberge, il vit un attroupement, près de la porte. D'après ce qu'il entendait, un riche marchand, ou un noble, était en train d'invectiver avec véhémence un passant qui l'avait bousculé... Lucci, tout en restant à bonne distance - ses yeux ambrés et ses cheveux d'une pâleur presque irréelle par rapport aux autres habitants de la ville le faisaient reconnaître trop facilement - se décala pour voir de quoi il retournait. Il put apercevoir le marchand, un homme bedonnant avec une barbichette noire taillée en pointe complètement ridicule sur son visage bouffi, et le reconnut sans peine. Il s'agissait de l'un de ses intermédiaires à Vérone lorsque Lucci ne s'y était pas encore installé. D'ailleurs, ce dernier l'avait récemment contacté pour lui demander de lui prêter de l'argent... Le Capulet essaya d'apercevoir l'interlocuteur du marchand, mais n'y parvint pas. La foule avait refermé son cercle et il ne voyait plus rien.

Puis, la dispute parut prendre fin, et le marchand s'éloigna dans la direction opposée à Lucci. La foule commença également à s'écarter, et le blond vit Vincenzo, adossé au mur à côté de l'auberge. Une flopée de sentiments passa dans ses yeux, n'y restant qu'une fraction de secondes, à chaque fois accompagné par une pensée: la joie *Il est venu!*, la peur *Qu'est-ce que je vais lui dire*, la colère *C'est lui que cet idiot a insulté?*, ... Mais elles disparurent bien vite. Un sourire éclaira un instant son visage, le faisant rajeunir de plusieurs années, puis il disparut lui aussi.

Lucci s'approcha de Vincenzo, un léger sourire reprenant place sur son visage. Néanmoins, un observateur très attentif aurait pu détecter la petite lueur d'anxiété qui s'était logée au fond des prunelles du blond... S'arrêtant à un ou deux mètres du Calienni, Lucci souffla, murmurant presque le prénom de Vincenzo, trouvant à chacune de ses syllabes une saveur toute particulière...


"Vincenzo..."

Puis, Lucci s'interrompit, ne sachant pas quoi dire. Il craignait de fâcher le brun, d'ailleurs peut-être l'était-il déjà... Non, car sinon, il ne serait pas venu. Mais d'autre part, en ne disant rien, il risquait aussi de le vexer... Et en engageant la conversation sur un sujet banal, comme le magnifique coucher de soleil de ce soir ou bien l'imposant marchand sans éducation qui venait de quitter les lieux, il risquait également de le vexer. Finalement, le blond opta pour un compromis entre les trois options.

"Désolé d'être en retard..."

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Mar 23 Sep 2008 - 01:25    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Peu après que l’homme soit parti, Vincenzo vit Lucci approcher. Il ne regarda même pas s’éloigner celui qui l’avait bousculé, son attention étant complètement captée par le jeune homme qui arrivait, en souriant légèrement. Certes, Lucci souriait, mais Vincenzo voyait bien au fond de ses yeux qu’il était un peu anxieux. Après ce qui s’était passé la veille, ce n’était pas étonnant. Vincenzo aussi l’était, il ne savait pas trop comment réagir, il ne savait trop quoi dire pour lancer la conversation. Une fois qu’ils seraient partis sur un sujet et que l’ambiance se ferait plus détendue, plus romantique –Vincenzo chassa cette dernière idée en secouant mentalement la tête- il n’y aurait plus de problème.

Vincenzo laissa donc Lucci prendre la parole le premier et le blond appela le jeune Calienni, soufflant à peine son prénom, comme un tendre murmure. Vincenzo aimait la façon dont Lucci prononçait son prénom. Il lui sourit en le regardant calmement dans les yeux. Lucci hésitait, et Vincenzo, silencieux, ne devait pas vraiment l’aider. Le Capulet semblait ne pas savoir quoi dire, puis finalement s’excusa de son retard. Vincenzo répondit sur un ton sérieux :


« Ne t’en fais pas, nous n’avions pas fixé d’horaire. »

Puis il sourit tendrement à Lucci et lui prit les mains -nullement gêné de ce geste- pour que le blond s’approche davantage de lui. Car au fond, tout ce qui comptait pour Vincenzo, en ce moment-même, c’était d’être avec Lucci. Il regardait son aîné avec douceur et lui dit :

« Tu veux qu’on rentre maintenant ? »

En demandant cela, il avait désigné d’un léger signe de tête l’auberge juste derrière lui, là où ils s’étaient donné rendez-vous. Ils pouvaient en effet rentrer tout de suite, ce qui aurait été logique, mais il pouvaient aussi rester encore un peu dehors. Pas juste devant l’auberge, bien sûr, ce n’était pas discret et ce n’était pas nom plus très agréable. Quoique la simple présence de Lucci aurait rendu agréable, pour Vincenzo, à peu près n’importe quel endroit...
Mais là n’est pas la question, et justement, en parlant de question, Vincenzo continua :


« Ou on marche un moment, profitant des dernières lumières du jour ? »

Le soleil avait bien décliné et ses quelques derniers rayons remontaient de par-derrière les maisons. C’était très agréable, même si cela ne durerait que quelques minutes, une vingtaine tout au plus. Et puis, marcher à la nuit tombée était aussi agréable, de toute façon.

