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Un nouvel esclave
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Lucci Capulet

Neveu de la Mère

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 20:21    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Venant de Arrivée à Vérone]

Deux silhouettes avançaient vers le palais sous la pluie battante. Ils franchirent l'impressionnant portail et remontèrent à pied la longue allée pavée, bordée d'arbres, qui menait à l'entrée principale du palais. Le moins qu'on puisse dire de ce dernier est qu'il était imposant. Lucci n'entrait pas spécialement par ici pour impressionner le nouvel esclave, mais tout simplement parce que c'était le chemin le plus court en venant du marché...

Délaissant les deux battants fermés de la lourde porte de chêne qui constituaient l'entrée principale de la demeure, ouvrant sur un hall tout de marbre et de pierre grise, Lucci choisit plutot d'entrer par une petite porte sur la droite de la demeure, qui donnait directement sur un petit salon de dimensions tout à fait humaines, un feu ronflant dans l'âtre de la cheminée. Lucci attendit que l'esclave entre, puis ferma la porte derrière lui, la verrouillant grâce à un loquet en fer. Une seule autre porte donnait sur la pièce, à l'opposé de la première.

Lucci enleva sa cape et la suspendit à l'un des crochets en bois, à droite de la porte, puis s'assit dans l'un des fauteuils les plus confortables de la pièce, garni de coussins de soie. La particularité de celle-ci était qu'elle contenait plusieurs fauteuils différents, de la simple chaise en bois au fauteuil en cuir. Il jeta un coup d'oeil à l'esclave, qui était encore debout, sa cape sur les épaules.


"Enlève ta cape et assieds-toi... Je vais t'expliquer le fonctionnement de la maison."

Lucci attendit qu'il se soit exécuté, puis enchaîna.

"Donc, te voilà dans le palais des Capulet. Comme tu as pu le voir du dehors je pense, il est très vaste, donc fais attention à ne pas te perdre. Tu auras accès à mes appartements, aux communs ainsi qu'aux parties réservées aux serviteurs."

Le Capulet fit une pause.

"Les Capulet ne sont pas réputés pour maltraiter les esclaves. Tant que je serai ton maître, tu auras droit à une chambre, au moins un repas par jour et des vêtements décents. C'est ce à quoi ont droit les pires esclaves. Tout le reste, les distractions entre autres, dépendront de la qualité de ton travail. Est-ce clair?"

Lucci savait que ce discours le faisait paraître plus dur qu'il ne l'était en réalité, mais il voulait voir la réaction de l'esclave. Rien dans son attitude ne pouvait indiquer s'il pensait ou non ce qu'il venait de dire. De toute façon, le même discours était fait à tous les esclaves, sans exception, qui entraient au service de la famille Capulet...

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 20:21    Sujet du message: Publicité

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Lun 1 Sep 2008 - 21:21    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Malgré la pluie battante qui lui collait les cheveux devant les yeux, Celio suivait le rythme de son maître, un petit émerveillement au fond des prunelles alors qu'il découvrait l'extérieur. Tout était si riche, si beau, rien à voir avec sa campagne natale où la demeure du plus riche seigneur ferait figure de masure dans cette ville. Il faisait frais, le temps était plus que maussade et pourtant il y avait de la vie, des piétons comme eux, des cavaliers et même des fiacres abritant sûrement des princes. L'esclave du se forcer plusieurs fois pour ne pas s'arrêter et admirer ce qui s'offrait à ses yeux. C'était tellement nouveau, tellement fascinant, tellement...........grand ! Il se sentait comme une souris au milieu de géants, et seule la présence de son maître qui semblait familier de ces lieux empêchait le jeune homme d'éprouver de la panique.

Alors qu'il croyait ne rien pouvoir voir de plus beau, son maître bifurqua vers un Palazzo très imposant et pourtant raffiné. C'était donc cela sa demeure ? Celio ouvrit de grand yeux ne pouvant croire que une seule famille vivait à l'intérieur de ces murs ! Il y avait de quoi loger tout son village ! Il suivit son maître qui passait l'entrée principal, toujours un peu choqué par autant de luxe, la tête pleine de questions qu'il ne poserait jamais. La principale étant comme une ville pouvait regorger de lieux si beaux et avoir en même temps en ses murs un lieu aussi sordide que le marché aux esclaves.

Il n'eut guère le temps de s'attarder sur ces questionnement car son maître le fit entrer dans une pièce où un feu brûlait dans l'antre d'une imposante cheminée. La chaleur des flammes envahit immédiatement l'esclave, provoquant un frisson chez le jeune homme qui avait toujours sa cape trempée sur les épaules. Relevant son regard vers son maître il jeta un coup d'oeil circulaire dans la pièce pour savoir où poser la loque qui l'avait protégé. Il n'y avait qu'une rangée de crochets mais elle devait être pour les nobles de cette maison. Avisant un crochet inséré plus bas que les autres il y déposa la cape et vint s'assoir au pied de son maître.  il était impensable pour lui de venir s'assoir sur un des sièges et de se retrouver à la même hauteur que le jeune homme. Ce n'était pas sa place, de plus ses cheveux détrempés risquait d'abîmer le siège. Pour éviter de faire une petite flaque, il se releva sa tunique te frotta ses cheveux avec, puis laissa le tissu fin revenir sur sa peau, ce qui n'était guère agréable. Mais le feu se chargerait de sécher tout cela.


 Il écouta les instructions de son maître en silence, retenant les informations pour éviter de commettre des impairs qui pourrait lui valoir un  retour chez l'esclavagiste.

"Tant que je serai ton maître, tu auras droit à une chambre, au moins un repas par jour et des vêtements décents. C'est ce à quoi ont droit les pires esclaves."

Celio pencha légèrement la tête sur le côté, signe de grande surprise chez lui. Les conditions de vie dont lui parlait son maître lui paraissait royales à côté de ce qu'il avait connu à Venise. Là bas c'était une chambre pour dix garçons, la nourriture dépendait de l'argent engrangé, les vêtements ............et bien moins il y en avait mieux c'était. Et ici on lui annonçait qu'il aurait tout ça même si il était le pire des esclaves ! Son maître lui parler même d'une possibilité d'avoir des distractions. C'était tout simplement trop beau pour être vrai, il devait y avoir un piège quelque part.

Des questions lui vinrent à l'esprit mais il les garda pour lui, ne voulant pas se montrer trop curieux ou indisposer son maître. C'est pourquoi il se contenta de répondre à sa question.


