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Évêque
Joined: 10 May 2008
Posts: 220
Métier: Ministre de Dieu Age: 36 ans. Sexe:  Esclave de: Dieu
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Posted: Thu 15 May - 18:45 Post subject: Petite visite... |
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Le palais lançait son ombre sur le carosse. Son occupant poussa un soupir peu enjoué. Il avait toujours été élevé avec cette haine des Montaigu et il venait les voir. Voir une d'entre eux. Surement l'une des rares Montaigu qu'il appréciait. Il ne considérait pas vraiment le Prince comme un Montaigu lui-même. Le cheval s'arrêta, le carosse aussi. La porte s'ouvrit et l'un de ses serviteurs apparu brièvement : il s'écarta en même temps que la porte.
L'évèque descendit de sa voiture et regarda un instant autour de lui. Un esclave, a priori, s'approcha. Il lui demanda ce qu'il désirait.
"Je viens voir Rosa Montaigu, mon brave.
Bien Monsieur, je vais aller la chercher. Permettez moi de vous faire entrer.
Avec plaisir."
Lorenzo ignorait qui était Plaisir mais suivit l'esclave jusque dans l'entrée, celui ci le mena ensuite dans un petit salon (qui devait faire à peine quelques dizaine de mètre carrés) et s'en alla promptement. Giovanni regarda un instant autour de lui puis avisa un large fauteuil. Il alla s'assoir dedans tout en se demandant pourquoi il avait la sensation qu'il ne la verrait pas aujourd'hui. |
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Première Héritière
Joined: 15 May 2008
Posts: 149
Lieu de résidence: Palais des Montaigu Métier: première héritière des Montaigu Age: 20 Sexe:  Maître de: Maru Esclave de: mes caprices et rien d'autre ! Préférences: bisexuelle
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Posted: Tue 20 May - 18:15 Post subject: Petite visite... |
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Alors qu'elle était occupée à examiner les registres des transactions commerciales de la famille, un domestique se présenta devant la Première Héritière, d'un air hésitant. La demoiselle n'aimait être dérangée pendant ces moments-là, et ils le savaient tous, mais avec cet invité de marque dans le salon il s'était dit qu'il ferait mieux de prendre le risque.
Lorsqu'elle entendit ses pas, la noble dame leva les yeux des manuscrits et regarda l'esclave d'un air ennuyé. Celui-ci s'empressa de regarder la moquette, comme si elle était devenue soudain l'élément le plus intéressant qu'il eut jamais connu. Vraiment, de jolis motifs, et quelle couleur ! Enfin bon... Maintenant qu'il l'avait dérangée il valait mieux pour lui d'exposer ses raisons en espérant qu'elles seraient suffisante.
" J'attends. " s'impatienta-t-elle.
L'esclave se fendit d'une révérence servile qui fit presque toucher la moquette à son nez. Puis il se lança.
" Monseigneur Lorenzo est ici Madame. Il venait voir votre tante Rosa mais je n'ai pu la trouver. Il est en train de patienter dans le petit salon. "
Allons bon ! Que venait faire l'évêque sous son toit ? Il était connu qu'il ne portait pas les Montaigus dans son coeur. Cette nouvelle la détourna définitivement de son travail. D'un geste de la main, elle signifia à l'esclave qu'il pouvait se retirer. Ce qu'il s'empressa de faire, content de s'en tirer à si bon compte.
Alessia se leva de son bureau et se dirigea vers le petit salon. Ce n'était tout de même pas n'importe qui, il fallait veiller à ne pas insulter cet homme. Elle allait donc lui annoncer lui même que sa tante était sortie, peut-être même échanger avec lui les politesses habituelles pour ne pas laisser croire que l'on soit rustre dans cette maison. Le bruit léger des escarpins de la jeune dame accompagnaient son passage dans les longs couloirs, de la main gauche, elle tenait les pans de sa robe rouge rubis légèrement relevés. Sa chevelure était ramenée en un chignon faussement négligé, donc s'échappaient quelques mèches cuivrées.