Vincenzo regardait doucement Lucci, attendant sa réponse. Quel que soit son choix, cela conviendrait au brun, de toute façon.



[HRP : désolée du retard, je n'avais plus d'ordi ni d'internet ^^" en plus la réponse est vraiment pas terrible ><]
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Sam 27 Sep 2008 - 10:48    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

[Pas grave xD Je suis moi aussi en retard >.<]

Vincenzo lui répondit qu'il n'avait pas à s'en faire, qu'ils n'avaient pas fixé d'heure... Puis, il lui fit un sourire - et quel sourire! Lucci dut à grand-peine s'arracher à la contemplation des lèvres de Vincenzo... Le jeune brun l'envoûtait totalement, ça en devenait grave. Puis, ce dernier lui prit les mains pour le rapprocher de lui... et il fallut à Lucci toute sa maîtrise de lui-même pour s'empêcher d'attirer le Calienni contre lui et de l'embrasser. Ils étaient en rue, il y avait des gens... Cela ne se faisait pas.

Lucci sourit à son tour à Vincenzo, et ce dernier lui demanda s'il voulait qu'ils rentrent maintenant. Lucci jeta un coup d'oeil à l'extrémité de la rue, où on voyait l'astre de feu à la limite de l'horizon, juste au-dessus des toits de bois des maisons. Ils pouvaient encore rester dehors quelques minutes... Vincenzo proposa cette dernière possibilité à Lucci quelques instants plus tard, comme s'il lisait dans ses pensées.


"Oui, faisons un tour... C'est vrai que la luminosité est exceptionnelle."

Lucci, à regret, lâcha une des mains de Vincenzo, mais garda l'autre serrée dans la sienne. Ils se mirent tous deux en marche, remontant la rue face au soleil. Lucci avait un léger sourire qui flottait sur ses lèvres, et caressait doucement le dos de la main de Vincenzo avec son pouce. Ils déambulèrent ainsi dans les rues pendant un certain temps - vingt minutes, peut-être trente? - croisant autant de riches marchands que de pauvres hères, dans le brouhaha d'une ville qui ne perd pas son animation juste après le coucher de soleil.

Puis, ils revinrent à proximité de l'auberge. Ils se trouvaient dans une petite rue avec des sortes d'arcades qui pouvaient protéger les passant du soleil ou de la pluie, assez peu animée comparé au reste de Vérone à la nuit tombée. Ils croisèrent seulement un passant, pressé, qui se dirigeait dans la direction opposée à la leur. Sinon, personne.

Le blond s'arrêta alors, à l'ombre de l'une de ces arcades, la main de Vincenzo toujours dans la sienne. On pouvait voir ses yeux briller dans la semi-obscurité, et un léger sourire flotter sur ses lèvres. Doucement, presque délicatement, il posa sa main sur la joue de Vincenzo, puis la fit glisser jusqu'au menton du brun, en une douce caresse. Il regarda un instant son vis-à-vis dans les yeux, puis, approchant son visage, il posa ses lèvres sur celles de Vincenzo. Il ferma les yeux, s'imprégnant au maximum du goût sucré des lèvres du Calienni. Le baiser avait duré une éternité qui ne lui avait paru être qu'une fraction de seconde, ou bien était-ce peut-être l'inverse, il ne savait plus. Finalement, avec tout autant de douceur, il lâcha les lèvres de Vincenzo et se recula un peu, replaçant sa main sur la joue du brun.

Mais, il resta en face de lui, sans se détourner comme la fois précédente. Une question muette dansait dans ses yeux, il avait besoin de savoir. Lui ne regrettait absolument pas ni ce baiser, ni le précédent, mais en était-il de même pour Vincenzo? Après tout, ce dernier s'exposait beaucoup plus que lui, étant encore soumis à l'autorité de ses parents...


[J'ai un peu skippé l'épisode de la balade, mais si tu veux qu'il s'y passe quelque chose de particulier, pas de problème, hein? XD]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Dim 28 Sep 2008 - 23:40    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Lucci opta pour faire un tour, ce qui satisfit le jeune Calienni. Il était vrai que la luminosité était exceptionnelle, comme l’avait si bien dit le blond. Ils avancèrent un moment face au soleil. Le brun regardait le blond du coin de l’œil. Il souriait et Vincenzo faisait de même. Les raisons de son sourire étaient multiples. Tout d’abord, le simple fait d’être en train de marcher par une si belle soirée, et en plus de le faire avec Lucci. Il y avait aussi le simple fait que Lucci sourit - son sourire était tellement beau-. Mais ce n’était pas tout. Il y avait aussi la douce caresse que le blond appliquait sur la main du brun avec son pouce. C’était agréable. Vraiment agréable.