Oui Maître.

Celio se serait bien contenté d'un simple hochement de tête, mais il essayait de faire des efforts pour ne pas fâcher le jeune homme. Il paraissait agréable au premier abord, mais il ne le connaissait pas assez pour pouvoir se permettre de laisser son caractère laconique prendre le dessus.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Mar 2 Sep 2008 - 10:04    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Lorsque Lucci lui détailla les choses auxquelles il avait droit, l'esclave sembla surpris. Lucci faillit sourire, mais il n'en fit rien. Ici, les esclaves étaient presque traités comme des domestiques normaux. Enfin, presque... Ils n'étaient pas payés, et certaines choses dépendaient entièrement de l'appréciation du maître... Mais ils appliquaient le principe du "un esclave en bonne santé travaille bien. Un esclave se sachant mieux loti que la plupart des autres esclaves travaille encore mieux".

L'esclave lui répondit d'un ton poli, ce que Lucci apprécia en silence. Il aimait les esclaves qui s'exprimaient à voix haute plutôt que de montrer passivement leur approbation en faisant un signe de tête ou en lançant simplement un regard.


"Maintenant, passons à ton travail. Tu te lèveras avec le soleil. Ensuite, comme tu sais lire, tu iras dans mon bureau. Tu verras dessus un tas de lettres et autres papiers qui atteint souvent une hauteur vertigineuse, eh bien, tu devras les trier. L'intendant, Garret, t'expliquera cela plus en détails. Le reste de la journée, ce sera variable. Au début du moins, tu devras étudier, je veux que tu saches écrire couramment et calculer sur papier des choses telles que la valeur d'une marchandise en fonction de la quantité, ... Mais si moi ou Garret t'appelons, tu dois répondre immédiatement. Lui, tu l'appelleras "Monsieur l'intendant. Des questions?"

Lucci avait volontairement oublié de mentionner les sujets tels que l'hygiène, l'emploi du temps le soir ou encore bien d'autres... Il souhaitait voir si Celio aurait le cran de poser la question... Ce dernier était assis à terre, à ses pieds. Sans doute une habitude de son ancienne vie... Des quelques esclaves et domestiques qu'il avait fait passer ou vu passer dans cette pièce ressortait la même chose: les domestiques s'asseyaient toujours sur les chaises les plus simples et les esclaves souvent à terre. Celio ne faisait pas exception à la règle. S'il s'était assis sur le fauteuil en cuir en face de Lucci, ce dernier l'aurait sans doute ramené au marché des esclaves, ou lui aurait confié un travail nettement moins important que traiter son courrier, sans doute pour les gros travaux ou en cuisine... Le respect était une vertu que, d'après le noble, tous les esclaves devaient avoir.

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Mar 2 Sep 2008 - 17:04    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Celio écouta avec attention les tâches qui lui seraient dévolues et sa surprise allait en grandissant. Son maître lui donnait des responsabilités importantes. Du moins de son point de vue, pour d'autres ça devait paraître totalement avilissant de faire ceci mais pour l'esclave c'était un tel changement, une telle évolution que, comme pour ses besoins matériels, il avait l'impression d'être au Paradis. pour un peu il s'en pincerait pour être sûr de ne pas rêver. Son rêve n'était pas la liberté, qui n'était qu'un souvenir trop vague pour qu'il veuille la retrouver, mais bien de trouver un maître qui saurait être juste et de qui il n'aurait pas à craindre une violence  sans borne. et pour l'instant c'était un peu ce qui lui arrivait. Le jeune homme lui disait même qu'il lui apprendrait à écrire et à compter sur le papier. Une lueur joyeuse passa dans son regard, comme celle d'un enfant à qui l'on donne une pâtisserie.

Mais une tout partie de lui qu'il faisait taire lui soufflait qu'il devait y avoir anguille sous roche, il ne pouvait accéder à son rêve aussi facilement. Pourtant toutes les paroles de son maître lui paraissaient claires et sans pièges, se serait donc ailleurs que se situerait le problème. Peut être avec les autres esclaves ou les autres habitants du palais ?


Bien Maître

La nuque légèrement incliné, son regard n'allait jamais plus haut que la bouche de son maître, il ne tenait guère à le mécontenter de nouveau comme chez le marchand. Aussi lorsque le jeune homme lui demanda si il avait des questions il resta un moment silencieux ne sachant quoi faire. son ancien maître lui avait appris avec force de coups à ne jamais dire les interrogations qui lui traversaient la tête. Pour le tenancier un esclave n'était pas un humain, juste un animal et comme eux il se devait d'être silencieux et tout accepter sans jamais se plaindre ou s'interroger.  Que devait-il faire  ? Un peu perturbé l'esclave avait pris une de ses mèches entre ses doigts et la tortillait. Il finit néanmoins par prendre la décision de dire à haute voix ses interrogations.

Quelles seront mes tâches en soirée Maître ?

Bien d'autres questions lui venaient à l'esprit mais il ne savait pas si les poser serait considéré comme de l'insolence. Mais il se força à continuer de façon à savoir exactement de quoi serait fait sa vie au service de Lucci Capulet.


Dois-je obéir à d'autres que vous ou votre intendant ?

Un violent frisson lui parcourut l'échine, il commençait à avoir froid avec ses cheveux mouillés et sa tunique humide. mais il ne se plaindrait pas c'est lui qui l'avait trempée en se séchant les cheveux.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Mar 2 Sep 2008 - 20:38    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

L'esclave montra qu'il avait bien compris ce que Lucci lui avait expliqué, puis resta un moment silencieux. Le noble commençait à se demander s'il n'avait pas fait une erreur, ayant choisi un esclave sans réelle volonté ni pensée autonome... Celio tortillait maintenant une mèche de ses propres cheveux entre ses doigts. Il semblait... mal à l'aise, pertubé. Il se demandait sans doute s'il devait exprimer ses interrogations ou non... Le blond lui fit un sourire encourageant. Peut-être que ses anciens maîtres étaient adeptes du "moins ça parle, mieux c'est"... Pour Lucci du moins, c'était le contraire. Il appréciait les questions, tant qu'elles n'étaient pas stupides...

L'esclave lui demanda ce qu'il devrait faire en soirée. C'était une bonne question, Lucci n'y avait pas vraiment réfléchi jusque là. Il se tut quelques instants, puis répondit:


"Eh bien, cela dépendra des jours. Pour le moment, je ne vois pas grand-chose... Je préfère attendre de voir si tu te révèles aussi fidèle que tu le prétends."

