S’enregistrerS’enregistrer   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Intrus débusqué...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vérone Index du Forum -> Ville -> Auberge
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Ven 25 Juil 2008 - 15:36    Sujet du message: Intrus débusqué... Répondre en citant

>> cherchez l’intrus.

Une banale chambre d’une banale auberge. Une auberge un peu plus au dessus de la moyenne, cependant. Un peu plus meublé que le seul traditionnel lit. Pour preuve : l’inconnu était assis sur un siège des plus confortables placé dos au mur en direction de la tête du sommier. Il tenait en ses mains un missel qu’il lisait tranquillement en attendant le réveil de l’esclave allongé sur le lit. Le manteau avait été posé accroché à une patère. Seuls ses cheveux cachaient encore un peu son regard de mercure. L’évêque ne faisait pas attention au garçon qu’il avait découvert un peu auparavant.

En effet, sur une autre chaise, l’autre esclave, un gorille presque, tant il était plein de muscles. De plus, fantaisie rare à cette époque à Vérone, il était noir. Cela avait été la fin de la mode au moment où Giovanni était arrivé ici. Il attendait le réveil attentif au moindre mouvement de l’enfant. A 17 ans, l’on ne pouvait se proclamer ‘homme’. Lorsque le gamin bougea significativement, le gorille interpella le maître d’un ‘monseigneur’ qui était évidemment compris par tous les esclaves qui ignoraient son identité en tant que ‘mon seigneur.’ Pour eux, l’homonyme devenait synonyme. L’homme en question leva les yeux, marqua la page d’un fin ruban de soie dorée et referma le livre, le remettant à celui qui l’avait interpellé.

Monsignor Lorenzo ne daigna pas se lever de son siège. Il croisa les jambes et posa ses mains l’une contre l’autre en forme de clocher, les coudes sur les accoudoirs. Lorsqu’il estima que l’autre avait suffisamment décuvé pour l’entendre, il se mit à parler :

« Bienvenue dans ta nouvelle vie. Que par la présente, soit déclaré que l’ancienne est morte. Ton passé, ta vie, ta famille, tes amis, tes espoirs, tes rêves, tout ce que tu aimais, ce que tu voulais, ce que tu désirais. Tout cela et tout le reste, oublie les. Enterre ces pensées et ces souvenirs de toi-même de la même façon que j’ai enterré ton existence passée. Tu es ce pour quoi tu as été fait : un esclave. Et tu devras t’y conformer. Obéis sagement aux ordres qui te sont donnés et tu auras une existence paisible. Ose te dérober et à chaque seconde, tu regretteras de ne pas pouvoir te suicider. »

L’évêque attendit un instant que l’être en face de lui enregistre bien tout ce qui lui avait été dit. Au final, il n’y avait pas grand-chose à retenir mais l’évêque savait être clément : le garçon pouvait être sujet à la gueule de bois. Il savait combien les maux de têtes rendent tout plus difficile à comprendre. S’il ne l’était pas, alors cela aménagerait un effet théâtral supplémentaire.

« Alors ? Ta nouvelle vie commencera t’elle sous l’augure de la sagesse ? Ou de la folie ...»

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Publicité



MessagePosté le: Ven 25 Juil 2008 - 15:36    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Ran Heiden

Esclave

Hors ligne

Esclave
Inscrit le: 15 Juil 2008
Messages: 11
Lieu de résidence: Delhi (Inde)
Métier: Esclave
Age: 17
Sexe: Masculin
Esclave de: Personne encore
Préférences: Bisexuel


MessagePosté le: Ven 25 Juil 2008 - 20:05    Sujet du message: Intrus débusqué... Répondre en citant