Quand ils s’arrêtèrent, le brun ne savait pas combien de temps il s’était écoulé et il aurait été incapable de retrouver le chemin qu’ils avaient empruntés un instant plus tôt. Il aurait également été incapable de dire combien de personnes ils avaient croisé et s’il en connaissait certaines. La seule chose dont il était sûr, c’est qu’à présent, la faible et magnifique lueur du crépuscule avait laissé place à la pénombre de la nuit naissante. Lucci et lui étaient à présent dans une petite rue avec des arcades, dans l’ombre de l’une d’entre elles.

Ils étaient face à face, et les yeux de Lucci semblaient briller et son sourire aurait presque pu hypnotiser Vincenzo. Le brun souriait aussi, d’un sourire calme et doux, plongeant son regard de rubis dans celui de son vis-à-vis. Le temps sembla s’arrêter pour ne reprendre que dans une infinie douceur lorsque la main de Lucci se posa sur la joue de Vincenzo. Une infime caresse le temps que la main glisse jusqu’au menton, puis le visage du blond qui se rapproche de lui. Puis le contact de ses lèvres contre les siennes. Le temps passa trop vite. Déjà le contact de ses lèvres était rompu. Vincenzo aurait bien aimé que ce baiser dure davantage, il aurait aimé gouter aux lèvres de Lucci pendant plus longtemps, et peut-être même de manière plus intense. Le brun se donna une gifle mentale pour penser à autre chose. Depuis la veille, il pensait vraiment n’importe quoi !

Pourtant, Vincenzo sourit doucement, voyant que cette fois Lucci ne se détournait pas. Le brun posa sa main sur celle de Lucci qui était à nouveau sur sa joue. Il regardait les yeux de Lucci, ses yeux magnifiques. Il semblait attendre une réponse de Vincenzo. Une réponse à une question non formulée, mais que le brun avait tout de suite lue dans les yeux du blond. Lucci voulait savoir la réaction de Vincenzo. Savoir s’il regrettait ou non ce geste. Peut-être pour savoir s’il voulait aller plus loin...

Si cela avait été la dernière fois, Lucci n’aurait pu voir que de l’incompréhension dans le regard de Vincenzo, un grand vide, et il se serait probablement fait une idée fausse, pensant que Vincenzo le détestait pour ce qu’il avait fait. Mais là, il n’y avait pas de doute possible. Vincenzo regardait calmement Lucci en souriant doucement, cherchant mentalement comment formuler le fait qu’il ne regrettait rien, qu’il en avait même envie. Parce qu’à présent, il savait, ce qu’il ressentait pour le blond. Il savait, et surtout il se l’était admis.

Les mots qui lui venaient étaient trop faibles pour dire ce qu’il voulait dire, alors, il remplaça les mots par l’action. Tenant toujours tendrement la main posée sur sa joue, il la décala avec douceur pour ensuite se rapprocher de Lucci. Lentement, il approcha son visage de celui du blond, puis il déposa ses lèvres sur les siennes. Ce contact ne dura pas longtemps, quelques instants seulement, mais il était la réponse la plus nette que Vincenzo avait trouvée. Lorsqu’il se recula pour contempler le visage de Lucci, il lui sourit.


« Je ne regrette rien, et je ne regretterai rien »

Il ne regretterait rien s’ils allaient plus loin. Il ne regretterait rien si ses parents découvraient qu’il voyait un Capulet en secret. Il ne regretterait rien, et ce, peu importe ce qui se passerait.


[HRP : non non, la promenade, ça va très bien XD]
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Mar 7 Oct 2008 - 21:37    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

[HRP: Nickel alors ^^ Et déso' du temps de réponse >_<]

La première chose que Lucci sentit, une fois que son cerveau se fut remis en marche après le baiser, fut la main, chaude et douce, du Calienni sur la sienne. La première chose qu'il vit dans la semi-obscurité des colonnes fut le sourire de Vincenzo. Un sourire doux, calme, assuré. Mais assuré dans quel sens? Allait-il lui dire qu'il ne l'aimait pas? Même si tout ce qu'il observait infirmait cette hypothèse, Lucci ne pouvait éviter d'envisager la possibilité. Il envisageait toujours le pire... Un éclair de doute traversa ses prunelles, voyant que Vincenzo ne répondait pas. Il allait se détourner, s'excuser, faire n'importe quoi pour briser ce silence...

Mais Vincenzo se décala légèrement, et Lucci s'arrêta, cessant presque de respirer. Le brun allait le gifler, s'enfuir, s'en aller le regard plein de reproche, c'était certain, il allait l'insulter, ne plus pouvoir le voir, ... Poser les lèvres sur les siennes. Le temps que Lucci réalise cela, elles s'étaient déjà détachées... Et Vincenzo le regardait en souriant.


« Je ne regrette rien, et je ne regretterai rien »

Une vague de chaleur parcourut le corps de Lucci. Vincenzo ne regrettait pas. Vincenzo ne le détestait pas. Vincenso était là, lui souriait, disait qu'il ne regretterait rien. Le sourire refit doucement son apparition sur les lèvres de Lucci.

"Moi non plus. Ni maintenant, ni jamais..."