La Première Héritière trouva l'évêque dans le petit salon, comme l'avait dit l'esclave, mais fut très mécontente que l'on ne lui eut rien servi pour accompagner son attente. L'esclave qui pensait s'en tirer comme cela serait finalement punie. Mais elle s'occuperait de lui plus tard. Elle posa son regard émeraude sur l'homme assis dans le fauteuil en face d'elle et s'avança vers lui, un sourire avenant pour la circonstance. En guise de salutation, elle inclina gracieusement la tête puis tendit sa main blanche gantée de rouge, dans l'attente du baise-main habituel. Certes, elle serait respectueuse de ce personnage important, mais elle entendait se faire respecter elle aussi dans son propre château.
" Je suis navrée que vous vous soyez déplacé en vain, mais ma tante Rosa est sortie. Je lui dirai que vous êtes venu Monseigneur. En attendant, je ne puis que m'excuser pour l'incompétence de mes gens. Désirez-vous une collation ? "
[ désolée pour le temps de réponse, je n'avais pas remarqué le sujet >< ]
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Évêque
Joined: 10 May 2008
Posts: 220
Métier: Ministre de Dieu Age: 36 ans. Sexe:  Esclave de: Dieu
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Posted: Sat 24 May - 23:19 Post subject: Petite visite... |
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[ne parle pas du temps de réponse. XD, au fait, tu sais que le baisemain n'a été inventé qu'au XIXème ? XD ON va prendre les codes du XIXème alors... ]
Lorenzo était tranquillement installé dans un fauteuil. Il avait attendu, avait passé son attente en détaillant tranquillement le décor. Au moins Rosa vivait dans une demeure digne d'elle. Mais aussi grand était-il le palais l'était bien plus. Il fallu plus de temps au serviteur pour trouver Rosa qu'il ne lui en fallu pour faire le tour de la pièce du regard. Il baissa donc les yeux, fixant un point imaginaire devant lui et posa son menton sur ses mains jointes. Ses pensées voguèrent entre prières, souvenirs d'enfance, anciennes visites et devoirs qui l'attendait.
Il fut interrompu dans ses pensées par un claquement sec de plus en plus sonore. Il releva la tête plein d'espoir. Son pressentiment avait peut-être été faux, peut-être pourrait-il discuter avec sa soeur le jour même. Il se leva prestement et avait fini de se mettre debout lorsque la porte s'ouvrit. Une ombre de désapointement profond passa sur son visage lorsqu'il ne reconnu pas son visage. Il ne put s'empêcher de soupirer.
L'annonce qu'elle lui fit ne fit que confirmer ses doutes.
"Ma foi, je n'en suis pas surpris. Mais cela est également ma faute, je suis venu à l'improviste. Merci beaucoup, mademoiselle, de bien avoir voulu venir me l'annoncer en personne."
Il s'inclina respectuesement mais la main qu'elle lui tendit le laissa profondément perplexe. Voulait-elle qu'elle lui fasse un baisement ? Le geste l'indiquait mais si Giovanni avait passé une bonne partie de sa vie entre hommes loin de la gent féminine, il avait pourtant reçu une éducation de noble et savait ce qu'il fallait faire. Mais là, il ne savait pas trop que faire : elle n'était d'une part ni mariée, ni dégantée et d'autre part, il était homme d'église donc normalement pas considéré comme un homme à part entière, il le savait et c'était souvent plus pratique. Les dames se méfiaient moins. Mais il n'avait pas d'hommage à lui rendre. Bref, rien ne l'obligeait à faire ce geste et pourtant il savait qu'il commettrait un impair s'il ne le faisait pas. Il n'avait pas envie de se mettre à dos la première héritière pas plus que de s'abaisser devant elle. Il préféra jouer le quiproquo. Il détourna son regard d'elle, haussa les yeux d'un air perplexe puis fit semblant de découvrir le guéridon qui se trouvait à sa droite. Il s'exclama :
"Oh ! Bien sur ! Excusez-moi. Tenez, mademoiselle."