Ran fut souleva brutalement du sol par la main d'acier de l'inconnu dans la rue, et, par manque d'air, perdit connaissance. Le jeune Hindou se sentit porté sur l'épaule de quelqu'un, puis presque jeté sur un lit. Il n'avait rien comprit à la situation. Quand il songea à ouvrir les yeux, tout était flou autour de lui. Alors il ferma les yeux un instant et les réouvrit.
Il entendit un autre homme, de couleur noire, appeler l'inconnu "Monseigneur". Alors était-ce quelqu'un d'important ? Ran leva alors la tête puis les yeux vers l'homme qui l'avait brutalisé. Il avait enlevé son habit étrange, mais on ne voyait toujours pas son regard. Sa peau était extrêmement blanche.
Son rythme cardiaque s'accéléra quand il se mit à lui parler, et surtout à lui dire d'oublier tout ce qu'il avait connu. Mais comment ? C'était impossible. Ran gardait l'espoir de retrouver les siens mais cet inconnu voulait lui briser le moral. Ses yeux se gorgèrent de larmes une nouvelle fois, mais Ran ferma les yeux puis lé réouvrit, en fixant son propriétaire. Il ne fallait pas montrer des signes de faiblesse. Il travaillerait pour cet homme, et un jour, il se vengera.


* J'aurais mieux fait de travailler sur un chantier..* pensa Ran, un leger dégout en tête.

En soupirant, Ran prit alors la parole.


- Très bien, mais évitez d'essayer de me tuer la prochaine fois. Ce serait dommage de perdre quelqu'un qui a du talent.

Lança Ran, un brin de suspens et d'insolence dans la phrase. Oui, Ran était un artiste, il savait parfaitement dessiner et son instrument de musique favoris était la Harpe. Bizarre pour un esclave. Ran comptait bien montrer à cet individus, aussi étrange qu'il soit, qu'il n'était pas un jeune homme ayant pour seul avenir d'être esclave.
Le jeune homme plissa les yeux, puis posa la main sur sa tête.

- Est-ce que je pourrais avoir quelque chose à boire ? Je pense que je ne vais pas tarder à m'évanouir.

Lança Ran à mi voix, en regardant les deux Hommes.

_________________
Revenir en haut

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Monseigneur Lorenzo

Évêque

Hors ligne

Évêque
Inscrit le: 10 Mai 2008
Messages: 328
Métier: Ministre de Dieu
Age: 36 ans.
Sexe: Masculin
Esclave de: Dieu


MessagePosté le: Mar 29 Juil 2008 - 18:09    Sujet du message: Intrus débusqué... Répondre en citant

Des larmes ? La surprise. Il fermait les yeux ? Il se remettait de ce moment de faiblesse. Un soupir ? De la résignation. Le gamin était simple à lire. Les commissures de l'évêque se soulevèrent légèrement. Il avait envie de sourire mais s'en gardait bien. Ou du moins à peu près. De la résignation et un soupir. L'esclave avait été trop calme pour qu'il dise autre chose que ce qu'il allait dire. Giovanni savait que le basané avait choisi la voix de la sagesse. Il n'en fut d'ailleurs pas détrompé. Ce 'très bien' résonna à ses oreilles avec un air de triomphe. Un triomphe imbécile d'ailleurs, remarqua t-il. l'autre n'avai pas franchement résisté. A moins qu'il ne cache son jeu. En tous cas, le reste de ses paroles semblaient bien trop insolentes à l'homme d'église pour ne pas réagir. En plus, cela permettrait peut-être de bien mettre les choses au point.

Le regard de l'évêque croisa celui du gorille et se reporta sur le gamin. A cet ordre silencieux, le gorille se leva et prit de l'élan avant d'asséner une baffe monumentale à l'alité. A tel point que Govanni espéra intérieurement qu'il ne lui eut pas décroché la machoire. Mais il se garda bien de le montrer. L'autre n'avait pas eu le temps de résister au choc, peut-être l'avait-il vu venir mais il n'avait pu rien faire. Monsignor Lorenzo se leva doucement et alla s'assoir auprès de la tête du garçon sans un bruit. Il passa doucement ses mains sur les mèches blondes et les lui passa derrière une oreille pour lui dégager les yeux. Avant de laisser glisser son pouce sur ses cheveux. L'évêque parla d'une voix douce, rassurante et apaisante.