Lucci avait presque murmuré les derniers mots. Il avança d'un pas, faisant reculer le brun contre la colonne la plus proche, et écarta sa main avec celle de Vincenzo du visage du Calienni. Il plaqua doucement celles-ci contre la colonne puis s'avança, goûtant une fois, deux fois aux lèvres du brun, presque timidement d'abord puis plus passionnément, tout en restant tendre dans ses gestes... Il savait ce qu'il ressentait pour le brun, même si la veille il ne l'avait pas admis...

Il se détacha à contre-coeur de ces lèvres, de ce regard qui le faisait fondre, de ce visage qui attirait son regard et qui faisait apparaître son sourire sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit. Il effleura une dernière fois les lèvres de Vincenzo, avant de se reculer légèrement. La semi-obscurité qui régnait un instant, ou une éternité, plus tôt s'était transformée en pénombre. S'ils ne partaient pas maintenant, ils ne retrouveraient plus le chemin de l'auberge... Mais si cela n'avait tenu qu'à lui, Lucci serait bien resté là toute la nuit, à embrasser le Calienni, voire plus...


"Il faudrait y aller... On ne saura plus retourner à l'auberge sinon."

Lucci prit doucement la main du brun dans la sienne, l'incitant à le suivre...

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Mer 8 Oct 2008 - 21:03    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Lucci ne plus ne regrettait rien, et le cœur de Vincenzo sembla s’embrasser à ses mots. Et le jeune Calienni se laissa faire lorsque le Capulet le fit reculer contre la colonne la plus proche. Leurs lèvres se frôlèrent en un timide baiser, puis les deux jeunes gens s’embrassèrent plus passionnément. Vincenzo aurait voulu que le temps s’arrête, il aurait voulu rester ainsi pendant des heures, plus rien d’autre ne comptait en cet instant. Sans même s’en rendre compte, le brun avait passé ses bras autour de la taille de Lucci, l’attirant davantage contre lui, mais avec douceur. Il du refreiner ses envies d’aller plus loin, de laisser ses mains brûlantes de désir explorer le dos du blond. Il se contentait de le tenir tendrement contre lui et de l’embrasser avec passion.

Puis le contact si agréable de leurs lèvres se coupa. Vincenzo regarda Lucci qui s’écartait légèrement de lui et le laissa faire. Autour d’eux l’ombre de na nuit avait gagné du terrain, mais Vincenzo ne s’en occupait pas vraiment. Il avait tout ce dont il avait besoin. Il aurait voulu reprendre ce baiser, voire même aller bien plus loin, mais le blond avait raison. S’ils ne partaient pas maintenant, ils ne sauraient pas retrouver le chemin de l’auberge. Et ce n’était pas la peine de compter sur la connaissance de la ville qu’avait Vincenzo, car il aurait été à présent incapable de dire où il était.

Lucci prit les devants, prenant doucement la main de Vincenzo, afin de se rendre avec lui à l’auberge. Le brun le suivit, se rapprocha un peu de lui, entourant presque le bras de Lucci des siens, le gardant contre lui. Les rares passants devaient sans doute les regarder étrangement, mais Vincenzo s’en fichait. Aujourd’hui, il ne se préoccupait pas de ne pas se faire voir par des gens qu’il connaissait en temps que l’héritier de la famille Calienni. Si cela se trouvait, il en avait croisé. Si cela se trouvaient, ils l’avaient reconnu et en parleraient à son père. Mais même cette pensée n’arriva pas à briser le bonheur dans lequel Vincenzo baignait actuellement.


« Tu as raison... »

Sa voix douce et calme était un murmure à peine plus fort que le souffle du vent. Il avait parlé d’un ton légèrement pensif, ne se préoccupant pas vraiment du chemin à prendre.

Se laissant entrainer par Lucci, il arriva devant l’auberge. Il dut faire appel à toute sa maîtrise pour ne pas embrasser le blond une nouvelle fois, et se contenta de lui sourire tendrement.


« On rentre ? »

Il avait demande cela avec douceur, sans quitter le blond des yeux. Son regard était tout aussi doux que le son de sa voix.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Dim 19 Oct 2008 - 20:32    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

[C'est pas du grand RP, désolée... >_<]

Vincenzo avait entouré le bras de Lucci des siens, presque, pour le garder contre lui... Les gens qu'il croisait dans la rue ne faisaient pas attention à eux, et, de toute façon, qui les aurait reconnu dans la pénombre de la rue? Le Calienni lui murmura, pensif, qu'il avait raison, et le blond effleura en réponse sa tempe de ses lèvres. De toute façon, personne ne les regardait, alors...

Puis, ils arrivèrent devant l'auberge, et Vincenzo demanda s'ils rentraient. Lachant sa main, Lucci passa un bras autour de la taille du brun et lui répondit avec un sourire.


"Bien sûr."

Puis, il poussa la porte. La salle de l'auberge devait être aux trois-quarts pleine, et personne ne faisait attention à eux. Un personnage rougeaud et moustachu, qui devait avoir la cinquantaine, s'approcha d'eux. Lucci devinait qu'il s'agissait du patron, qui avait repéré à l'oeil deux clients fortunés à plumer, sans doute... Celui-ci ne parut pas remarquer le bras que le Capulet avait passé autour de la taille du brun. Il avait sans doute l'habitude... Peu de monde, somme toute, venait à l'auberge uniquement pour manger et passer une nuit de sommeil dans un lit décent avant de repartir. Lucci sourit à Vincenzo puis s'adressa à l'aubergiste.