Il s'empara d'un objet sur le guéridon et lui présenta donc près de la main, par dessous pour qu'elle 'nait plus qu'à plier les doigts pour prendre une boîte richement décorée qui s'y trouvait posé.
"je vous remercie cependant d'avoir bien voulu vour prévenir de l'abscence de ma soeur en venant rechercher ce coffret." |
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Première Héritière
Joined: 15 May 2008
Posts: 149
Lieu de résidence: Palais des Montaigu Métier: première héritière des Montaigu Age: 20 Sexe:  Maître de: Maru Esclave de: mes caprices et rien d'autre ! Préférences: bisexuelle
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Posted: Sun 1 Jun - 19:20 Post subject: Petite visite... |
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Peut-être avait-elle été un peu cavalière sur le coup. Mais la réaction de l'évêque était néanmoins des plus intéressante à observer. Alessia ne doutait pas qu'il ait compris ce qu'elle attendait en lui tendant sa main. Cet homme était loin d'être un sot, et il aurait fallu qu'il le soit pour se méprendre à ce point sur le geste de son hôte. Il n'avait cependant pas voulu ouvrir le conflit en lui refusant carrément le baise-main et avait préféré feindre le malentendu. Le regard que lui jeta l'héritière ne lui laissa aucun doute sur le fait qu'elle ait percé sa manoeuvre à jour. Mais puisque lui-même évitait le conflit, elle jugeait plus judicieux de l'imiter en ce point, pour l'instant du moins. La noble demoiselle accepta donc la boîte que lui tendait l'évêque.
Mais bon, il fallait bien en faire quelque chose à présent. Pour donner le change, elle appela un domestique et lui ordonna d'envoyer cette objet à un certain négociant de Venise avec qui elle était en affaire, et plus parfois, en gage d'amitié de sa part. Elle fit aussi amener une collation, bien que Lorenzo n'ait pas répondu à sa question à ce sujet. L'évêque ne fit pourtant pas le moindre geste qui aurait pu suggérer qu'il avait l'intention de partir et comme elle ne le connaissait pas personnellement, elle ne savait trop comment réagir, elle avançait à l'aveuglette. Extérieurement, elle montrait pourtant une assurance sans faille, chose rendue plus aisée grâce à son charisme. Que voulez-vous ? On l'avait entraînée, si je puis dire, à ce genre de situation. Alessia avait connu plus délicat et s'en était toujours bien sortie. Alors qu'est-ce qui changerait aujourd'hui ?
Tout de même, cette tante éloignée lui rapportait bien plus d'ennui qu'autre chose. Et ce qui n'était pas la moindre de ses fautes, c'était de ne pas avoir révélé à la Première Héritière de sa famille qu'elle possédait un tel frère. Si elle devait faire enquêter son personnel sur chaque membre de sa vaste famille, la jeune héritière n'en aurait jamais fini ! Alessia finit par s'asseoir elle aussi sur un fauteuil. Peu-être pourrait-elle tirer profit de cette situation à première vue détestable. Autant engager poliment la conversation pour tâter le terrain...
" Serait-il indiscret de vous demander le motif de votre visite ? Je veillerai personnellement à ce que ma tante en soit mise au courant. "
A ces mots, un domestique frappa timidement, Alessia avait le don de les rendre étrangement nerveux. Lorsqu'elle l'autorisa à entrer, il déposa un plateau d'argent sur une petite table en bois sombre près de sa maîtresse et de l'invité. Il y avait là un excellent vin, deux coupes en cristal ouvragé et un assortiment de petits canapés à l'odeur raffinée. Il serait bientôt midi, d'où le choix de présenter une collation salée. La demoiselle congédia ensuite le jeune garçon d'un simple " Laissez-nous maintenant. " et se retourna vers Lorenzo. Vu le rang de l'homme en face d'elle, elle pouvait se permettre se le servir elle-même sans s'avilir.