En effet, Lucci avait bien des projets pour l'esclave, mais il se devait de vérifier qu'il n'était pas du genre à rapporter ce qu'il lui confierait au premier inconnu avec une bourse pleine d'or qui le lui demanderait... D'ailleurs, il prenait déjà un risque en lui confiant d'emblée la lecture de son courrier, mais il veillerait à ce qu'il n'ait rien d'intéressant à révéler, du moins au début. Il n'avait pas non plus spécialement enviee de l'avoir dans son lit dès le premier soir, mais plus tard... L'idée, bien qu'un peu dérangeante au premier abord, ne le dérangeait pas. Mais il ne souhaitait pas le traiter comme un vulgaire esclave de plaisir, car il avait besoin de sa confiance et de sa "fidélité", comme ce dernier disait, pour ses affaires. Il poursuivit, pour être certain de bien se faire comprendre de ce dernier:

"Tu sais déjà que tu liras mon courrier. Je pense que tu l'as compris, mais son contenu ne doit être révélé à personne à part moi-même... Je sais pertinemment que certains esclaves ici nous espionnent pour le compte des Montaigu et que certains membres de la famille utiliseraient peut-être ces informations de manière... peu compatible avec mes principes, dirons-nous."

En effet, Lucci ne s'était jamais vraiment habitué au jeu d'intrigues perpétuel entre Montaigus et Capulets, recouverts d'un vernis de bonne entente lors des événements publics... Oh, le noble savait très bien se fondre dans le jeu, mais il ne comprenait pas le pourquoi de tant de haine... Il avait vécu trop longtemps loin de Vérone pour le comprendre pleinement. Ensuite, l'esclave posa une deuxième question, à savoir à qui il devrat obéir à part lui-même ou l'intendant.

"Eh bien, en théorie, à n'importe quel membre de la famille ou noble qui t'ordonne quelque chose, à trois exceptions près. Si un noble se balade ou se trouve seul dans le palais, sans être accompagné d'un membre de la famille, viens d'abord voir l'intendant pour savoir s'il est un invité ou non, avant de faire ce qu'il demande. S'il te demande quelque chose relatif à ta personne, refuse. Et si quiconque, membre de la famille ou pas, te demande quelque chose en rapport avec mon courrier ou mes affaires, refuse également."

Puis, le noble vit l'esclave frissoner de froid. Il avait complètement oublié que ce dernier portait toujours sa tunique trempée et que ses cheveux étaient encore humides. Son sourire se fit plus doux.

"Tu as froid?"

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Celio Caserta

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MessagePosté le: Mar 2 Sep 2008 - 22:22    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Je préfère attendre de voir si tu te révèles aussi fidèle que tu le prétends.

Celio le comprenait bien, les guerres intestines de Vérone avaient réussi à percer les murs de la maison de plaisir où il travaillait. Les clients lors des orgies avaient plusieurs fois fait mention des querelles entre les deux familles que rien ne semblait pouvoir faire taire. Certains hommes qui venaient dans ce lieu de perdition avaient même eu des proches qui avaient fait les frais de toute cette violence. Celio se rappelait d'un client qui avait passé plus d'une heure à lui parler de son fils, un  garçon de dix ans qu'il avait placé comme page dans une famille proche d'un des deux clans. Le garçonnet s'était retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, sa vie s'était terminé dans une mare de sang, un poignard dans le ventre.

C'est pourquoi il ne montra nulle déception sur ce manque de confiance et se promit dans son fort intérieur de tout faire pour prouver à son maître qu'il était digne de confiance. La suite du discours de Lucci lui confirma cette volonté et il en vint même à éprouver de la tristesse pour son maître. Il semblait si isolé à devoir se protéger en permanence de tous, même des gens de sa famille. Il n'était qu'un esclave mais le jeune homme se dit qu'il ferait tout pour soulager son maître de cela avec ses maigres moyens. Au moins Lucci pourrait se reposer sur lui sans craindre une trahison.

Je serai aussi muet qu'une tombe.

Quitte à se couper la langue avec ses dents si on voulait le faire parler de force, le regard de Celio s'était fait d'ailleurs aussi déterminé que sa volonté. Le sujet revint vers la question qu'avait posé l'esclave et une fois de plus il fut étonné que son maître prenne le temps de lui répondre. Il allait devoir apprendre beaucoup de chose dans cette nouvelle vie mais ce n'était pas pour lui déplaire. Une chose qu'il retint ce fut qu'il allait devoir rapidement identifier les membres de la famille Capulet pour pouvoir reconnaître les invités.

Quelque chose en lui, comme un poids quitta sa poitrine lorsque Lucci lui dit qu'il ne devrait pas offrir son corps aux membres de la famille. Pas qu'il n'y soit pas habitué mais il espérait vraiment que sa nouvelle vie prenne un autre tournant loin de la prostitution. Un autre frisson lui vint et malgré ses efforts il ne pu le dissimuler. Il s'attendait à se faire réprimander mais c'est un doux sourire qu'il vit apparaitre sur les lèvres de Lucci et des mots sans aucune violence ou reproche.


Oui Maître.


Mais ça restait supportable, il avait connu pire. Une autre question jaillit de ses lèvres avant qu'il n'ait eu le temps de le retenir.

Aurai-je droit à de l'eau pour me laver Maître ?

Par eau, il n'entendait pas une baignoire emplie d'eau chaude, mais juste une petite bassine avec de l'eau (froide ou chaude) propre. C'était une habitude qu'il avait prise, un des rare luxe auquel il avait eut droit. Cela pouvait paraître insignifiant, voir même idiot mais c'était cette eau qui lui permettait d'effacer les odeurs des hommes sur lui, l'empêchant de plonger dans la honte de soi total. Il pouvait croire au moins un court instant qu'il pouvait se purifier.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Mer 3 Sep 2008 - 21:15    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

L'esclave avait un regard déterminé lorsqu'il affirma à Lucci qu'il serait aussi muet qu'une tombe.  C'était bien...  Un pas de plus vers cette fidélité que Lucci espérait.  Mais, alors même qu'il demandait à l'esclave s'il avait froid, ce dernier fut à nouveau parcouru d'un frisson...  Il avait en effet froid.  Ensuite, une autre question fusa, à savoir s'il aurait droit à de l'eau pour se laver...