"Allons, allons, mon enfant... Soit réaliste ! Que tu ais des talents ou non, je m'en fiche complètement... Je t'ai trouvé par hasard comme on voit un paysan en train de se préparer à noyer la portée de sa chatte dans la rivière. J'ai parlé avec ce paysan et récupéré un petit animal. Juste pour l'épargner. Parce que cela m'insupportait de devoir entendre des cris d'agonie et des râles d'outre-tombe alors que je me promenais. Je n'avais pas besoin de toi et je n'ai toujours pas besoin de toi. Ta vie ne tient toujours qu'à un fil. J'avais laissé l'animal marcher en liberté, il m'a suivi. Si je me rend compte que s'il me mord ou me désobéit même s'il a des talents remarquables, je le renvoie à la rivière."

Mais l'autre l'interrompit aussi bien dans ses paroles que dans ses caresses et demanda grâce pour un verre d'eau. Giovanni décida de prendre ce geste comme un moyen de se réveiller et de pouvoir continuer à l'écouter. Sans détacher son regard des yeux de l'enfant, il tendit le bras vers l'arrière tout en claquant des doigts. Il sut que le noir se levait et il entendit le glougloutement de l'eau dans un gobelet. Le verre apparut auprès du basané. Giovanni eut une moue, il aurait préféré le lui donner lui-même mais il n'avait pas donné d'ordres à cette intention. Il laissa donc l'esclave boire et le prévint durant ce laps de temps :

"Je te déconseille de t'évanouir maintenant ou le réveil sera brutal. Je te donne des explications, donc tu m'écoutes. Quand nous en serons au stade de la conversation, tu pourras parler. Tu me suis bien ? Bien. Où en étais-je ? Ah oui ! Tes talents. Donc, je disais que je n'avais jamais eu besoin de toi et qu'un mot de travers t'amènera un peu plus au bord du précipice. Mais si tu me sers bien et si tu agis bien, tu t'en éloigneras un peu plus."

 A ces mots, l'évêque se redressa, regardant droit devant lui et un sourire numéro vingt trois apparu sur ses lèvres. Le sourire du jeu qu'entraînera une bonne idée. Il baissa les yeux, reprit son geste de passer le pouce sur ses cheveux et continua :

"D'ailleurs, cela va être amusant. On va se le faire aux points. Je t'accorde cent points. Que les points tombent à zéro, tu tomberas aussi. Compris ?"

A ces mots, le maître s'arrêta et dressa l'oreille. Les cloches de la basilique sonnaient. Il écouta quelques instants et ut rassuré. Il lui restait encore du temps. Il se retourna vers le noir et lui fit signe du doigt de venir avant de lui poser une main ferme sur le bras dans une claque sonore et d'annoncer :

"Voilà ! Lui, il sera là pour te surveiller. Tu lui fauches compagnie, tes points tombent à zéro et je te ferais rechercher, retrouver et faucher également. En attendant, je n'ai aucune envie de te voir vivre chez moi, ni qu'on sache que j'ai un esclave, ni que tu saches qui je suis. Lui le sait, toi tu ne le sauras pas. Tu as trop insisté. Et à part les moments où je lui enverrai des ordres pour te voir, tu pourras faire ce que tu veux.  Et lui avec toi. Votre chambre est ici. As-tu tout bien compris ? Des questions ? Des remarques quelconques ? Je t'autorise à parler, à me dire ce que tu veux, profite-en, mon grand."

L'évêque se leva alors et se dirigea vers la commode dont était ornée la chambre. Sur elle, une carafe y avait été déposée ainsi qu'un verre ouvragé. Giovanni s'en empara et se servit du vin grenat qui y reposait avant de se retourner et de s'adosser au meuble en sirotant son breuvage avec grâce, distinction et joie. Il avait beaucoup parlé et avait soif.

_________________
Tuez les tous, Dieu choisira les siens.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Sujet précédent :: Sujet suivant  
Contenu Sponsorisé



MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:39    Sujet du message: Intrus débusqué...

Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vérone Index du Forum -> Ville -> Auberge Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com