" Désirez-vous une coupe de vin Monseigneur ? "
Elle se retint d'ajouter qu'il était bien meilleur que le sang de ce malheureux Jésus qu'on leur servait à la messe. Etant donné l'identité de son interlocuteur, elle se dit que la remarque pourrait être mal perçue.
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Évêque
Joined: 10 May 2008
Posts: 220
Métier: Ministre de Dieu Age: 36 ans. Sexe:  Esclave de: Dieu
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Posted: Tue 3 Jun - 14:48 Post subject: Petite visite... |
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Le fait de faire partie de l’église avait une foule d’avantages comportementaux. Giovanni l’avait découvert après quelques semaines à peine de son entrée au séminaire. Et depuis qu’il était finalement sortit de celui-ci et rentré dans le siècle, il avait bien appris à les utiliser. Il ferma ainsi les yeux, souriant prenant un air humble à mi chemin entre la bénédiction et l’auto satisfaction d’avoir rendu un service, si minime soit-il. Il n’avait en effet, aucune envie d’affronter le regard explicite de son interlocutrice concernant son geste sur le baisemain. Elle le savait et savait qu’il savait et lui, savait qu’elle savait. Giovanni arrêta là ses pensées avant que ces phrases nuancées sur qui savait quoi ne lui prodiguent un mal de crâne auprès duquel la couronne d’épine du Sauveur n’aurait été que séance d’acupuncture. Ce qu’il avait d’ailleurs été mais à usage non thérapeutique.
Lorenzo releva le regard alors que le serviteur entrait dans le « petit » salon. Il se demanda si ce laquais allait réellement l’envoyer. Giovanni espéra pour cet homme sinon, il pouvait supposer sans trop se tromper qu’il passerait un mauvais quart d’heure. Après tout, on était bien chez les Montaigu. L’héritière se tourna vers l’évêque. Celui-ci détailla son hôte. Elle prouvait que même les Montaigu étaient de bon goût. Après tout, c’était logique dans un sens : Rosa était bien désormais un membre de cette famille. Alessia lui demanda alors si elle pouvait transmettre un message pour sa ‘tante’. La porte s’ouvrit à nouveau, laissant passer des domestiques amenant un en-cas léger. En tant que future maîtresse de maison, la jeune fille se proposa pour lui servir un verre. Verre que Giovanni n’avait pas cœur à refuser. Et non pas pour une question de politesse.
« Et bien, ma foi, demoiselle Alessia, j’accepte avec la plus grande joie. J’ai toujours trouvé que les vignobles des Montaigu produisent le meilleur vin de la ville. Il faut aussi avouer que votre vigne souffre avec magnificence… »
Petite pique à caractère œnologique. Le raisin n’était que meilleur si la vigne poussait sur une terre pauvre et aride. Une terre presque impropre à la culture du blé ou de vergers. Un compliment pour un défaut. L’évêque s’assit à nouveau sur le fauteuil et sirota le vin. Il félicita la jeune fille pour celui-ci demandant au passage de quelle année il était.
« Alors Mademoiselle, comment allez vous depuis le bal du prince ? C’était une belle fête, ne trouvez-vous pas ? Et parmi toutes les décorations du palais princier, aucune n’était à la hauteur de votre tenue… »
*Sauf celle de dame Capulet.*
Pensa t-il en avalant une autre gorgée de vin. |
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Première Héritière
Joined: 15 May 2008
Posts: 149
Lieu de résidence: Palais des Montaigu Métier: première héritière des Montaigu Age: 20 Sexe:  Maître de: Maru Esclave de: mes caprices et rien d'autre ! Préférences: bisexuelle
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Posted: Sat 14 Jun - 18:15 Post subject: Petite visite... |
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[ petit post pour passer en mode "incruste du patriarche" XD Ben oui, c'est son château quand même ]
Alessia éloigna lentement la coupe de ses lèvres, avec un rire léger. Elle aurait pu être piquée au vif mais elle savait que sous le compliment hasardeux, l'intention de l'évêque avait été d'être agréable et flatteur. Pourtant, la noble demoiselle ne put s'empêcher de lui lancer une pique. La chose était osée, vu le personnage. Mais bon, c'était l'un de ces petits plaisirs dont elle avait du mal à se priver. Peut-être l'un de ses petits travers, le plaisir. Hum ! Enfin bref...