"Bien entendu.  Déjà, ce soir, tu vas me faire le plaisir de prendre un bain et d'essayer de démêler la masse de noeuds que tu as sur la tête.  Si ce n'est pas faisable, il faudra couper..."

Puis, le noble se pencha légèrement en avant et baissa la voix, un éclat rieur dans les yeux.  Il dit sur le ton de la confidence:

"Je ne sais pas combien de temps tu as passé sur les routes pour venir ici, mon garçon, mais tu n'as pas du voir de l'eau propre très souvent, ça, c'est mon nez qui me le dit."

Lucci se leva.  Aussitôt, comme s'il avait émis un quelconque signal, la deuxième porte qui donnait sur la pièce s'ouvrit sur un homme grand et maigre, à qui on donnerait sans peine la cinquantaine.  Ce dernier jeta un oeil au noble, puis regarda l'esclave en silence pendant quelques secondes.  Enfin, son regard revint vers le noble et il dit:

"Monsieur.  Je vais montrer à l'esclave où il pourra se laver ainsi que sa chambre."

Lucci se tourna vers l'esclave.

"Voici Garret, l'intendant."  Puis, s'adressant à nouveau à Garret: "Si cela ne te dérange pas, je vais accompagner."

"Mais, monsieur...  Vous n'êtes pas obligé..."

"Je sais, mais je n'ai rien à faire, et tant qu'à faire...  Autant faire cela qu'autre chose également inutile."

"Bien monsieur."

Lucci se retourna vers l'esclave et fit un léger sourire.  Il comprenait les réticences de Garret à lui montrer les quartiers des serviteurs...  Mais lui-même avait déjà logé dans moins bien, cela ne lui posait pas de problème...  Il n'avait pas la mentalité "autruche", qui consiste à ne pas remarquer ce qu'on ne voulait pas voir...  Il fit signe à Celio de se lever.

"Si tu as des questions, ça attendra.  Viens."

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 00:42    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Couper ? Ses cheveux  ? Ah non ! Celio y passerait la nuit mais il ne les couperait pas, il ressemblerait trop à son père si il faisait ça et il ne tenait pas à être le sosie de celui qui l'avait réduit à l'état d'esclave. Néanmoins, l'esclave ne montra rien de sa mini colère intérieure, il comprenait son maître, il ressemblait à ce moment là plus à une loque qu'à un être humain. Baissant le regard sur sa vêture, il s'arrêta sur ses mains dont les ongles crasseux feraient honte à un mendiant. Il n'était pas sûr qu'un seul bain suffise pour enlever la couche de saleté qui le couvrait.

Lorsque son maître lui fit la réflexion qu'il ne sentait pas très bon, Celio prit une très jolie teinte rouge écrevisse. Honteux il posa ses mains sur ses joues pour essayer de faire baisser la rougeur mais n'y parvint pas. Il décida donc de baisser la tête pour éviter de montrer cela à son maître qui lui avait dit cela sans méchanceté aucune dans la voix.

Venise n'est pas si éloignée que cela de Vérone, c'est plus le séjour chez le marchand que le voyage Maître.

La voix de l'esclave avait pris une petite teinte malicieuse lorsqu'il répondit à son maître.  Il ne savait pas combien l'avait payé son maître, mais le marchand avait du ui extorquer le double de ce qu'il avait payé et de plus il n'avait pas dépensé beaucoup pour entretenir l'esclave lorsqu'il était chez lui. Son maître se releva et Celio resta un instant surpris pensant avoir dit une bêtise, il commença même à relever le bras pour se protéger, mais le baissa vite, son maître n'était pas quelqu'un qui semblait battre ses esclaves sur un coup de sang. C'est alors qu'il vit l'homme qui venait d'entrer.

Celui ne se releva pas, non par non respect pour l'homme mais simplement parce que son maître ne lui en avait pas donner
l'ordre. De plus il n'avait pas sa place debout face à deux hommes libres. Il sentit le regard de l'homme couler sur lui, plus qu'il ne le vit car l'esclave restait la tête légèrement inclinée. Il ne la releva que lorsque son maître lui présenta l'homme pour aussitôt la baisser un peu plus pour saluer l'intendant. Malgré l'étonnement qu'il ressentit en entendant son maître demander à venir, il resta la nuque inclinée, triturant ses mains nerveusement. Il allait vraiment commencer sa nouvelle vie et cela l'effrayait un peu, comme tout homme il craignait ce qu'il ne connaissait pas.  

A l'ordre de son maître il sauta sur ses pieds et comme Lucci lui avait demandé chez le marchand il vint à ses côtés mais toujours quelques pas en arrière.


Oui Maître.

Lucci se rendait-il compte de ce qu'il offrait à Celio ? Un bain, une chambre, des habits décents ......... Sûrement un minimum vital pour lui, mais quelque chose de royal pour l'esclave qui il y a quelques mois ne voyait d'autre fin pour lui que de mourir sous les coups d'un clients ou d'une maladie vénérienne. 
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 20:17    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[HRP: Ce qui est dit entre * sont les pensées de Lucci, donc Celio n'en a pas connaissance ^^]

Lucci vit l'esclave poser ses mains sur ses joues et baisser la tête à sa réflexion sur sa propreté douteuse. Il avait dû rougir... Néanmoins, lorsqu'il lui répondit que c'était plus à cause du séjour chez le marchand que d'autre chose, sa voix avait une intonation... un peu malicieuse. Que voulait-il donc dire par là? Sans doute que le marchand n'avait pas fait beaucoup de frais pour garder les esclaves propres... Oui, c'était sans doute ça.

Lorsque Lucci se releva cependant, l'esclave leva à moitié un bras, comme pour se protéger d'un coup qui ne viendrait pas. Lucci, voyant cela, fit un petit sourire triste, mais Celio ne put pas le voir, il avait toujours la tête baissée... Il n'avait pas dû avoir la vie facile depuis qu'il était esclave. Et il avait peur de lui...

Celio semblait nerveux, même lorsque Lucci lui avait demandé de venir. Après tout, c'était une nouvelle vie pour lui... C'était normal. Le noble sortit par la porte aux côtés d'un Garret peu bavard, Celio sur leurs talons. En effet, l'intendant n'était pas réputé pour parler beaucoup... Ce dernier guida le noble et l'esclave dans un dédale de couloirs, pour finalement déboucher sur une petite pièce aux murs nus, à l'exception d'un coin dans lequel s'entassaient de grandes bassines en bois.