"La chambre de droite du troisième, la plus grande, pour la nuit. Tenez."

Lucci sortit distraitement de la bourse qu'il avait à la taille une demi-douzaine de pièces d'or, qu'il tendit à l'aubergiste. Ce dernier fit des yeux ronds. La somme que lui donnait Lucci représentait plus que ses gains de tout un mois, même si ce mois était excellent... Il fit une révérence en balbutiant un "Monsieur" quasi inaudible puis se précipita dans les cuisines, comme s'il ne croyait pas à sa chance. Lucci désigna d'un signe de tête l'escalier à côté d'eux.

"Tu viens?"

Entraînant le Calienni avec lui, il se dirigea vers l'escalier et commença à en gravir les marches, toujours sans lâcher les hanches du Calienni, mais l'escalier se rétrécissait et il dut bientôt retirer sa main de la taille de Vincenzo...

"Passe devant, je te suis..."

Regardant Vincenzo monter les marches avant lui, Lucci ne put s'empêcher d'imaginer les muscles finement dessinés qui devaient se trouver sous la tunique de celui-là... Enfin, vu comment les choses se passaient, il aurait sans doute rapidement le loisir de les contempler sans tunique au-dessus... Le blond se gifla mentalement pour écarter les images assez peu catholiques qui lui venaient en tête et s'engagea dans l'escalier à la suite du brun.

Une fois parvenu à son tour au sommet des marches, au troisième et dernier étage du bâtiment, Lucci vit que Vincenzo s'était arrêté au croisement de deux couloirs, toujours dos à lui. L'attendait-il? Hésitait-il sur le chemin à prendre? Le Capulet déposa ses lèvres au creux du cou du Calienni en un léger baiser puis murmura d'un ton charmeur:


"Viens..."

Et, sans le lâcher, s'engagea dans le couloir de droite, celui qui menait à la chambre...

[J'te laisse le soin de faire la description de l'intérieur, j'ai pas d'idée xD Mais si ça te dérange, je peux toujours éditer...]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Mar 28 Oct 2008 - 16:42    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Lucci passa un bras autour de la taille de Vincenzo et entra dans l’auberge. Le brun se laissa entrainer en souriant légèrement. A l’intérieur, personne ne semblait faire attention à eux, pourtant, il y avait pas mal de monde à cette heure-ci. Les gens discutaient, sans même se retourner vers la porte. C’était aussi bien.

Vincenzo regarda un homme s’approcher. C’était sans doute le patron de l’auberge. Son idée se confirma lorsque Lucci réserva une chambre. Le blond semblait bien connaitre l’auberge. Il avait l’air de savoir où se situait la meilleure chambre. Vincenzo sourit. Il aurait pu payer, mais Lucci le fit, et de manière très généreuse. A le voir, l’aubergiste n’en croyait pas ses yeux.


"Tu viens?"

Vincenzo emboita le pas de Lucci, se dirigeant vers l’escalier. Le bras de Lucci toujours à sa taille, il monta l’escalier calmement. L’escalier menaçait de se rétrécir, mais Vincenzo préférait rester le plus longtemps possible contre Lucci, avant qu’ils soient obligés de se séparer pour monter l’escalier l’un derrière l’autre. Toutefois, l’escalier se rétrécit finalement, et il était impossible aux deux jeunes gens de continuer de montrer ainsi. Ce fut Lucci qui agit en premier, lâchant la taille de Vincenzo et lui disant :

"Passe devant, je te suis..."

Le brun obéit à moitié à contrecœur car il n’avait pas envie de lâcher Lucci, mais d’un autre côté, il n’avait pas le choix. Accélérant légèrement son pas, il monta prestement les dernières marches qui menaient à l’étage tant désiré. Arrivé en haut, il attendit Lucci. Il savait où se trouvait la chambre, Lucci l’avait dit en la demandant à l’aubergiste, mais il n’allait pas y aller tout seul. Le couloir était plus large que l’escalier, alors autant attendre le blond, non ?

Lucci déposa ses lèvres dans le creux du cou du brun qui lui adressa un sourire. C’était agréable. Vincenzo ne put s’empêcher d’en vouloir davantage, et le ton charmeur que Lucci employa... Non, il ne devait pas penser à ça. Le brun chassa prestement cette idée de sa tête et accompagna Lucci à la chambre.

La porte s’ouvrit, dévoilant une pièce agréable dans sa simplicité. Vincenzo entra d’un pas dans la pièce. Les tons beige et lin étaient doux et passe-partout. C’était un ensemble discret qui pouvait convenir à tout le monde. Le lit, sur le mur du fond, était bien fait, et sur la droite, il y avait une table en bois. La pièce était accueillante malgré qu’elle soit dépouillée et cette impression de simplicité agrandissant encore l’espace.