" Me confondriez-vous avec un porte-manteau pour me comparer à la décoration de la demeure de mon oncle ? "
Le ton n'était pas offensé, ni offensant. Puis le doux minois de l'héritière faisait pardonner son audace la plupart du temps.
" Je vois que vous appréciez les bonnes choses. Un vin comme celui-ci offre vraiment un bouquet de saveur exceptionnel. Il doit avoir une douzaine d'année je dirais. Mais je ne m'occupe pas personnellement de notre cave, le Maître Sommelier fait cela très bien. "
Alessia était plutôt versée dans le le commerce relatif aux denrées précieuses venues de l'étranger. Elle passait son temps à faire affréter des navires, attribuer des financements pour des missions d'exploration et tout le tremblement. C'était le domaine dont on avait communément admis dans la famille qu'elle y excellait. C'était l'une des raisons pour lesquelles elle était devenue assez influente, car la Première Héritière avait dans ses contacts bon nombre d'armateurs (plus ou moins vertueux) et de riches négociants. En plus des nobliaux à ses basques. Mais passons.
C'était un invité de marque qui se trouvait chez les Montaigu, par erreur certes, mais dont il fallait s'attirer au mieux les faveurs. C'est pour cela qu'elle avait glissé un mot au domestique qui était reparti avec la boîte afin qu'il aille quérir son père, Carlos Montaigu, chef de la famille, et homme le plus puissant de Verone.
" J'ai fait prévenir mon père. Il ne devrait pas tarder à venir vous saluer comme il se doit. Certaines étiquettes doivent être respectées, surtout à un certain rang. Ne pensez-vous pas ? "
Cela en devenait étouffant parfois. Mais à chacun son fardeau comme on dit, et Alessia était fort satisfaite du sien. Il y avait assurément pire et il faut dire que le pouvoir, outre son lot de contraintes, offrait bien des compensations... Dont la réalisation de tous ses caprices n'était pas la moindre.
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Père de la Famille
Joined: 29 May 2008
Posts: 19
Métier: Chef des Montaigu Age: 37 ans Sexe:  Esclave de: Personne Préférences: Bisexuelle
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Posted: Sat 14 Jun - 22:47 Post subject: Petite visite... |
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C'était une petite journée comme les autres qui s'annonçait aujourd'hui, le soleil brillait de milles feux et par joie Carlos était pratiquement rétablis de sa maladie qui avait été jusqu'à paralyser tous les membres de celui-ci. Le Montaigu était en pleine forme par cette journée, il avait tout de même besoin de repos, n'ayant pas récuperé la totalité de ses mouvements. Il allait encore passer la journée dans son lit tout en écrivant et signant des lettres importantes de parfois d'autres pays, mais surtout beaucoup venant de la ville de Rome. A l'aide de sa plume dorée, Carlos commençait à se mettre au travail, il n'avait pas le temps de se reposer, surtout à cette époque de l'année. Pendant qu'il rédigeait certains écrits, une personne toqua à la porte de sa chambre, Carlos dit alors d'une voie un peu énervé qu'on vienne le déranger :
Oui, entrez ! Que voulez-vous ?