*Je ne savais pas que les sous-sols étaient si étendus... Il faudra que je demande à Garret de me faire visiter, un jour.*

Au centre de la pièce se trouvait une unique bassine de laquelle montait un filet de vapeur. En s'approchant un peu, on pouvait voir qu'elle était remplie aux trois-quarts d'eau apparemment chaude. A côté, on pouvait voir un pain de savon entamé qui ne payait pas de mine, mais c'était plus simple pour se laver... Enfin, il y avait également, dans un coin de la pièce, un tas de vêtements que l'on pouvait identifier comme étant une tunique en toile brune et un pantalon en la même matière, qui avaient tous deux visiblement déjà servi -ils présentaient plusieurs traces de reprisage-, mais semblaient toujours solides...

L'intendant attendait visiblement que l'esclave se déshabille en quelques instants et commence directement à se laver. Lucci, pour sa part, restait muet, attendant la réaction de Celio...

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep 2008 - 21:33    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

Celio suivait son maître sans un mot et comme ni Lucci, ni l'intendant ne discutaient le trajet se passait en silence, mais pas un silence tendu qui rendait mal à l'aise. Non chacun semblait être dans ses réflexions. L'esclave en profita pour relever la nuque et observer les couloirs nus. Visiblement ils étaient dans un endroit où seuls les serviteurs passaient, il n'y avait ici nulle trace du moindre luxe qui conviendrait aux gens libres de haut rang et pourtant pas une pierre lépreuse ou une moisissures, l'air qu'il respirait paraissait sain. Simplement des quartiers dénués de personnalité, pouvant ainsi convenir à tous.

La pièce dans laquelle ils débouchèrent n'étaient pas plus décorées et pourtant elle mit des étoiles dans les yeux de l'esclave. Ce qui se tenait au centre de la pièce équivalait à toutes les richesses du monde pour lui. Un baquet de bois emplit d'eau chaude, au vue du filet de vapeur qui s'en échappait. Celio se mit à réfléchir mais même en fouillant les tréfonds de sa mémoire il ne se souvenait pas avoir eu la chance de goûter à l'eau chaude pour se laver. Ses yeux se posèrent sur le pain de savon et un sourire naquit sur ses lèvres, accompagnant celui de son regard. C'était Noël en avance pour lui, bien que théoriquement il n'ait jamais eu de Noël mais bon.


Un dernier coup d'œil lui montra des habits posés plus loin, fait d'une toile simple mais sûrement plus couvrante que ceux qu'il avait porté depuis sept ans. Se retournant vers son maître, il vit que l'intendant le regardait. Comprenant l'attente de l'homme Celio baissa la tête, triturant à nouveau une mèche de cheveux. Il ne savait pas comment il devait se comporter. pas qu'il ait de la pudeur, les sept années à Venise lui avait fait oublier cette notion, mais son maître qu'en pensait-il ? Accepterait-i que son esclave se dénude devant un autre que lui ?

Soudain il se rappela que dans ses paroles Lucci avait paru très confiant en cet homme, il lui avait même donné l'ordre de lui obéir. Aussi, il laissa sa mèche et, avec une légère appréhension de faire une erreur, il ôta sa tunique, la laissant tomber à terre, n'osant pas relever le regard vers les hommes, il était si crasseux que il se faisait honte. De plus il était loin d'être très musclé, il n'était pas maigre loin de là mais ses muscles s'étaient développés avec finesse. Nerveux il posa ses mains sur la ceinture de son pantalon, jouant un instant avec le fine ceinture de toile.


Il finit néanmoins par se décider à enlever le dernier bout de tissu qui le couvrait, enjambant l'étoffe lorsqu'elle fut à terre, apparaissant aussi nu que le jour de sa naissance. Et c'est là que son passage dans la maison close l'aida car il pu conserver une attitude indifférente comme si il était naturel pour lui d'être dans cette tenue. Comme tous les garçons venant de ce lieu il était parfaitement imberbe, les moindres signes de pilosité étant traqués à coup de cires venues d'Orient et ce dès le plus jeune âge, il fallait conserver à tout prix cette apparence juvénile qu'affectionnaient tant les clients.

L'esclave finit par faire les quelques pas qui le séparaient du baquet d'eau, regardant l'eau avec envie. Il tourna son regard vers son maître puis entreprit de rentrer dans l'onde. Il serait plus que mal venu de faire refroidir ce cadeau. il plongea d'abord sa main dedans comme un enfant puis finit par y mettre les pieds puis le reste de son corps s'immergeant entièrement, disparaissant sous l'eau. Lorsqu'il revint à la surface il eut l'impression qu'il revivait, il se releva entièrement et prit le pain de savon pour se laver et ôter cette couche de crasse qui faisait honte à son maître. Rien n'échappa à sa volonté, chaque parcelle de peau fut méticuleusement nettoyée et re nettoyée, ses cheveux eux aussi eurent droit à un traitement de choc. Il ne voulait pas qu'on les lui coupe. Finalement il se rinça faisant couler l'eau sur son corps grâce à ses mains.

Baissant le regard il vit la teinte bizarre de l'eau et se dépêcha de sortir du baquet, comme un chat qui aura mis la patte dans une flaque. Et c'est là que se posa son souci, il eut beau fouiller du regard la pièce, il ne voyait nul drap pour se sécher et il se retrouva donc dégoulinant et nu devant son maître et son intendant, espérant que son décrassage le rendait plus présentable.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Mar 9 Sep 2008 - 20:45    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Désolée du temps de réponse T_T Panne d'inspi', puis pas le temps... Je propose qu'on abrège un peu ici (genre, encore 2 posts chacun dans ce sujet, pour passer à quelque chose de plus... intéressant xD]

L'esclave commença à se déshabiller puis entra dans l'eau. Il semblait véritablement heureux de pouvoir prendre un bain, chaud qui plus est... Il ne devait pas avoir pu le faire très souvent dans sa vie. Lucci le plaignait, certaines personnes avaient vraiment peu de chance à la naissance... Lui, il était bien tombé, pensez-vous, neveu de la Mère des Capulet... Certains diraient qu'on ne pouvait rêver mieux. Certes, il avait l'argent, le luxe, dans un certaine mesure, le pouvoir, mais tellement peu d'amis... Quoique, l'esclave ne devait pas en avoir beaucoup plus.