Mais très rapidement, l’attention de Vincenzo se détourna de la pièce pour se reposer sur Lucci, qui n’était pas entré. Il prit le blond par la main, le tira doucement vers lui, lui laissant le soin de fermer la porte avec le pied s’il le voulait. Là, il passa ses bras autour de la taille du blond, le tenant contre lui.


- Lucci...

Sa voix n’était qu’un murmure tendre. Il fit descendre ses mains un peu plus bras, entre le bas du dos et les fesses et embrassa doucement Lucci. Puis il s’écarta, laissant ses mains glisser sur les côté de Lucci avant de prendre ses mains. Il lui adressa un sourire tentateur et l’entraina vers le milieu de la chambre.


[désolée, pas du tout d’inspiration ^^’’]
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Jeu 13 Nov 2008 - 22:32    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

[Pas de souci ^^ Et désolée du temps de réponse ^^']

La décoration de la chambre était telle qu'on l'avait décrite à Lucci. Dans les tons beige, s'il existait une couleur plus neutre elle n'était pas connue du Capulet, la chambre était meublée avec une simplicité luxueuse qui lui donnait un charme certain. Le blond était resté sur le seuil, les yeux fixés sur Vincenzo, un léger sourire aux lèvres. Il était beau... Et paraissait tellement jeune en même temps. Il devait avoir quoi... Seize ans? Dix-sept peut-être?

Mais le Calienni ne laissa pas à Lucci le loisir de réfléchir plus longtemps. Lui prenant la main - cette main, qui lui paraissait tellement douce, tellement chaude dans la sienne - il l'attira contre lui, simplement. Le blond entoura à son tour Vincenzo de ses bras, et ils restèrent un instant enlacés, un instant qui n'appartenait qu'à eux, un instant pendant lequel Lucci avait enfoui sa tête dans les cheveux bruns du Calienni, respirant leur odeur, se disant que c'était là un parfum dont il pourait s'enivrer des heures durant sans s'en lasser...


- Lucci...

Et cette voix... Douce, si tendre qu'elle fit se redresser un peu Lucci, au moment où il sentait les mains de Vincenzo glisser plus bas, sur sa chute de reins, à la limite de ses fesses. Puis, le brun posa ses lèvres sur celles du blond et l'embrassa doucement. Il paraissait plus vieux que son âge, dans son attitude... Lucci posa un soupir de bien-être. Il lui semblait qu'il pourrait rester comme cela, toujours... Les mains du Calienni glissèrent à nouveau, quittant son dos pour prendre ses mains. Il l'attira au centre de la pièce, et Lucci se laissa faire bien volontiers, un sourire toujours accroché aux lèvres, après avoir pensé à refermer la porte d'un léger coup de talon.

Une fois au centre de la pièce, Lucci passa à son tour ses mains autour de la taille de Vincenzo, les posant sur le haut de ses fesses, et il se mit à l'embrasser avec plus de passion qu'auparavant, sans toutefois se départir d'une certaine douceur. Une de ses mains quitta la chute de reins du brun pour se glisser sous son dessus et lui caresser le torse de manière lente et sensuelle. La main remonta doucement, quittant des abdos plus musclés qu'il n'y paraissait pour trouver les pectoraux, et plus particulièrement ces deux petites boules de chair qu'il était à présent en train de titiller.

Puis, dans l'esprit du blond déjà embrumé par le désir, une question fit surface. Vincenzo était jeune, c'était indubitable. Peut-être que l'assurance qu'il avait montrée jusque là était seulement de façade... Peut-être qu'il ne savait pas à quoi s'attendre? Peut-être qu'il ne s'attendait pas à cela? Lucci lâcha les lèvres du brun pour le regarder dans les yeux, son front posé contre celui de ce dernier. Leurs lèvres étaient proches, terriblement proches, et le Capulet devait se retenir pour ne pas l'embrasser... Mais il voulait d'abord être certain de ne pas faire quelque chose que Vincenzo regretterait par la suite...


- J'ai envie de toi... Tu es sûr que c'est ce que tu veux?

Sa voix était légèrement rauque, et bien plus langoureuse que ce qu'il s'imaginait avant de prononcer ses mots. L'activité de sa main s'était ralentie, sans pour autant s'arrêter complètement. Et ses yeux... On pouvait y lire du désir, bien sûr, mais également de l'amour. Il ne ferait jamais rien pour forcer Vincenzo, et il espérait que celui-ci en avait conscience...


[C'est un peu pourri... >_<]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Mar 25 Nov 2008 - 02:06    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Les mains de Lucci se posèrent sur la chute des reins de Vincenzo. Le brun sentit son cœur battre un peu plus fort. Et le baiser. Un baiser passionné, beaucoup plus que le précédent. Mais doux. Tellement agréable. Le jeune Calienni y répondait de tout son cœur. Il pensait déjà que tout était parfait, mais ce n’était que le début. Lucci glissa doucement sa main sous le haut de Vincenzo. Légèrement crispé au début, le brun s’était très vite détendu. Ce n’était même pas sûr que le Capulet ait senti cette extrêmement brève tension. Lorsque les doigts du blond s’aventurèrent sur son torse, Vincenzo frissonna légèrement. Il sentait son désir grandir. Et lorsque la main remonta lentement, Vincenzo se sentit frissonner encore plus fort. Cette douce torture, si agréable. Ah, c’était bon. Si agréable. Il se rapprocha légèrement de Lucci, imperceptiblement, juste pour davantage sentir le contact de ses doigts fin qui titillait un point bien précis de ses pectoraux.