Le domestique qui avait ouvrit la porte s'approcha du lit de monsieur et le salua pour ensuite lui donner une sorte de boîte, il se baissa par signe de respect et repartit en direction de la porte pour se rediriger à ses habitudes personnelles. Carlos commença à ouvrir la boîte où se trouvait un petite lettre écrite par sa fille qui lui disait qu'une personne très importante fit irruption à l'intérieur de la demeure des Montaigus, c'était Giovanni Lorenzo. Carlos se dit alors d'un air un peu précipité et inquiet :
**Que fait-il ici, lui qui ne vient que très rarement dans l'année, un problème ? Ou peut-être une simple visite ?**
Malgré tout ce qui lui passait dans la tête, le chef des Montaigu garda une tête serraine, comme il était à son habitude. Il sortit alors rapidement de son lit, enfila un léger costume, de quoi accueuillir l'invité, qui devait surement discuter avec sa fille. L'homme prit sa canne et commença à descendre lentement les quelques marches qui séparait les rez de chaussé du premier étage. Il se dirigea hatement vers le salon, en apercevant sa fille discutant avec Monseigneur Lorenzo autour d'un verre. Arrivé à leur hauteur il se baissa pour saluer l'inviter et commença à s'asseoir sur son fauteuil attitré, où seul lui avait le droit de s'asseoir.
Que me vaut cet honneur Monseigneur, cela me fait un plaisir de vous voir...
Carlos savait qu'il y avait certains froids entre la majorité des membres des Montaigu en particulier Carlos et Monseigneur Lorenzo.
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Évêque
Joined: 10 May 2008
Posts: 220
Métier: Ministre de Dieu Age: 36 ans. Sexe:  Esclave de: Dieu
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Posted: Mon 16 Jun - 20:53 Post subject: Petite visite... |
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L'évêque manqua de s'étrangler. D'ailleurs, il essaya de tousser à peu près discrètement. Il n'avait pas prévu qu'elle lui réponde ainsi. D'ailleurs elle devait avoir mal comprit : il ne lui avait qu'un compliment. Lors qu'il leva les yeux sur elle et vit son regard mutin, il se mit à sourire. Sourire numéro 78. Utilisé rarement et uniquement dans ce genre d'occasions : c'était le sourire 'bravo, jeune espiègle, c'était amusant, je me suis fait avoir et je ne t'en veux pas', bref, sourire de conivence. La conversation reprit sur le vin. L'évêque en avala une gorgée suplémentaire le laissant un peu plus en bouche, les yeux allant se fixer sur le plafond. Puis il avala et répondit :
"Mmmh, en effet, ce vin est admirable. Pour le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a de la cuisse. Normal, pour un vin de Montaigu, d'ailleurs."
Giovanni changea de sourire qui se transforma taquin. En tant qu'évêque, sa profession ne lui permettait pas de dévergonder les jeunes filles surtout lorsqu'elles avaient cette position sociale. Mais, pensa-t-il en avalant une autre gorgée de grenat, Vérone était ce qu'elle était et les jeunes filles étaient passées maîtres dans l'art du libertinage, après tout, n'étions-nous pas en pleine renaissance ? Il n'y avait donc rien à craindre par rapport à cela. Mais il fallait avouer que malgré sa naissance et donc le fait qu'elle fut une Montaigu, la première héritière avait un charme certain. Un peu trop certain preque. Les nonnes des couvents des environs ne l'égalaient pas toutes. Il posa le verre sur le guéridon et commença :
"Et bien, mademoiselle, puisque ma soeur ne se trouve pas ici, veuillez m'excuser mais je m'en voudrais d'abuser de votre temps"
Oui, il aurait préféré abuser d'elle plutôt que de son temps. C'était sans commune mesure. Mais alors qu'il commençait à poser les mains sur les accoudoirs pour se lever, elle lui annonça qu'elle avait fait mander son père. Giovanni se réinstalla donc dans son fauteuil et répliqua :
"Et bien soit, je ne voudrais faillir à l'étiquette."