Lucci reporta son attention sur Celio, qui se frottait vigoureusement le cuir chevelu. Le Capulet ne put empêcher un petit rire de franchir ses lèvres. Visiblement, l'esclave ne tenait pas à ce qu'on lui coupe les cheveux, vu la frénésie avec laquelle il s'efforçait de les laver...


"Ne t'en fais pas, si tu arrives à démêler tout cela, tu pourras garder les cheveux longs..."

Ensuite, le silence s'installa à nouveau, tandis que l'esclave finissait de se laver. L'eau prit petit à petit une teinte bizarre, elle avait plus la couleur de l'eau de pluie qu'on récolte dans les allées boueuses du jardin du palais que celle que l'on voyait habituellement dans une baignoire, qui était claire. L'esclave parut le remarquer et sortit précipitamment de l'eau. Il parut chercher du regard un drap, ou autre chose, pour s'essuyer, mais il n'y avait rien dans la pièce.

Lucci se tourna vers l'intendant, passablement étonné: était-ce une négligence de sa part? Si oui, ce serait bien la première fois depuis qu'il connaissait Garret (et il était déjà intendant aussi loin que remontent les souvenirs de Lucci), qu'il l'aurait vu ou encore même entendu dire qu'il avait été négligent. D'ailleurs, ce dernier détrompa bien vite le Capulet en tendant un bout de toile grossière, à peine assez grand pour se sécher entièrement sans le détremper (mais encore une fois, c'étaient les habitudes de noble qui déformaient la vision du Capulet) à l'esclave en grognant un "Tiens" peu agréable à entendre.

Alors que Celio l'attrapait, le noble dit à l'attention de ce dernier:


"Dépêche-toi, il y a encore beaucoup à te montrer..."

Lors de la toilette de l'esclave, Lucci avait pu admirer ses formes, et ses muscles fins mais plus conséquents que ce que l'on pouvait penser lorsqu'il était habillé. Son visage n'était pas laid non plus, même si Lucci ne l'aurait jamais qualifié de vraiment "beau"... Mais dans l'immédiat, il décida de faire abstraction de ces choses. Même si cela ne lui aurait pas déplu de pouvoir profiter de son corps, il avait avant tout besoin de quelqu'un de confiance... et l'amener dans son lit dès le premier jour n'était pas vraiment la manière optimale de gagner la confiance d'un esclave, ancien esclave de plaisir qui plus est...

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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2008 - 01:45    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Pas de soucis. Si c'est mon style qui te pose souci n'hésite pas à me le dire.]

Visiblement son maître n'était pas de ce qui ne cherche pas à comprendre leurs esclaves. En tout cas c'est ce qui sembla à Celio lorsque Lucci lui certifia qu'on lui laisserait une chance de défaire le sac de nœud qui lui servait de chevelure avant de recourir aux ciseau. Cette réflexion attira un sourire de gratitude de l'esclave.

Merci Maître.

Il s'était écoulé peu de temps entre son achat et cet instant et pourtant le jeune noble avait réussi à s'attirer toute la bienveillance de Celio. celui-ci appréciait de plus en plus le jeune homme et sa volonté de le servir et de le protégé s'en trouvait renforcé. Rapide me direz-vous ? Mais lorsque l'on est habitué à n'être considéré que comme un simple objet, lorsque l'on a connu que violence et brimades la moindre marque d'attention, de bienveillance prenait des proportions démesurées. Celio n'était déjà pas quelqu'un possédant un esprit révolté, frondeur, alors dans ces conditions comment aurait-il pu chercher à faire du tort à cet homme qui lui ne le voyait pas comme un simple objet, qui lui accordait la parole, qui lui donnait des conditions de vie décente ?

Alors que Celio sortait de l'eau précipitamment, il ne réfléchis guère au fait qu'il n'avait pas vu le moindre drap susceptible de le sécher. C'est seulement une fois nu et trempé devant son maître qu'il s'en rendit compte et se trouva assez gêné ne sachant que faire. Un tien fort peu amène lui rappela la présence de l'intendant. L'esclave prit ce qu'on lui tendait tout en réprimant un sourire du mieux qu'il le pu. Heureusement que son maître ne pouvait lire dans son esprit car il se serait sûrement fait châtier pour insolence tout gentil soit le noble. Savoir que son tout nouvel esclave venait de surnommer son intendant Grognon n'était pas une chose qu'il devrait apprécier. Pourtant ce n'était pas par méchanceté. C'était un réflexe que Celio avait acquit à Venise, ne connaissant pas le nom des homes qui s'offraient son corps, il leur donnaient des surnoms pour se les rappeler. Un visage, un surnom, moyen pour pouvoir les satisfaire à chaque visite selon ce qu'ils préféraient. Un aussi vieux réflexe ne passerait pas d'un claquement de doigt malheureusement. Il ne lui restait plus qu'à éviter que sa langue fourche pour ne pas devoir assumer la punition qu'il recevrait assurément si il appelait un de ces hommes libres de par le surnom qu'il leur aurait donné. Entendant l'ordre de son maître, il se dépêcha de se sécher.

Le drap était fait d'une étoffe rêche peu agréable pour la peau mais qui avait au moins l'avantage de ne pas laisser une seule goutte d'eau se balader. Il termina de ses sécher en essorant du mieux qu'il pouvait ses cheveux. Les laver leur avait fait du bien, ils étaient toujours emmêlés mais on commençait à apercevoir leur beauté, leur douceur. Ne sachant trop quoi faire du drap trempé, il le déposa sur la baignoire en le pliant et alla vers les habits qui lui avaient été attribué. Alors qu'il passait sa tête dans la tunique, il fut surpris qu'elle sente le frais. Aucune odeur de sueur ou de moisissure. Par contre mettre la bas se révéla plus compliqué, vu qu'il essayait d'être le plus prompt possible. Cela donna un ballet assez comique si l'on prenait en compte le fait qu'il tenta de mettre ses deux jambes dans une seule du pantalon. Une fois l'erreur réparée, il serra au maximum le lien, il ne manquerait plus qu'il se retrouve avec le pantalon au bas des chevilles.

Fin prêt il se dépêcha d'aller aux côtés de son maître se sentant légèrement gauche et déguisé dans cette tenue bien plus lourde que celles dont il avait l'habitude, les voiles qui le couvraient à Venise ne pesaient presque rien.

Ma tenue vous convient-elle Maître ?