Grisé par ses sensations que lui procuraient Lucci, Vincenzo approfondit leur baiser, y mettant davantage de passion. Ce geste d’amour sembla durer une éternité à Vincenzo. Et il aurait pu durer encore plus longtemps, beaucoup plus longtemps. Vincenzo n’avait pas envie que leurs lèvres se séparent. Pas maintenant, c’était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Vincenzo en voulait encore. Mais Lucci venait de rompre leur baiser. Et là, ses étaient si près. Si proches. Le brun leva légèrement les yeux vers le blond. Ses lèvres. Il mourrait d’envie de les capturer à nouveau. Mais il se retint, et écouta Lucci.

S’il était sur de ce qu’il voulait ? Evidemment qu’il était sur. Il n’avait jamais été autant submergé par ses sentiments. Il se sentait si bien, en compagnie de Lucci. Même si tout s’était passé si vite. Beaucoup trop vite, diraient certains. Justement, n’allait-il pas le regretter ? Non, le jeune Calienni savait qu’il ne le regretterait pas. Il en avait envie. Follement, passionnément envie. Et Lucci qui continuant ses caresses, tout doucement. Et cette voix rauque et langoureuse qu’il avait employée... Rien ne tout cela ne contredirait Vincenzo dans son envie ! Bien au contraire.

Certes, on peut se dire que Vincenzo est jeune, qu’il ne sait pas ce qu’il fait. D’ailleurs, sait-il vraiment à quoi ça mène, tout ça ? Oh, oui, il le sait. Contrairement à certains nobles, élevés de façon particulièrement traditionnelle, et qui ignorent tout des plaisirs charnels avant le mariage, lui était sorti du domaine familial. Il avait longuement trainé avec des gosses des rues, et eux étaient bien plus renseignés. Toutefois, il ne l’avait jamais fait. Mais là, il le voulait.

Ce qu’il regretterait, ce serait justement de ne rien faire. De tout arrêter. Surtout maintenant. Mais... Ah, comment pourrait-il réfléchir dans de telles conditions ? Complètement submergé par le désir, des lèvres tentatrices si proches, si douce. Pourquoi réfléchir ? Autant laisser son cœur parler après tout.

Il regarda Lucci dans les yeux, ayant finalement réussi à décrocher son regard de ses lèvres. Il put y lire un désir partagé, mais également de l’amour. Il savait que Lucci ne le forcerait pas. Il le savait, et ça lui donnait encore plus envie de le faire, de répondre à son désir. Il en avait tellement envie.


« Lucci... »

Il avait rivé son regard dans le sien, tendre et passionné à la fois.

« Je ne regretterais rien, car il n’y aura rien à regretter. Je ne pourrais pas regretter de faire ce dont j’ai le plus envie. »

Il brisa la courte distance qui séparait leurs lèvres et embrassa Lucci avec amour. Non, il ne regretterait rien. Ses mains glissèrent davantage dans le dos du blond, sous son haut, en des caresses douces et brulantes de désirs. Peut-être essayait-il de lui transmettre inconsciemment sa passion. Pendant un bref instant, leurs lèvres se séparèrent.

« J'ai envie de le faire avec toi. »

Elles se séparèrent pour vite se retrouver dans un baiser encore plus ardent.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Sam 10 Jan 2009 - 17:38    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Vincenzo ne regretterait rien... C'était ce dont il avait le plus envie... Et maintenant, il l'embrassait amoureusement, tout en caressant ardemment son dos. Que demander de plus? Lucci était aux anges. Il brûlait de désir, il brûlait d'amour pour ce jeune Calienni, le même amour interdit qui avait causé la perte de Roméo et Juliette quinze ans auparavant... Mais cela n'avait aucune espèce d'importance, pour le moment. Vincenzo avait envie de lui, et cette pensée seule suffisait à éclipser toutes les autres...

Lucci approfondit leur baiser, ardent, s'interrompant une demi-seconde le temps d'enlever à Vincenzo son dessus - il était définitivement plus beau sans - pour ensuite reprendre possession de ses lèvres. Ses mains s'égarèrent en caresses fiévreuses sur le torse de ce dernier, tantôt très légères, tantôt plus franches, savourant la douceur de sa peau d'albâtre.

Le blond commençait à réagir, et pas qu'un peu, aux baisers et aux caresses du brun... Et à défaut de se voir, lorsqu'il s'approchait toujours plus de Vincenzo en l'embrassant, avide de contact, cela devait certainement se sentir... Ses mains quittèrent le torse de Vincenzo pour glisser dans son dos, l'une caressant avec douceur son dos, l'autre se perdant dans ses cheveux, comme pour le rapprocher encore de lui.