Il préféra ne pas répondre à sa question. On pouvait d'ailleurs la considérer comme purement rhétorique. Et il n'approuvait pas toujours cet état de pensée. Au contraire, c'était entre gens du même monde qu'on pouvait espérer se relaxer un petit peu. On se comprenait et il était évident que les deux parties en présence s'estimait comme il se devait. On aurait pu laisser les mondanités à la porte. Porte qui s'ouvrit par ailleurs sur cette pensée. Giovanni tourna la tête et se leva. Puisqu'on voulait faire jouer les étiquettes, il ferait jouer les étiquettes. Il tendit donc sa main baguée du sceau d'évêque au propriétaire du château. Nul inconvenance là dedans, la loi de Dieu était plus puissante que la loi des hommes. Les convives se rassirent tous et le vin vint à nouveau remplir les verres. Ce fut le maître de maison qui recommenca la conversation. L'homme d'Eglise baissa humblement les yeux de manière à réfléchir.
"Hélas, Monsieur Montaigu, comme je l'expliquais à votre charmante enfant, l'honneur n'était malheureusement pas pour vous. Je venais voir Rosa. Je ne pensais pas vous voir en personne. Les rumeurs les plus graves et les plus farfelues circulent dans tout Vérone depuis votre apparition au bal de monsieur votre frère. Cette petite fête vous aurait épuisé. Je suis heureux de constater qu'à la différence des bruits, je ne suis pas bientôt prêt de vous porter le dernier sacrement."
Sourire. L'évêque n'eut pas envie de savoir de quel type, il était et préféra siroter une nouvelle gorgée de vin. |
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Première Héritière
Joined: 15 May 2008
Posts: 149
Lieu de résidence: Palais des Montaigu Métier: première héritière des Montaigu Age: 20 Sexe:  Maître de: Maru Esclave de: mes caprices et rien d'autre ! Préférences: bisexuelle
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Posted: Thu 3 Jul - 12:37 Post subject: Petite visite... |
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A l'allusion plus ou moins douteuse de l'évêque sur la cuisse des Montaigus, Alessia se sentit vaguement visée. Ainsi Monseigneur était d'humeur taquine ? une idée séduisante commença à germer dans l'esprit inventif de la noble demoiselle. Cet homme n'était pas insensible à ses charmes, elle le savait bien et à vrai dire, elle n'avait pas encore rencontré homme qui le fut. De plus, il était puissant, doté d'un charme charismatique et d'un esprit des plus affutés. Il serait vraiment une proie et un prédateur de choix, le partenaire idéal pour un petit jeu entre grandes personnes.
Un jeu qu'elle allait lancer sur le champ alors qu'elle ne l'envisageait même pas un instant auparavant. Elle planta donc son regard dans le sien avec une expression vraiment mal assortie au ton détaché de sa réponse.
" Comme vous dites ! Et il aurait été fort dommage de ne pas y goûter Monseigneur. "
Les dés en étaient jetés lorsque la demoiselle se rappela que son père ne devrait plus tarder à les rejoindre, maintenant qu'elle l'avait fait mander, et même si elle avait toujours pris soin de conserver certaines libertés, flirter ouvertement devant lui avec l'homme d'église le plus puissant de la ville serait peut-être de trop. Mais la première héritière des Montaigu ne s'en formalisa pas: l'impératif de discrétion mettrait un peu plus de piment, bien que la chose n'en manqua déjà point. Alors, avec un air de fausse pudeur habilement maîtrisé, depuis le temps qu'elle l'avait dans son répertoire, elle baissa les yeux sur sa coupe et dégusta une nouvelle gorgée de ce vin d'où était parti la pique de l'évêque.
C'est à ce moment là que Carlos Montaigu pénétra dans le salon et Alessia jugea offensantes les paroles que l'évêque lui adressa à propos du motif de sa visite. Elle se félicita qu'elles ne lui aient pas été adressées à elles car elle aurait très sûrement répliqué d'une manière peu diplomatique. Elle attendit cependant la réponse de son père sans sourciller. |
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