Celio ne parlait pas que de l'habit, certes il ne savait pas si il le portait comme il faut, mais aussi de toute sa toilette. Imaginez qu'il ait oublier un bout de crasse sur le bout du nez...............
C'était aussi une façon détourné de savoir si son maître n'était pas déçu de son choix maintenant qu'il avait vu son acquisition sous toutes les coutures.
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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2008 - 17:41    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Oki ^^ Non, pas de problème, ton style ne dérange pas du tout ^^ C'est juste que... on va dire qu'avec les caractères de nos personnages, les messages s'enchaînent sans véritable "choix" (enfin... j'me comprends --' Je veux dire que, ton personnage fais ceci, puis le mien fait cela, ça s'enchaine logiquement et il n'y a quasi que cela comme possibilité d'action sinon on irait à l'encontre de leur caractère ^^ Je pensais passer à une situation où il y aurait, disons, plusieurs manières possibles pour un personnage de réagir, tout en restant corect vis-à-vis de son caractère et du contexte ^^ (c'est bien ce que j'disais, j'me comprends u_u')) Enfin, si ça ne te conviens pas, dis-le moi ^^]

Après que l'esclave se fut séché, il plia le drap et le posa sur la baignoire. Lucci apprécia en silence. L'esclave était ordonné et avait apparemment l'habitude de prévenir les demandes de ses maîtres, sans aucun doute pour éviter brimades et autres coups de fouet que les marchands les moins moraux distribuaient largement... Celio semblait avoir été assez épargné, car lors de son bain, Lucci avait pu constater qu'il ne portait pas de traces de cicatrices sur le dos, cicatrices que la plupart des esclaves avaient...

Puis, l'esclave enfila ses vêtements, le plus rapidement possible comme Lucci le lui avait demandé... Le haut ne posa pas trop de problèmes, mais pour le bas... Il essaya apparemment de mettre ses deux jambes dans une seule du pantalon, et traversa presque la moitié de la pièce, moitié-sautillant, moitié-trébuchant en essayant de l'enfiler... Lucci ne put réprimer un sourire, et dut même se mordre la lèvre pour s'empêcher d'éclater de rire.

Finalement, il réussit à mettre ses vêtements et vint se placer à côté de Lucci. Apparemment, il ne se sentait pas vraiment à l'aise dans ses vêtements... Vêtements qui ne semblaient pas forcément de bonne facture, mais ils tenaient chaud l'hiver... Et n'étaient pas trop pesants à porter l'été, pas comme les couches de soies et autres tissus bien plus lourds dans lesquels les nobles se drapaient, aux réceptions, pour étaler leur richesse... Celio demanda ensuite à son maître si sa tenue lui convenait. Lucci lui sourit et répondit:


"Oui, cela me convient parfaitement. Maintenant, allons voir où tu vas loger..."

Garret s'avança pour ouvrir la porte devant le noble et son esclave, et voulut leur emboîter le pas, mais Lucci le retint.

"Merci Garret, je connais le chemin."

"Bien Monsieur."

Laissant Garret derrière lui, Lucci se mit en marche dans les couloirs sombres du sous-sol, Celio sur ses talons. Tout en marchant, il commença à parler:

"Maintenant, passons aux règles de la maison. Tu dois savoir ce qui est interdit..."

Lucci laissa le temps à Celio d'une éventuelle réaction, un sourire invisible pour l'esclave apparaîssant sur son visage. Il souriait car il imaginait ce que ce dernier était en train de penser... Finalement, après un silence qui aurait pu paraître long pour certaines personnes, mais qui était assez courant chez Lucci, ce dernier continua:

"Le désoeuvrement est interdit. Si tu n'as rien à faire, étudie ou bien adresse-toi à Garret. Il vaut mieux que ce ne soit pas lui qui s'adresse à toi. Le manque d'hygiène est interdit. La puanteur est interdite. La sous-alimentation est interdite. Le manque de sommeil est également interdit. L'objectif principal est d'être en bonne santé, alors applique-toi à le rester. Comme je te l'ai déjà dit, les Capulet sont connus pour bien traiter les esclaves... Il vaut mieux t'abstenir également de sortir des quartiers des esclaves avec une masse de noeuds comme celle que tu as sur la tête actuellement, ou avec des vêtements troués. Tout compte pour l'apparence, ici... Des questions?"

Le sourire de Lucci n'avait pas disparu, et même si Celio ne pouvait pas le voir, il avait sans doute pu l'entendre lorsqu'il avait expliqué ce qui ne convenait pas à la maison...

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MessagePosté le: Lun 15 Sep 2008 - 08:57    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Vip je comprend. Disons que ce post nous a permis d'apprivoiser nos styles Rp, un petit échauffement en somme avant de passer aux choses "sérieuses"]

Moui vu le sourire de son maître et sa tentative, fort réussie, au demeurant pour éviter de rire, Celio compris que sa drôle de chorégraphie n'était pas passée inaperçue. Si il voulait passer pour quelqu'un de sérieux s'était loupé, il venait de faire une démonstration de ses qualités de bouffon, que jusqu'à présent lui même ignorait. Mais il relativisa, il n'y avait pas d'offense, juste une petite maladresse de sa part et puis il avait fini par arriver à s'habiller correctement sans se retrouver le nez contre le sol. Une nouvelle pointe de rouge naquit sur ses joues lorsque lui vint l'image de ce que aurait pu être la scène si il était allé dire bonjour au par terre. Il nota à l'avenir d'éviter ce genre d'acrobatie, ça ne faisait guère sérieux même si cela partait d'un bon sentiment, satisfaire son maître et remercia une nouvelle fois le Ciel d'avoir un maître si magnanime, car nombre d'homme libre aurait pu ne pas apprécier sa maladresse et lui faire sentir dans sa chair leur mécontentement.

Une autre satisfaction vint du fait qu'il n'avait pas vu chez le noble cette lueur perverse au fond des yeux qu'il connaissait tant et craignait. Son maître semblait ne pas vouloir le replonger dans son ancien métier, en faisant de lui sa catin personnelle. Cela l'abhorrait-il de se servir d'un homme, tout esclave soit-il, comme d'un objet sexuel, avait-il d'autres goûts ou attendait-il de mieux connaître son nouvel esclave ? Cela Celio n'avait pas réussi à le déterminer encore, Lucci semblant être un maître dans la dissimulation de ses sentiments, ne laissant voir que ce qu'il voulait, arborant la plupart du temps un visage neutre de tout sentiment. En même temps c'était certainement une nécessite dans ce monde de rapaces que les paroles de son maître lui avait laissé entrevoir.    