Sans lâcher ses lèvres - il lui semblait qu'il ne pouvait pas respirer sans - il recula lentement vers le lit, entraînant Vincenzo avec lui. Il lui semblait impossible de ne pas aller plus loin, plus vite, plus passionnément, et pourtant, simplement l'embrasser comme ça, c'était déjà... indescriptible.

Lucci s'assit sur le lit, puis lâcha les lèvres de Vincenzo pour s'attaquer à son cou, embrassant, mordillant par endroits, s'enivrant de son goût et de son odeur. Ses mains parcouraient la colonne vertébrale de Vincenzo, descendant parfois plus bas, cherchant insconsciemment à trouver ce qui plaisait le plus au Calienni, ce qui le faisait réagir, pour lui donner le plus de plaisir possible. Lucci se détourna de la peau délicieuse qui lui était offerte pour capturer à nouveau les lèvres de Vincenzo, avec passion, avec envie.

Il posa sa main avec légèreté sur le torse du Calienni, la faisant descendre lentement, dans une caresse qui ressemblait étrangement à une délicieuse torture... Il doutait que Vincenzo l'arrête, il lui avait clairement dit qu'il en avait envie, mais Lucci voulait être sûr... Pas qu'il ne croyait pas Vincenzo, simplement qu'il ne voulait le forcer en rien. De toute façon, sa main descendait suffisamment lentement pour que le Calienni le stoppe s'il n'en avait pas envie... Descendait plus bas, toujours plus bas...


[1 mois et demi, j'ai honte T_T]

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Vincenzo Calienni

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MessagePosté le: Ven 16 Jan 2009 - 15:54    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée" Répondre en citant

Lucci l’embrassait davantage et Vincenzo ne voulait pas mettre fin à ce merveilleux moment. La seconde à peine pendant laquelle Lucci rompit ce baiser afin de lui enlever son haut lui sembla une éternité. Mais bien vite leurs lèvres se retrouvèrent et les deux jeunes gens s’embrassèrent à nouveaux, amoureusement, ardemment, passionnément. Et les mains de Lucci, ses caresses étaient si agréables, si... si tendres et ardentes en même temps. Plus aucune autre pensée ne parvenait au cerveau du jeune Calienni. En ce moment, tout n’était que plaisir ressenti par les baisers et les caresses. Ca devait d’ailleurs se remarquer, un peu plus bas...

Le brun continuait lui aussi de caresse tendrement le corps du blond, qui lui aussi réagissait bien. Ses caresses, d’abord douces, dans le dos de Lucci devenaient de plus en plus ardentes. Ses mains exploraient avec tendresse et passion le dos et le torse du blond, cherchant les endroits qui lui procuraient le plus de plaisir et s’y attardant amoureusement.

Ils continuaient de se rapprocher, petit à petit, l’un de l’autre. Leurs deux corps étaient constamment en contact mais semblaient en vouloir davantage, toujours davantage. Vincenzo brulait de désir, ses mains effleuraient avec douceur le dos du blond, plus les caresses se refirent plus franches, plus ardentes. Il aimait sentir Lucci si près de lui, il aimait sa main dans ses cheveux et l’autre dans son dos. Et ce baiser... il était devenu vital. Il continuait de l’embrasser, en voulant toujours plus.

Le blond l’entraina vers le lit, toujours en l’embrassant, et s’assit sur le lit. Le brun le suivit. Il l’aurait suivi jusqu’au bout du monde Leurs lèvres se séparèrent finalement et celles de Lucci vinrent explorer son cou. C’était tellement agréable, tellement... Et ses caresses. Vincenzo y réagissait vraiment bien. Les mains de Vincenzo, animées par la passion, continuaient d’effleurer avec amour le corps du blond, s’attardant toujours dans les zones que Lucci semblait préférer, celles qui semblaient lui procurer le plus de sensation. Puis leurs lèvres se retrouvèrent, enfin. Ils s’embrassaient avec toujours plus de passion, plus d’amour, plus d’envie. Vincenzo brulait de désir, il en voulait davantage, et pourtant, c’était déjà tellement parfait...

La main de Lucci descendait lentement sur son torse. Lentement, beaucoup trop lentement. Vincenzo n’avait pas du tout envie de l’arrêter, bien au contraire. Il voulait que ça aille plus vite, il en voulait davantage, mais paradoxalement, cette torture lui faisait beaucoup d’effet. Encore, plus bas... Le regard du brun montrait bien qu’il ne voulait pas que Lucci s’arrête, et il lui avait clairement dit qu’il ne regretterait rien. C’était vrai, plus que vrai. Il en voulait encore plus... plus...

Approfondissant son baiser et intensifiant ses caresses, c’était comme si Vincenzo cherchait à lui transmettre son désir d’aller plus loin. Plus bas. Les mains du brun s’attardaient sur le torse du blond, aux endroits les plus sensibles, dans un mélange d’ardeur et de tendresse, de désir charnel et d’amour sincère.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:38    Sujet du message: Rendez-vous à l’auberge "la Roue Brisée"

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