Heureux que son allure plaise au noble, Celio se permit un léger sourire et suivit son maître dans le couloir, laissant derrière eux l'intendant à qui le jeune capulet avait donné son congé. Trottinant derrière Lucci, Celio examinait de nouveau les lieux dans lesquels il se trouvait. encore des murs et un sol nu, un lieu vierge de toute trace de vie ou de personnalité. Mais même si son regard se perdait sur les murs il était tout ouïe aux paroles de son maître et une légère raideur s'empara de lui lorsqu'il entendit le mots interdits. Jusqu'à présent il n'avait eut que des bonnes surprises mais que lui réservait comme surprise les interdiction des Capulets ?

Au fur et à mesure qu'il entendait les mots du jeune noble, les yeux de Celio, qu'il avait ramené vers e pieds, s'écarquillait et lorsque Lucci eut terminé son discours, il faisait une parfaite imitation de la carpe. C'était ça qu'ils appelaient des interdits ?. Non il devait y avoir erreur ! Les interdits c'était, interdiction de manger trop pour ne pas coûter trop cher, interdiction de parler, de remuer le petit doigt sans l'accord de son maître, interdiction de trop dormir pour être rentable, interdiction de ................ enfin bref des vrais interdits. Là son maître lui demandait de vivre de façon décente. Il devait mal avoir compris, c'est pourquoi il se repassa les mots du jeune Capulet dans sa tête, cherchant le sous-entendu qu'il n'aurait pas compris. Mais non, rien ne semblait être un piège dans les dires du blond. De plus il avait pu nettement entendre un sourire dans la voix mélodieuse du jeune homme et pas un teinté d'ironie ou de cynisme, non un vrai comme il n'avait guère l'habitude d'en entendre ou d'en voir.


Des questions ? Euh...............................

Excusez moi de mon insolence maître mais ................Je ne vois guère de contraintes dans ces interdits. Vous me demandez de vivre de façon décente, de garder mon statut d'être humain malgré ma condition d'esclave. C'est un tel changement pour moi.

Celio sentait que ses jambes avaient du mal à le porter. Il comprenait qu'avoir des esclaves bien portants et qui montraient ben était aussi un calcul pour les Capulets. Ils renvoyaient ainsi une bonne image de la famille mais c'était tellement positif comme changement pour lui qui à peine un mois plus tôt n'était qu'un objet de désir.

Pour.......pour étudier, je dois faire comment ?

Cela pouvait paraître idiot, mais Celio ne savait réellement pas comment étudier, ce n'était quelque chose qui lui était familier, juste un rêve, une chimère. Étudier n'était pas quelque chose d'envisageable pour un fils de paysan, encore moins pour un esclave de plaisir, aussi il ne savait réellement pas comment étudier.
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Lucci Capulet

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MessagePosté le: Jeu 18 Sep 2008 - 19:21    Sujet du message: Un nouvel esclave Répondre en citant

[Oui ^^ (désolée du temps mis, de nouveau, je n'ai pas eu le temps (nos profs s'acharnent sur nous u_u')]

Comme l'esclave gardait le silence après ses "interdits", Lucci tourna brièvement la tête vers lui. Brièvement, car il put remarquer que les yeux de Celio ressemblaient à deux grosses billes, lui conférant une ressemblance frappante avec la carpe ou le merlan. C'est donc à grand-peine que le Capulet s'empêcha d'éclater de rire, et c'est pour cette raison qu'il détourna assez rapidement la tête, pour éviter de contempler plus longtemps le visage de Celio... Visage qui n'était pas déplaisant, loin de là, lorsqu'il n'était pas étonné...

Celio prit ensuite la parole, exprimant le fond de sa pensée. C'était donc un changement tel pour lui que de vivre dans des conditions décentes... Le pauvre. La vie ne l'avait sans doute pas gâté, avant... Certainement pas, non. Les deux hommes arrivèrent à un étroit escalier, que Lucci commença à gravir. Il restait silencieux, perdu dans ses pensées, puis il s'avisa qu'il n'avait pas répondu aux paroles de l'esclave. Se reprenant, il dit:


"Eh bien, tant mieux pour toi. Certains esclaves ont des comportements... particuliers, je dirais, et il est toujours bon de mettre les choses au point..."

L'escalier déboucha sur un autre couloir, toujours aussi pauvrement décoré, mais avec un sol fait non plus de terre battue mais de pierre terne, régulière. Les murs étaient également plus réguliers... A l'extrémité du couloir se trouvait une petite porte de bois apparemment d'excellente qualité. Ce côté-ci de la porte n'était pas décoré, mais l'autre donnait sur le grand hall de la maison et arborait comme le reste profusion de dorures et autres "futilités" selon Lucci. Puis, l'esclave posa une question qui prit Lucci complètement au dépourvu. Comment fallait-il donc faire pour étudier? Lucci n'en savait rien... Il étudiait, et puis voilà.

"Eh bien... C'est une bonne question. Pour le début du moins, lire, écrire et calculer, tu dois retenir par coeur les lettres et t'entraîner à les reconnaître et à les tracer jusqu'à ce que tu ne doives même plus y penser. Pareillement pour les nombres."

Lucci s'arrêta ensuite devant l'une des nombreuses portes de bois nu qui se trouvaient à la gauche du couloir. A la droite, plusieurs couloirs transversaux, plus petits, partaient vers ce qui semblait être l'intérieur de la maison... De toute évidence, on se trouvait toujours dans les quartiers des serviteurs, mais des quartiers plus beaux, semblait-il. Au-dessus de la porte était gravé dans la pierre un numéro, qui permettait de reconnaître la chambre. Lucci ouvrit la porte et entra, toujours suivi de l'esclave.

"Voici ta chambre."

La pièce était petite mais semblait propre. Dans un coin, il y avait une paillasse. Il y avait également une petite table, branlante mais qui tenait toujours debout, avec un rondin d'arbre qui faisait office de siège. Un broc d'eau complétait l'ensemble. Mais ce qui était le plus extraordinaire pour les esclaves (Lucci avait pu le remarquer à chaque fois qu'un esclave recevait une chambre dans cette partie de la demeure), c'était la petite fenêtre en verre au mur du fond, qui donnait vers l'extérieur, sur les écuries...

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:52    Sujet du message: Un nouvel esclave

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